L'Inde ou les Indes ?
Si vous êtes allés ne serait-ce qu'une fois en Inde, vous ne pourrez pas l'oublier.
Si vous avez admiré ces femmes au regard si pur et si intense, au port de reine dans leurs saris multicolores, quelle que soit leur condition sociale, vous ne pourrez pas les oublier.
Et si vous avez pénétré dans ces villages si éloigné des nôtres, dans ces maisons d'une pauvreté tellement extrême que vous ne pourrez y croire, vous vous êtes certainement demandé: que puis-je faire moi tout seul devant une telle misère? Donner un peu de mon superflu? Mais à qui? Pourquoi à celle-ci plutôt qu'à une autre? Et vous aurez baissé les bras avec un peu de mauvaise conscience. Puis, rentrés chez vous, leur souvenir vous reviendra souvent à l'esprit et aussi la même question.
Ce fut notre cas. Alors, nous sommes repartis, dans l'une des régions les plus défavorisées de ce pays aux multiples facettes et nous avons enquêté sur les conditions de vie de la population et sur les moyens d'agir à notre petite échelle. Nous sommes arrivés dans la province du Karnataka, au nord de Bangalore et les constats que nous avons faits ont été accablants. Des habitations misérables, sans électricité, sans eau courante, une seule pièce en terre battue pour toute la famille, deux pierres au centre qui constituent "la cuisine", pas de toilettes, des conditions d'hygiène que nous n'oserions pas imaginer... On a du mal à y croire. Naturellement les enfants sont rarement scolarisés, en particulier les filles, mariées à peine sortie de l'enfance, et consacrées à la famille, elles passent leur journée à préparer les repas, essentiellement à base de riz et de ce genre de galettes appelées chappattis. On ne souffre pas de famine dans cette région, c'est déjà un problème en moins, mais nous apprenons que le salaire mensuel d'un homme se situe entre 30 et 50 euros.
Les travailleurs sociaux qui oeuvrent sur le terrain sont des personnes compétentes, qui ont fait des études sociales (l'équivalent d'une licence) et qui, étant issus de ces mêmes villages et de cette même population, sont à même de comprendre les problèmes inhérents et de chercher les solutions les plus adéquates pour aider leurs concitoyens. Tâche quasiment utopique quand on manque de moyens. Alors, avec beaucoup d'optimisme et la conviction que nos amis nous aideraient, nous avons créé une association humanitaire pour soutenir un projet de développement local.
Il faut savoir que la société là-bas fonctionne sur trois bases: enfant - famille - communauté. C'est à dire que l'argent récolté par le parrainage est intégralement et équitablement versé à chaque famille sans favoriser un enfant plutôt qu'un autre (ce qui ne serait pas un service à lui rendre) et cela se répercute sur toute la communauté. Mais le rôle des travailleurs sociaux va beaucoup plus loin que la répartition de sommes d'argent. Leur souci est de faire comprendre aux parents que la seule chance de leurs enfants est d'être scolarisés, d'apprendre un métier, ce dont ils ne sont guère conscients. Il s'agit donc d'éduquer et de responsabiliser les parents.
N'oublions pas non plus que la religion fait partie intégrante de la société indienne, ce dont il faut tenir compte aussi. En vertu de toutes ces considérations, il est donc capital que ce soient des formateurs locaux, avec qui nous maintenons un rapport permanent, qui s'occupent des réalités concrètes.
L'association Vimukti Pothnal a engagé 10 éducateurs professionnels qui ont en charge 14 villages. Une goutte dans l'océan? Peut-être mais une considérable opportunité pour cette région.
Si l'Inde a une résonance en vous, si vous souhaitez en savoir plus, si le privilège de parrainer un enfant vous tente, n'hésitez pas à nous contacter. Notre association "ensemble, agissons" est un groupe d'amis motivés qui ne souhaite qu'en accueillir d'autres.