dimanche 11 novembre 2018

L'information et l'accompagnement des adolescents

COORDINATION « PARRAINAGES SANTÉ »- N° 3
Des programmes de sensibilisation à la santé destinés aux jeunes sont initiés dans les écoles et au sein des Parlements d’enfants. Un programme d’information à la santé été mis en oeuvre pour les élèves des écoles de Pothnal et de Karabdinni. Les enfants ont été sensibiliséà l’importance des bonnes pratiques quotidiennes en terme d’hygiène et de santé.
Destrousses de premiers secours sont distribuées dans les écoles et les Parlements d’enfants. Les premiers secours permettent un traitement rapide des malaises et des blessures ainsi que la réduction du nombre de décèsaccidentelsDonner aux élèves les compétences qui permettront potentiellement de sauver des vies est un enjeu important dans la construction d’une personne responsable et renforce la communauté au sein d'une école. 
Dans cette perspectiveNagaratna, l’infirmière de Vimukti, a conduit des séances d'initiation aux gestes de premier secours. Lors de leur réunion mensuelle, les enfants des Parlements et des Children’s clubs ont échangé et partagé leurs expériencerelatives à cette formation.


Groupes  dadolescentes : informer et coopérer
Aujourd’hui encore, les femmes sont très marginaliséesL'attitude de la société à leur égard est restée inchangée. En dehors de la famille, les jeunes filles ne sont pas respectées et souvent réduiteà de simples objets sexuels. Les agressions, les viols, les infanticidefémininsont encore nombreux et témoignent des violences faites aux femmes.

Face à cette situation,Vimukti a créé une dizaine de groupes d'adolescentes. Chacun de ces groupes est rattaché au Projet et compte environ 25 à 30 jeunes filles qui ont entre 12 et 18 ans. Les animatrices jouent un rôle important dans le renforcement de ces groupes qui se réunissent chaque semaine pour parler de la violence domestique, des mariages d'enfants, des abus sexuels, des trafics d'êtres humains, de la discrimination sexuelle, mais aussi pour encourager ces jeunes filles à adopter de nouvelles pratiques en matière de santé, de suivi médical, pour prévenir l'anémie et recevoir des conseils sur les sujets les plus divers concernant l'éducation, la reproduction, les cycles menstruels, les moyens contraceptifs, la sexualité, le droit des femmes, les leadership, etc…, car ici l'ignorance et les tabous ont la vie dure et font encore bien des ravages.

Les « personnes ressources » leur apportent des outils pour qu'elles puissent acquérir des compétences individuelles et collectives en matière de communication, de confiance en soi, de prise de décision, de recherche d'emploi... et qu'elles puissent jouer un rôle actif au sein de leur communauté et prendre en main leur destin.


jeudi 8 novembre 2018

Journée avec les enfants parrainés

En fin de matinée, ils arrivent des villages alentours, à pied, à vélo ou serrés les uns contre les autres sur la moto du papa ou d'un autre membre de la famille. Car aujourd'hui c'est Fête à Vimukti. Tous les enfants parrainés ont été conviés à se réunir dans l'enceinte de Vimukti Pothnal pour célébrer les liens d'amitié qui se sont forgés au fil du temps avec les parrains et marraines dont nous sommes ici les représentants et les messagers. Les enfants et les familles attendent patiemment sous la grande toile qui protège du soleil ardent que tout le décorum soit mis en place par les membres de l'équipe de Vimukti. Le perron de la maison Merci Nivas se transforme en plateau où sont conviés les invités: Daniel, Bernadette, Marcel, Lucie, Eric et Patricia reçoivent tout à tour un collier de fleur en signe de bienvenue.


Les enfants sont invités à monter sur la scène où ils déploient leurs talents, alternant chants et danses, chaudement applaudis par un public tout acquis à la joie de ce partage. Nous sommes comme une grande famille qui a plaisir à fêter les retrouvailles. Daniel et Eric rappellent dans leurs discours toute l'importance de l'éducation et de l'apprentissage pour grandir, se développer, choisir un métier et devenir autonome. La photo de famille clôture cette belle rencontre. En file indienne, les enfants tendent les écuelles qui se remplissent de riz accompagné de légumes qui baignent dans une sauce très épicée. Puis une pollenta de maïs abondamment sucrée permet à chacun de retrouver l'énergie nécessaire pour participer aux jeux collectifs préparés par les animateurs. Les rires fusent et l'après-midi se termine dans une chaude ambiance.



Dans un film indien vu dans l'avion pendant notre voyage de Paris à Bangalore, un petit garçon interpelle sa mère et lui demande: Sommes nous riches ou pauvres? La maman lui répond avec un regard tendre: Nous sommes riches parce que nous sommes ensemble. En 2019, nous fêterons le dixième anniversaire du partenariat entre Vimukti Pothnal et ensemble, agissons". Nous serons présents une fois encore à Pothnal pour célébrer ce vivre ensemble dont nous sommes les acteurs et les témoins privilégiés.


mercredi 31 octobre 2018

L' Inde est venue à ma rencontre



Nous partons demain en Inde. Ce sera mon 12ème voyage dans cette contrée du monde où rien ne me prédestinait. Ainsi va la vie... Nous portons en chacun de nous, un projet, une idée, un voyage. Une multitude de rêves qui donnent du sens à notre vie. Et aussi loin que nous regardons en arrière, nous constatons que rien n’arrive par hasard, que la Providence est à l’œuvre et qu’elle nous montre la voie. L’Inde est venue à ma rencontre. Pas l’Inde des Marajahs et des Palais, pas l’Inde des colonies, mais une autre Inde, celle des plus pauvres et des plus démunis, celle que Gandhi portait dans son cœur et celle que vantait le poète Rabindranath Tagore. Car voyager, ce n’est pas seulement prendre son sac et partir à la découverte de pays inconnus aussi beaux et aussi lointains soient-ils. Voyager, c’est ouvrir des portes, c’est se laisser modifier par le pays qui nous accueille, c’est aller à la rencontre de soi-même, c’est ouvrir son cœur pour vivre l’instant présent et le plus beau voyage, c’est sans doute celui que vous ferez chacun pour aller vers l’autre, vers les autres. 

lundi 29 octobre 2018

100 000 pages vues au compteur

Le chiffre est tombé ce matin. Le compteur cumule toutes les visites du blog en provenance du monde entier depuis sa création il y a presque 10 ans. Ouah! Même s'il faut diviser par 2 le nombre de visites physiques à cause des moteurs de recherches programmés ou des visites improbables, cela fait quand même du nombre et quel chemin parcouru...

Courbe de fréquentation de mai 2009 à octobre 2018


Pays d'origine (France, Inde, Italie, Allemagne, La Réunion, Etats-Unis, Canada...)


670 posts... en 10 ans. Le premier article date du 3 janvier 2009. On pouvait y lire:

"Découvrir l'autre, vivre avec l'autre, entendre l'autre, se laisser aussi façonner par l'autre, cela ne veut pas dire perdre son identité, rejeter ses valeurs, cela veut dire concevoir une humanité plurielle, non exclusive...
Nul ne possède la vérité, chacun la recherche, il y a certainement des vérités objectives mais qui nous dépassent tous et auxquelles on ne peut accéder que dans un long cheminement et en recomposant peu à peu cette vérité là, en glanant, dans les autres cultures, dans les autres types d'humanité, ce que les autres aussi ont acquis, ont cherché dans leur propre cheminement vers la vérité."

Continuons ensemble à découvrir l'autre, à agir pour un monde plus juste et plus humain. Accueillons ce que la vie nous propose de meilleur.


samedi 20 octobre 2018

vendredi 5 octobre 2018

Solidarité et partage


A quelques 8 000 kilomètres de là, dans le paysage rural de Pothnal, les difficultés de la vie quotidienne et les enjeux du développement sont parfois bien loin de nos préoccupations du moment. Mais la vie continue aussi là-bas, apportant son lot de nouvelles bonnes et moins bonnes. C'est bientôt la fin de la mousson. Très peu de pluie tombée sur la région cette année. Cela veut dire des difficultés d'approvisionnement en eau potable et des cultures en jachère. Et des familles qui devront migrer pour trouver du travail. Le manque d'eau reste la pire des calamités dans cette région pauvre du nord du Karnataka.

Les parrains et marraines ont reçu des nouvelles de leurs filleuls (les) au cours de l'été. Je vous rappelle que Véronique Fabart est en charge du suivi des enfants parrainés et qu'il est fortement recommandé d'effectuer vos envois dans des enveloppes indéchirables. Celles et ceux d'entre vous qui ont opté pour un "parrainage santé" ont également un interlocuteur privilégié en la personne de Bernadette qui en assure désormais le suivi. A ce jour 66 enfants parrainés, et 15 parrainages santé. 

Grâce à la très grande générosité de l'un de nos donateurs, la Maison "Merci Nivas", a été agrandie. La partie supérieure à l'étage a été construite et aménagée afin de pouvoir héberger des jeunes adolescentes habitant dans les villages éloignés de Pothnal, le temps de leur scolarité. 

Le film documentaire,  "Destins de femmes indiennes", a reçu un excellent accueil lors de l'Assemblée Générale. Plusieurs projections sont envisagées sur le territoire au cours des mois à venir.  Quelques dates sont déjà arrêtées: le 25 Octobre à Villié-Morgon (69), le 7 décembre à Rumilly (74), le 8 Mars 2019 à St Laurent du Pape (07), Le 9 Avril à la Maison des Indes à Paris (75). Mais aussi à Pothnal, Chikkodi, Belgaum et Bangalore dans l'Etat du Karnataka en Novembre 2018 et Février 2019.

Plusieurs d'entre nous se rendront en Inde au cours des mois à venir.  Eric Thouly, Patricia Georges, Marcel et Lucie Helbert, Bernadette et moi partons du du 2 au 27 Novembre. Lily Jattiot, Véronique et Patrice Fabart, Alix Girard, Didier Devré, Catherine Guillemont, Christian Besnier, Bernadette et Daniel s'y rendront en Février prochain pour le dixième anniversaire du partenariat entre "Ensemble, agissons" et "Vimukti Pothnal".

Novembre est traditionnellement le mois des Solidarités. N'oubliez pas que vos dons peuvent être défiscalisés à hauteur de 66% conformément à la législation en vigueur. Avec l'introduction de l'impôt à la source en janvier prochain, seules les modalités de reversement vont changer mais les droits resteront les mêmes. Nouvel avantage: les donateurs qui sont imposables recevront une avance de 60% du crédit d'impôt dès le mois de Janvier 2019 (estimée sur la base des dons 2017)Grâce à votre engagement à nos cotés, nous pouvons agir et changer profondément la vie de celles et ceux qui vivent dans la pauvreté. Merci d'avance pour votre générosité.

jeudi 27 septembre 2018

Good news from Sonamma


Sonamma a aujourd'hui 20 ans. Ainée d'une famille de 4 enfants, son père est décédé alors qu'elle n'avait que 7 ans. A la sortie du parrainage, à l'âge de 18 ans, le conseil de famille et sa maman ont décidé de la marier avec un jeune garçon de Markumdini, le village voisin. Un mariage arrangé, comme le veut la tradition indienne, selon le rite hindou auquel elle appartient. Quelques mois plus tard, Sonamma perdait prématurément l'enfant conçu, lors d'une fausse couche. La vie a vite repris le dessus et moins d'un an plus tard mois plus tard, Sonamma donnait la vie à un bébé bien formé. Malheureusement, le petit garçon qui venait de naître a manifesté des insuffisances cardiaques et Sonamma n'était pas en capacité de payer les honoraires réclamés par le praticien pour effectuer une mise en couveuse. Et l'enfant est mort 8 heures seulement après l'accouchement...

Lors de notre dernier séjour à Pothnal en novembre dernier, accompagnés de Jecintha et de Nagaratna, l'infirmière de Vimukti, nous lui avions rendu visite. Sonamma, très fatiguée, nous avait fait part de sa douleur et de sa très grande tristesse. Nous étions nous-mêmes très affectés par ce nouvel échec et nous cherchions les mots pour la réconforter. Equipé de ma caméra, j'avais saisi ce moment intense où Sonamma, les yeux pleins de larmes, nous racontait ce qui s'était passé... Cette séquence fait partie du documentaire "Destins de femmes indiennes".

Il y a quelques jours, nous avons reçu des nouvelles très réconfortantes de Sonamma. Elle a retrouvé la santé et la vie semble lui sourire. On devine un ventre un peu arrondi et la promesse d'un nouvel enfant. Jecintha et Nagaratna sont à ses cotés et vont l'accompagner tout le temps de sa grossesse.

mercredi 19 septembre 2018

Conseil d'administration à Tarbes (Hautes Pyrénées)


Le conseil d'administration de l'association s'est réuni les 15 et 16 Septembre à Tarbes (31). Les membres du Bureau ont été réélus à l'unanimité: Daniel Helbert, en qualité de Président, Véronique Fabart, en qualité de secrétaire, Marcel Helbert, en qualité de trésorier.

Au cours de ce CA, nous avons notamment travaillé au contenu de la nouvelle brochure d'information qui paraîtra au printemps prochain à l'occasion des 10 ans de l'association. Nous espérons que vous viendrez nombreux pour fêter cet anniversaire dans la convivialité et le partage au cours de l'Assemblée Générale annuelle des 27 et 28 Avril 2019. Eric Thouly est en charge de la coordination de cet évènement.

66 enfants sont actuellement parrainés auxquels il faut ajouter 15 parrainages santé. L'aménagement du premier étage de la Maison "Merci Nivas" est terminé. De nombreuses réunions peuvent s'y dérouler en raison de sa grande capacité et des équipements installés. Nous attendons des informations sur le nombre et l'identité des jeunes filles qui seront hébergées dans ce nouvel espace.

Le film documentaire "Destins de femmes indiennes", réalisé par Daniel Helbert, a été bien accueilli. Il est disponible au tarif de 30€, frais d'envoi inclus. Des projections publiques sont déjà prévues: Jeudi 25 Octobre à Villié-Morgon (69), Vendredi 7 décembre à Rumilly (74). D'autres suivront au printemps et à l'automne 2019 en Bretagne et en Ardèche.

12 membres de l'association se rendront à Vimukti Pothnal entre Novembre 2018 et Février 2019. Nous sommes très heureux de continuer à partager avec vous cette belle aventure.

mercredi 5 septembre 2018

La santé pour tous

Pour la grande majorité des femmes et des hommes de cette contrée, l'accès aux soins est  inabordable et inaccessible. C'est la raison pour laquelle, avec le soutien de l'association "ensemble, agissons", Vimukti conduit sans relâche le programme "La santé pour tous", initié conjointement par les deux parties. Nagaratna, l'infirmière, accompagnée de Jecintha, animatrice, et de Chinnamma, membre du nouveau groupe de femmes à Vimukti, vont de village en village et prodiguent des informations sur la nutrition bien sûr, mais aussi sur tous les maux dont souffrent un grand nombre de personnes dans les villages: diabète, asthme, gastro-entérites, paralysies, psoriasis, maladies de la peau, lèpre, jaunisse, varices, douleurs aux articulations, constipation, dépression nerveuse, infertilité, problèmes menstruels, etc. Ainsi chaque année, plusieurs centaines de personnes bénéficient de check-ups réguliers et, petit à petit, les populations rurales sont mieux informées sur les questions de santé et de bien-être. Un travail dont on voit déjà qu'il porte ses fruits. Augmenter le nombre de "parrainages santé", c'est l'objectif que s'est fixé l'association "ensemble, agissons" à court et moyen terme.





jeudi 23 août 2018

Halte aux abus sexuels

Vimukti Pothnal poursuit son travail d'information relatif aux abus sexuels dont sont victimes des enfants de tous âges et leurs parents. Des rencontres au cours desquelles les enfants ont l'occasion de prendre la parole afin d'être mieux protéger de ces abus. "Il est de notre responsabilité de créer une prise de conscience pour apporter du changement dans leurs vies et ne plus continuer comme avant. Les enfants ont beaucoup apprécié ces moments d'échange, malgré la gêne évidente visible sur leurs visages lorsque nous abordions certaines situations dans le menu détail". Des informations largement relayées aussi auprès des membres de l'équipe et des bénévoles qui travaillent avec les enfants. "Il faut en finir avec les abus sexuels dans la communauté pour laquelle nous travaillons", disent-ils d'une seule voix.




vendredi 10 août 2018

Des groupes d'adolescentes

Vimukti a créé 10 groupes d'adolescentes. Chacun de ces groupes est rattaché au Projet et compte environ 25 à 30 jeunes filles qui ont entre 12 et 18 ans. Les animatrices jouent un rôle important dans le renforcement de ces groupes qui se réunissent chaque semaine pour parler de la violence domestique, des mariages d'enfants, des abus sexuels, des trafics d'êtres humains, de la discrimination sexuelle, mais aussi pour encourager ces jeunes filles à adopter de nouvelles pratiques en matière de santé, de suivi médical, pour prévenir l'anémie et recevoir des conseils sur les sujets les plus divers concernant l'éducation, la reproduction, les cycles menstruels, les moyens contraceptifs, la sexualité, le droit des femmes, les leadership, etc... car ici l'ignorance et les tabous ont la vie dure et font encore bien des ravages.

Les personnes ressources leur apportent des outils afin qu'elles puissent acquérir des compétences individuelles et collectives en matière de communication, de confiance en soi, de prise de décision, de recherche d'emploi... pour qu'elles puissent jouer un rôle actif au sein de leur communauté et prendre en main leur destin.




jeudi 2 août 2018

Distribution de jeunes pousses dans les villages

Vimukti Pothnal organise régulièrement des distributions gratuites de jeunes pousses dans les villages. Le but de ces campagnes de sensibilisation, c'est d'encourager les habitants à prêter une attention particulière à la protection de l'environnement. Dans un contexte rural très pauvre où la végétation se fait rare, la protection de l'environnement n'est pas la préoccupation majeure de la population. Ici, la rareté du bois (et son coût très élevé) justifie que les corps défunts soient mis en terre et non incinérés, comme le veut la tradition hindouiste. Ici pas de poubelles, ni de service de voirie. Les plastiques jonchent les ruelles du village. Au lever du jour, les plus consciencieux brûlent indistinctement tous les détritus amassés devant la maison et c'est le même spectacle qui s'offre à nos yeux tous les jours. Les campagnes d'information et la plantation de jeunes pousses pourront-elles améliorer sensiblement la situation? C'est en tous cas le voeu exprimé par celles et ceux qui se sont lancés dans cette nouvelle aventure avec courage et persévérance.




jeudi 26 juillet 2018

Nous en avions rêvé, elle est là... Merci Nivas!


Les travaux sont désormais terminés. Le premier étage de la maison Merci Nivas va pouvoir accueillir les jeunes filles en pensionnat. Elle bénéficieront de conditions d'accueil et d'hébergement propices au bon déroulement de leurs études et à l'apprentissage de la vie en groupe, encadrées par des éducatrices qui les accompagnerons sur les chemins de la vie. Dans son discours inaugural, Satish Fernandes, a fait part de son état d'esprit: " C'est la confiance qui rend les choses possibles et c'est l'amour qui les rend faciles à réaliser. Que cette maison soit une source d'inspiration et un lieu d'accueil pour toutes celles et ceux qui en franchiront le seuil, sans aucune discrimination."


Ce qui n'était encore il y a peu qu'un objectif à long terme, s'est réalisé grâce à notre ami providentiel Patrice Fabart. C'est lui qui a financé, une nouvelle fois, cette construction pour un montant de 34 000€. Qu'il soit ici remercié pour sa très grande générosité, permettant à Vimukti et à Ensemble, agissons de concrétiser un projet dont ils avaient ensemble longtemps rêvé. Un grand merci à Satish Fernandes, le directeur de Vimukti, qui a mené à bien ces travaux avec un soin et une efficacité remarquables, encouragé et soutenu par Alwyn Dias, venu inaugurer ce bâtiment le 8 juillet dernier. Une immense gratitude enfin envers toutes celles et ceux qui soutiennent notre action d'éducation et de santé au service des plus démunis depuis bientôt dix ans.


Dans le même temps, nous avons appris que notre ami Elvin Lopez, assistant à mi-temps de Satish Fernandes, quittait Vimukti Pothnal afin de poursuivre des études supérieures en communication à New-Delhi. Apprécié de tous, et particulièrement des enfants du pensionnat auxquels il apportait ses talents de pédagogue, il laissera un souvenir précieux dans toutes les mémoires. Nous lui souhaitons bonne chance pour cette nouvelle aventure à laquelle il est personnellement attaché. Nos chemins se croiseront sûrement au cours des années à venir.


jeudi 5 juillet 2018

Un combat pour la liberté

Iram Haq, actrice, scénariste et réalisatrice de 42 ans, a réalisé ce film (titre original: "What will people say") à partir de son histoire personnelle, celle qu'elle a elle-même vécue il y a 25 ans.

Comme Nisha, 16 ans, jeune norvégienne d'origine pakistanaise, elle a vécu son adolescence dans le pays où sa famille avait émigré dans l'espoir d'y trouver une vie meilleure et plus facile. Comme elle, elle a souffert d'une culture et d'un mode patriarcal où tradition et religion guident tous les comportements. Promise à un avenir d'avocate ou de médecin, elle sera la fierté de sa famille, à condition de ne pas s'intégrer au pays d'accueil, en refusant ses pratiques et ses moeurs, ses libertés individuelles et sexuelles. Surprise par son père avec un garçon, Nisha est battue, séquestrée, avant d'être conduite de force au Pakistan pour y être éduquée selon les rites et les diktats imposés par la famille de son oncle. Leur seul credo: éviter à tout prix la mauvaise réputation dont sont victimes ceux qui ne respectent pas les codes imposés par la communauté. Fussent au prix des non-dits, des mariages forcés et des rapports familiaux d'une violence insupportable.

Adil Hussain, déjà vu dans "l'Odyssée de Py" et dans "La saison des femmes", incarne un père à la fois intraitable et aimant transpercé par ses conflits intérieurs. Maria Mozhdah endosse à la perfection le rôle de cette jeune adolescente ordinaire et rebelle que rien n'arrête et qui ira jusqu'au bout de son combat pour la liberté. Avec une puissance inouïe et une parfaite maîtrise de la mise en scène (les scènes du Pakistan ont été tournées en Inde), Iram Haq nous livre un film politique audacieux, terrifiant, et parfaitement lucide sur les questions de la manipulation, de l'oppression et de la honte, dans une société qui n'en finit pas démêler ses contradictions.

Iram Haq explique que les conflits culturels et générationnels attraient au contrôle social, au fait que tout le monde soit piégé. La fille, le père, la mère, le frère... ils sont tous contraints par leur univers et surtout par les autres. "Même en Norvège, je remarque que les gens font très attention au regard des autres et accordent beaucoup d'importance à ce que leurs voisins diront. C'est le contrôle social et c'est le sujet qui m'intéresse le plus dans cette histoire. Pourquoi faisons-nous ce que les autres attendent de nous. Pourquoi ne pas simplement faire ce que nous sentons être la bonne chose, au fond de nous?... Le bonheur dépend uniquement de notre instinct, et dans quelle mesure nous choisissons de l'écouter. Notre instinct a toujours raison, il sait pertinemment ce qui est bon pour nous. Et même s'il nous arrive de faire quelques erreurs, le simple fait d'écouter notre coeur prouve que nous sommes sur le bon chemin...  Les gens doivent se débarrasser de ces sentiments de honte qui les hantent systématiquement et contrôlent le moindre détail de leur vie... Discuter est le meilleur moyen de se comprendre. Je crois en la parole libre, en la pensée libre et je les défendrais toute la vie. Ouvrez votre esprit! Il n'y a pas qu'une manière de penser. Il existe des centaines de manière de penser."

mardi 26 juin 2018

Journée internationale du Yoga à Vimukti Pothnal

Le Yoga est une pratique physique, un entraînement de l'esprit et un exercice spirituel qui a vu le jour en Inde. Le Yoga traditionnel est plus qu'un exercice physique. C'est un apprentissage de la méditation et de la spiritualité. Le Yoga permet la relaxation, réduit le stress, facilite la concentration et améliore l'état global de notre santé. Il renforce et équilibre toutes les parties du corps. Il améliore la respiration, la mémoire et réduit le stress. C'est un excellent entraînement pour les enfants et les adolescents. Sous la conduite de Elvin Lopes, les enfants du pensionnat de Vimukti ont célébré la 4è journée mondiale du Yoga sous le titre "Yoga de l'harmonie et de la paix". Le Yoga fait partie désormais du quotidien des enfants.


vendredi 1 juin 2018

Rituel de sortie du parrainage

Le Jeudi 31 mai à Pothnal a eu lieu la cérémonie qui met fin au parrainage pour les jeunes ayant atteint l'âge de 18 ans. Pour la circonstance, l'équipe de Vimukti et son directeur, Satish Fernandes, avaient préparé un programme taillé sur mesure en l'honneur des 7 garçons et filles concernés par cette sortie.  Sous le regard attendri de leurs cadets, Chamundi, Hampalamma, Praveen, Roopa, Sharada, Shiva Kumar et Sushma ont chaleureusement remerciés leurs parrains et marraines de les avoir ainsi accompagnés sur les chemins de l'éducation pendant toutes ces années. Certains vont pouvoir continuer des études, d'autres devront répondre à l'attente de la famille. Nul doute qu'ils garderont au fond de leur coeur ce témoignage d'amour qu'ils ont manifesté lors de cette cérémonie qui mettait officiellement un terme à leur parrainage. D'autres jeunes enfants ont déjà pris le relais. Ainsi va la vie...


vendredi 18 mai 2018

Destins de femmes indiennes

Après "Welcome in Pothnal" réalisé en 2014, voici "Destins de femmes indiennes", un parcours dans le Karnataka, fruit d'un travail qui s'est échelonné sur deux années.



"Dans ce film, j'ai souhaité donner la parole aux femmes que j'ai rencontrées au cours des dix années pendant lesquelles j'ai sillonné les routes du Karnataka, de Pothnal à Bangalore en passant par Mangalore et Chikkodi. J'ai toujours été fasciné par leur beauté, leur dignité, mais aussi par le courage et la détermination dont elles font preuve pour faire valoir leurs droits trop souvent bafoués dans une Inde traditionaliste. J'ai aussi voulu leur témoigner ma reconnaissance pour tout ce qu'elles m'ont apporté et leur rendre ce qu'elles m'ont donné."

Pandit Nehru disait au siècle dernier: "On peut juger de l'état d'une nation d'après la condition de ses femmes". Naître fille en Inde aujourd'hui, plus qu'ailleurs, n'est pas toujours un destin enviable. C'est d'abord échapper à l'infanticide encore pratiqué dans les campagnes, être parfois battue, insultée, par des pères ou des frères sans scrupules, passer brutalement de l'enfance à l'âge adulte, se soumettre à la tradition du mariage arrangé et de la dot, être victime de la honte ou de l'opprobre du voisinage, travailler dur à la maison, dans les champs ou sur les chantiers, pour suivre le chemin de sa destinée.

Pour sortir de cet engrenage malheureux qui engendre tant de souffrances, les femmes indiennes ont emboîté le pas de leurs soeurs occidentales pour réclamer justice, respect et dignité. Leur combat sera long et semé d'embûches. mais comme le disait aussi Mahatma Gandhi: "Soyez le changement que vous voulez dans le monde".

mercredi 16 mai 2018

L'accompagnement pré et post-natal

COORDINATION « PARRAINAGES SANTÉ  » - N° 2

Une des priorités des programmes développés par Vimukti Pothnal est l’accompagnement des femmes enceintes et des jeunes mamans. La présence de Nagaratna, l’infirmière du projet, permet un soutien de proximité au coeur des 16 villages autour de Pothnal. Son témoignage nous apporte des éléments concrets d’information et nous éclaire sur la situation locale : 
« A ce jour, il y a, en moyenne, 25 femmes enceintes par village. Plus de 415 femmes sont concernées par l’accompagnement prénatal dont 50% sont très pauvres et très faibles. La plupart d’entre elles continuent à travailler, le plus souvent dans les champs. Elles ne prennent pas suffisamment de repos et ne mangent pas en rapport avec leurs besoins nutritionnels qualitatifsElles souffrent très souvent d’anémie. Beaucoup de femmes accouchent chez elles. Pour les accouchements qui nécessitent une assistance médicale, la naissance peut se dérouler à l'hôpital ou dans un établissement privéA Pothnal, 30 accouchements sont effectués chaque mois à l’hôpital, les soins sont gratuits et une allocation d’environ 80 euros est allouée à la famille. Dans les cliniques privées, le coût s’élève à 250 euros pour un accouchement et peut atteindre 650 euros en fonction des soins nécessaires. Les visites de médecin à domicile sont très onéreuses, environ 80 euros. Après la naissance, la femme a besoin de compléments nutritionnels (boissons énergisantes et comprimés riches en fer) et d’un accompagnement global dans le domaine de la santé. Ici il n' y a pas de planning familial ».
En Inde, 5 % des enfants meurent avant leur 5ème anniversaire.

La philosophie du développement des programmes de santé de Vimukti Pothnal est de répondre aux enjeux majeurs de l’accompagnement des familles, au niveau de la santé, tant du point de vue de la prévention, de l’information que de la formation aux premiers soins. Des fonds supplémentaires sont nécessaires pour le déploiement des actions dans la durée.

dimanche 29 avril 2018

Assemblée Générale 2018 à Villié-Morgon

Merci à vous d'être fidèles à ce rendez-vous qui ponctue la vie de notre association. J'apprécie particulièrement ce moment, car une fois l'an, j'ai la chance d'être entouré par celles et ceux qui font "ensemble, agissons". Vous êtes mes plus fidèles supporters et c'est un grand bonheur de vous accueillir ici dans le Beaujolais qui vient d'être labellisé Geopark mondial par l'Unesco. Cela fait déjà 9 ans que l'association a été créée et l'an prochain, nous fêterons donc notre dixième anniversaire.


L'association se porte bien. Nous approchons le nombre de 100 adhérents. Nous comptabilisons à ce jour 66 parrainages enfants et 10 parrainages santé. Les enfants et les familles sont très reconnaissantes du soutien que nous leur apportons et l'équipe de Vimukti Pothnal, sous la houlette de notre ami Satish, fait un travail remarquable salué par tous. J'ai aussi la chance, depuis le début de cette aventure, d'être bien entouré et soutenu par une marraine et des membres du conseil d'administration très investis et qui mettent leurs compétences au service de l'association. Grâce à eux, ensemble, agissons reste dynamique et au plus près du Projet initial, tout en prenant en compte son évolution.. Merci enfin aux membres bienfaiteurs, avec une mention spéciale à Patrice Fabart. Sans son apport financier et sa grande générosité, nous n'aurions pas avancé aussi vite.

Cette année, nous avons été encore nombreux à nous rendre à Pothnal. Bernadette et moi en novembre dernier. Puis Véronique, Clémentine et Alix au début de février. Nous rendrons compte de nos séjours respectifs dans le premier temps de l'après-midi. Dans un second temps, nous vous présenterons un travail réalisé par Elvin Lopes, jeune capucin assistant du Directeur, sur chacun des enfants parrainés. Nous répondrons à vos questions et nous échangerons sur différents points qui vous intéressent plus précisément. Puis nous partagerons le verre de l'amitié et vous pourrez découvrir les objets manufacturés que nous nous avons rapporté de notre voyage. Des objets achetés sur fonds personnels et que nous vendons au bénéfice de l'association. Après le dîner vous découvrirez en avant-première, le documentaire "Destins de femmes indiennes" dont le montage a été finalisé il y a une dizaine de jours seulement. Je remercie chaleureusement celles et ceux qui ont apporté une contribution financière à la réalisation de ce film qui servira de support à notre communication dans les mois à venir. Nous réserverons la matinée de dimanche à l'Assemblée statutaire: rapport d'activités, rapport financier, élections au conseil d'administration, projets d'activités, questions diverses...


jeudi 26 avril 2018

"Safe village program" contre les trafics humains

On estime à environ 10 millions le nombre de femmes et de jeunes filles qui se prostituent en Inde. Un grand nombre d'entre elles sont prisonnières de bordels où la violence, souvent mortelle, a force de loi. Ces femmes et ces jeunes filles sont kidnappées et forcées à devenir des esclaves sexuelles. Beaucoup de ces jeunes filles ont été vendues par leurs parents. Les filles qui habitent dans des villages isolés sont particulièrement ciblées, en échange de la promesse d'une éducation, d'un travail ou d'un mariage. Les parents tombent dans le piège car ils ignorent tout de ces pratiques.


Conscient de cette dure réalité, Vimukti Pothnal a mis en oeuvre un nouveau programme intitulé "Safe Village Program", afin de prévenir la population appartenant aux 212 villages du district de Manvi, Raichur et mettre un terme à ces abus sexuels en alertant les jeunes filles en amont. La première tâche est la prévention et la prise de conscience du risque élevé de ces pratiques dans la région. La prévention ne peut se faire si les familles ne sont pas informées qu'elles sont la cible des trafiquants. A Manvi, la plupart des familles ignorent que leurs filles vendues sont exploitées sexuellement. Les organisations non gouvernementales multiplient les efforts pour les sauver et les réhabiliter au sein de la société. Le programme de Vimukti vise à aller dans ces zones à risques autour de Raichur, en expliquant notamment aux familles comment elles peuvent protéger leurs enfants. Une campagne importante est actuellement menée par une NGO d'Hyderabad et leur programme est bien accueilli par les familles, les leaders locaux et les membres du Panchayat. Les adolescentes, les enfants scolarisés, bénéficient de ce programme. Les membres de l'équipe de Vimukti leur ont emboité le pas.

samedi 7 avril 2018

Le sida fait aussi des ravages

Mariyamma, la maman de Basamma, un enfant parrainé, a quitté cette vie au terme d'un long combat contre la maladie. Touchée par le Sida, elle bénéficiait d'un traitement depuis 6 ans. Vimukti aidait la famille en lui fournissant de la nourriture et des petits équipements. Ses funérailles ont eu lieu à Markumdini, le village où elle habitait avec Basamma, l'unique fille de la famille.


Le papa de Basamma était également mort du Sida, il y a quinzaine d'années. Les 2 ainés sont mariés. Les deux cadets sont dans un orphelinat à Bangalore et le cinquième garçon travaille comme coolie. Basamma fait partie des enfants dont le parrainage va bientôt s'interrompre car elle vient d'avoir 18 ans. Quel sera son avenir? Son destin est désormais entre les mains de ses frères.

lundi 2 avril 2018

Violence expéditive dans l'Inde d'aujourd'hui


La nouvelle est tombée il y a quelques jours, en provenance de Pothnal. Thimmanna, le papa de Vijay Kumar, un enfant parrainé (au centre sur la photo), est décédé au cours d'une rixe qu'il a lui-même provoqué. Thimmanna était parti vivre à Bangalore avec sa femme et ses deux plus jeunes enfants. En échange des services qu'il rendait comme employé de service dans une institution catholique (sa femme aidait aussi à la cuisine), la famille bénéficiait d'un logement convenable et menait une vie simple et discrète. L'ainé, un garçon de 13 ans, était resté au pensionnat de Sneha Jyothi School, l'établissement dirigé par les Pères Capucins de Pothnal.  Les plus jeunes poursuivaient leurs études au sein de l'école de Bangalore et Thimmanna semblait dévoué au bonheur des siens. Mais la vie en a voulu autrement... Depuis quelques temps, Thimmanna vivait sous l'emprise de l'alcool. Il était devenu violent et battait régulièrement sa femme. Tous les soirs, après sa journée de travail, il allait consommer de l'alcool au bar de la localité. D'après les informations qui nous sont parvenues, Thimmanna, fortement alcoolisé, s'en est pris au tenancier du bar et aux autres. S'en est suivi une bagarre au cours de laquelle Thimmanna a perdu la vie. Aucune plainte n'ayant été déposée, l'affaire a été classée sans suite par la police locale. Thimmana a été rapatrié et enterré dans son village de Dothrabandi en présence des membres de sa famille, des voisins et des représentants de Vimukti.

mardi 20 mars 2018

Pour l'interdiction de l'alcool dans les villages du Karnataka

Cela se passe au stade Mahatma Gandhi de Raichur.  Pendant 71 jours, (du 20 février au début du mois de Mai),  des centaines de femmes, en provenance des villages du district, protestent jour et nuit pour demander l'interdiction de l'alcool dans les villages du Karnataka. Chaque jour, elles se réunissent, arborant pancartes et bannières,  pour fustiger la consommation d'alcool. Elles demandent au gouvernement d'interdire complètement l'alcool et aux partis politiques d'inscrire cette interdiction dans leur programme en disant: "Notre vote ira à ceux qui mettront en oeuvre la prohibition."

Les efforts pour alerter la population sur les dangers de l'alcool sont continuellement mis en avant dans ce district où la consommation d'alcool fait des ravages, particulièrement dans les villages  les plus reculés. Plusieurs leaders religieux se sont joints aux manifestants. Leur but, c'est d'élargir considérablement cette prise de conscience parmi les femmes qui vivent en milieu rural afin de combattre l'addiction à l'alcool dans la société. Des représentants des divers partis politiques ont pris la parole et des "mémorandums" ont été remis aux autorités du Karnataka.