Affichage des articles dont le libellé est Danses. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Danses. Afficher tous les articles

mercredi 8 février 2023

Vimukti Children's Fest

Vimukti a organisé une "Fête des enfants" le 15 janvier 2023 dans ses locaux en présence des membres de "ensemble, agissons": Véronique Fabart, Alix Girard, Clémentine Sauvegrain, Carole et son mari. Arogyappa, dans son discours de bienvenue, a remercié le directeur Sathish Fernandes, pour avoir donné à tous les enfants parrainés une occasion de montrer leurs talents. Chants et danses et jeux se sont succédés et tous les enfants parrainés ont participé avec enthousiasme. Véronique Fabart a salué les efforts déployés par chaque enfant parrainé et elle a remercié le directeur et l'équipe pour l'organisation de la fête des enfants. Elle a également exhorté les enfants parrainés à prendre une part active à toutes les activités de Vimukti. Les membres de l'équipe ont félicité les invités en leur remettant la traditionnelle guirlande de fleurs. Les enfants ont apprécié un délicieux repas préparé dans les locaux de Vimukti. 


lundi 27 novembre 2017

Academy of Bharatanatyam in Bangalore

Dimanche 26 Novembre à Bangalore. Nous avons rendez-vous avec Gayathri Keshavan, fille et disciple de Sri T. K. Narayan, un danseur de Bharatanatyam connu internationalement dans les années 50 du siècle dernier et fondateur de l'Academy. Gayathri s'est produite dans de nombreux festivals en Inde, aux Etats-Unis et en Europe. Elle a également deux filles (l'une vit à Singapour, l'autre à Londres). Toutes les trois poursuivent et maintiennent vivante la tradition familiale d'un enseignement authentique du Bharatanatyam, bien connu pour la précision et la pureté du geste. Son expérience de plus de 40 années en tant qu'artiste, enseignante et maître de chant carnatique, elle le transmet à des centaines élèves du monde entier qui viennent s'initier à cet art pendant de longues années.

Pendant plus de 2 heures, Gayathri et neuf élèves avancés (8 filles et 1 garçon), nous font découvrir l'essence même du Bharatanatyam. Gayathri nous explique dans le détail et démonstrations à l'appui, toutes les facettes de cet art exigeant profondément enraciné dans la tradition culturelle de ce pays. Caméra à l'épaule, j'enregistre les nombreuses danses qui composent ce programme mené tambour battant par une pédagogue généreuse qui excelle aussi dans le registre du chant et des petites percussions. Pour notre plus grand bonheur, les étudiants se donnent à fond dans cet exercice pour lequel il consacrent une grande partie de leur temps, car certaines sont étudiantes, d'autres ont un métier ou sont femmes au foyer. A l'issue de la présentation, ils nous expliquent pourquoi ils ont fait le choix du Bharatanatyam et la place que cette forme de danse tient dans leur vie. Cette magnifique rencontre est clôturée par un repas finement épicé partagé avec les autres membres de la famille. Merci, chère Gayathri, pour votre accueil simple, chaleureux et authentique, à l'image de votre art.


lundi 6 novembre 2017

Journée avec les enfants parrainés


Ils étaient 50 (sur 65) à participer à la journée qui leur était dédiée. Certains parents avaient fait le choix de travailler aux champs car les pluies ont été abondantes cette année et les cultures (coton et riz) s'annoncent plus abondantes. Ils sont arrivés un à un, accompagnés leur grand frère, de leur cousin, de leur oncle ou de leur tante, parfois du papa et de la maman, car il faut dire que les familles ne sont pas toutes impliquées de la même manière et toutes n'ont pas la même compréhension de l'aide que nous leur apportons. Tout dépend de la situation familiale de chacun et du niveau de pauvreté (intellectuel, psychologique ou moral) de la famille.

Tous ceux qui ont répondu présents ont eu à coeur de participer joyeusement à cette rencontre placée sous le signe du partage et de la convivialité. Les jeux collectifs, animés avec beaucoup d'entrain par Elvin, l'assistant du directeur, ont créé l'ambiance. Chacun a donné libre cours aux rires et à la fantaisie. Les écuelles se sont ensuite remplies de pollenta de maïs abondamment sucrée et chacun y a puisé une énergie nouvelle pour l'après-midi. Et c'est devant un parterre attentif que Satish, le directeur de Vimukti Pothnal, et moi-même, avons rappelé l'exigence d'un partenariat basé sur la confiance et la réciprocité. Les membres de l'association "ensemble, agissons" sont tous bénévoles et la totalité des fonds collectés vont au Projet d'éducation et de santé de Vimukti Pothnal. Cela implique que l'enfant aille très régulièrement à l'école et que la famille bénéficie d'un suivi santé permanent.
Tour à tour, les enfants sont montés sur la scène où ils ont déployé tous leurs talents, alternant chants et danses, chaudement applaudis par un public tout acquis à la joie d'être ensemble. La photo de famille a clôturé cette belle journée.


lundi 13 février 2017

Septième anniversaire

La grande fête des enfants, avec son décorum et ses paillettes, son ambiance où les rires se mêlent aux musiques tonitruantes, aux discours redondants reste un rendez-vous incontournable. Pour les enfants, c'est surtout l'occasion de mettre en valeur leurs talents. Les groupes représentants tous les villages se succèdent sur la scène dans l'espoir d'obtenir les faveurs du jury qui récompensera le travail de plusieurs mois. Nous célébrons cette année le septième anniversaire de notre partenariat et de notre amitié. L'occasion m'est ainsi donnée de prendre la parole pour exprimer, en votre nom, notre gratitude et rendre hommage aux membres de l'équipe avec un petit poème, adapté de la belle chanson de Zaz, qui leur est dédié:

If i was i god, a king or a magician
If i had their skills, their strength or their charms,
If i had the keys of their soul,
If i had their power,
I will light dreams in children's brains,
I will put colors in their eyes,
I will imagine paradise for the poorest, 
the handicapped and the disadvantaged people,
But i am a simple man,
with bare hands and a cheerful heart,
So, with all of you,
Men an women, boys and girls,
animators and representatives,
we will build a new world
with more justice, peace and freedom,
little by little, step by step, 
drop by drop and heart to heart.


dimanche 17 avril 2016

Souvenirs de Pondichéry

Pondichéry, quatre syllabes qui résonne comme une ville française. Pondichéry (on dit aussi Pondy) située sur la côte Est de l'Inde dans l'Etat du Tamil Nadu vient en réalité du tamoul et signifie "nouveau village". C'est dans cet ancien comptoir français où les colonisations successives (hollandais, danois, anglais, français) ont laissé leur empreintes architecturales que nous avions décidé de commencer cette année notre périple en Inde. Et bien sûr, nous avons trouvé refuge dans une charmante maison d'hôte au coeur du "quartier français", à proximité de l'Alliance française qui accueillait ce jour là l'écrivaine Hélène Cixous, dans le cadre des activités culturelles, au Café de Flore.


Car ici les noms des rues et des hôtels résonnent au gré du parfum marin et des déambulations matinales. Rue Dumas, rue Romain Rolland, rue Labourdonnais, rue Suffren, nous sommes en pays connu et bien loin de l'agitation et du bruit que nous avons connu à notre arrivée à Bangalore. Pour qui arrive en Inde pour la première fois, voilà une bonne façon de s'immerger doucement dans la vie et la culture indienne. Des enfants surgissant de nulle part (le lycée français n'est pas très loin) arpentent les rues en essayant de marquer le pas sous l'autorité d'un homme en survêtement qui visiblement n'y crois guère. Sur la jetée, la statue de Gandhi tourne le dos au grand large face au parc Barathi. Le festival international de Yoga qui se déroule de l'autre coté de la rue reflète l'intérêt des indiens pour tout ce qui émane du corps et du coeur. Sous l'oeil averti des membres du jury, des jeunes garçons déploient tout leur talent dans des contorsions à faire pâlir les meilleurs adeptes d'un yoga acrobatique.


En chemin, mon attention est attirée par une affiche sur laquelle apparaît le célèbre musicien danseur Ragunath Manet qui s'est produit la veille sur la scène du théâtre voisin. J'entre dans une boutique d'art et mon regard se porte sur un petit CD dissimulé entre les statues imposantes de Boudha, Shiva et autres déités indiennes. C'est un disque de musique indienne interprétée par Ragunath Manet. La sonnette du magasin retentit, la porte s'ouvre et je me retrouve face à Ragunath Manet en personne. Je ne résiste pas au plaisir de le saluer, nous échangeons quelques mots et et nous décidons de nous revoir le lendemain dans un petit café de son choix. Bernadette, Véronique et Marie-Françoise m'accompagnent à ce rendez-vous. Après une demi-heure d'attente à Arts Café ( un petit local cosy qui semble lui appartenir), il arrive tranquillement, s'excusant à peine pour son retard. Et le voilà lancé dans une diatribe contre la culture française et ses ministres successifs qui l'auraient, selon ses dires, ignorés tout au long de sa vie d'artiste. Car si Ragunath Manet est né à Pondichéry, il a fait ses études en France et possède aussi un passeport français. Quelle déception! Derrière l'artiste incontesté dans son domaine et le représentant d'une école de sagesse en lien avec l'humanitaire se dévoile un homme imbu de sa personne, incapable d'écouter ses interlocuteurs et qui vous fait payer 700 roupies son livre "Shiva et ses sept danses", alors que je viens de lui offrir le film "Welcome in Pothnal" en point d'orgue de notre rencontre.


A quelques centaines de mètres de là, le tombeau de Sri Aurobindo nous invite au recueillement. Jour après jour, des pèlerins y déposent des fleurs et s'assoient en silence pour témoigner de leur très grand respect envers cet homme qui aura profondément marqué cette ville au siècle dernier.

vendredi 29 mai 2015

Bharatanatyam dance with Vinisha


Une grande artiste

jeudi 30 avril 2015

Children dance in Pothnal


Extrait du film "Welcome in Pothnal" réalisé par Daniel Helbert

jeudi 27 novembre 2014

Children dance in Pothnal


Extrait du film "Welcome in Pothnal" réalisé par Daniel Helbert

mercredi 6 mars 2013

Aux sources du Kathakali

Par où commencer?
Par le visage. Oui c'est çà, commençons par le visage qui détermine les voies du coeur. C'est avec le visage que l'on transforme les pensées en un langage sans paroles. Cà vous étonne? Vous vous demandez comment un langage peut se passer de mots? Ne dites pas le contraire. Je lis la perplexité dans votre regard...
Regardez-moi. Regardez mon visage. un visage nu, dépourvu de couleur et de maquillage, de paillettes et de parure. De quoi est-il composé? le front, les sourcils, les narines, la bouche, le menton et les trente deux muscles faciaux. Tels sont les instruments avec lesquels nous allons façonner ce langage sans paroles. Les navaranas: amour, mépris, chagrin, fureur, courage, peur, dégoût, émerveillement, paix.
Dans la danse, tout comme dans la vie, on n'a pas besoin de plus de neuf voies d'expression. Appelons-les les neuf visages du coeur. Prologue (extraits)

Quand un jeune écrivain anglais débarque dans le Sud du Kerala pour rencontrer Koman, un célèbre danseur de Kathakali, il pénètre dans un monde de masques et de sentiments réprimés. Koman et sa nièce Radha sont vite séduits par le charme de l'écrivain voyageur avec son violoncelle et ses incessantes questions sur le passé. Un triangle qui exclut rapidement Shyam, le mari de Radha, qui n'a su gagner ni l'amour ni l'estime de sa femme. L'arrivée de Chris va révéler la vérité des êtres sous les masques et entraîner les personnages dans un maelström d'émotions. Ces émotions qui sont au fondement du Kathakali, art ancestral qui se situe entre la danse et le théâtre, et qu'on appelle les "neuf visages du coeur".

Merveilleuse conteuse, déjà connue pour ses deux romans Compartiment pour dames et Un homme meilleur, Anita Nair réside à Bangalore. Son roman est de ceux qui vous tiennent en haleine jusqu'à dernière page. Neuf visages pour neuf chapitres dans lesquels chacun des personnages livre tour à tour ses sentiments sur les situations de sa vie présente et passée. Cette polyphonie s'accompagne d'une réflexion sur l'apprentissage difficile d'un art exigeant qui se vit dans la passion, le Kathakali. Un très bon roman qui se déguste comme un très bon vin, par petites gorgées. Neuf au demeurant.

jeudi 30 septembre 2010

Bharatanatyam

Après le traditionnel défilé de Ganesh, ses rituels bon enfant marqués de religiosité, place au Bharatanatyam, la danse classique de l'Inde.



Le Bharatanatyam est probablement la plus ancienne forme de danse indienne. Le Tamil Nadu, l'Andra Pradesh et le Karnataka en sont les foyers de conservation. Les devadasis (les servantes de Dieu dédiées au Temple) magnifiaient cette danse empreinte de spiritualité jusqu'au jour où elles tombèrent en disgrâce et dans la pauvreté, faisant d'elles des parias (des courtisanes) dans une société qui les avait tenues en si haute estime.

Longtemps décrié, le Bharanatyam a été réhabilité et a retrouvé droit de cité dans les écoles et conservatoires jusqu'à devenir la plus populaire des formes de danse classique. Originellement le Bharatanatyam était transmis de manière orale par le guru qui était aussi un guide philosophique. Aujourd'hui de nombreux professeurs n'ont plus cette qualité et le chemin philosophique (comme pour le yoga) n'est plus leur apanage.

L'élève apprend d'abord les pas de danse fondamentaux (mouvements de la tête, des mains, de la poitrine, de la taille, du postérieur et des jambes, des épaules, des bras, de l'estomac, des cuisses et des genoux, des yeux, des sourcils, des prunelles, des joues, du nez, des gencives, de la lèvre inférieure, des dents, de la langue, du menton et du visage. Une gestuelle très complexe qui nécessite un lent et long travail pour parvenir à un équilibre et à une coordination entre les diverses parties du corps. Puis viennent des rudiments de chorégraphie avant de se lancer dans une danse contenant un thème ou un élément narratif qui requiert une expression faciale et corporelle. L'amour, la compassion, le rire, la colère, la vaillance, la peur, le dégoût, l'étonnement et la paix, constituent la base des 9 sentiments ou états psychologiques qui permettent à la danseuse de communiquer sur la scène avec son public. La tenue de scène, les bijoux, le maquillage, la coiffure, les costumes participent du coté séduisant et fascinant du Bharatanatyam. Ils visent à rehausser la beauté, le charme et la valeur esthétique de la danse.

Mais il faudra encore bien des années avant que l'interprète atteigne un haut niveau de compréhension du Bharatanatyam qui se confond aussi avec la musique carnatique.

(D'après "Bharatanatyam, la danse classique de l'Inde" par Manjula Lusti-Narasimhan (Musée d'ethnographie de Genève)