samedi 21 octobre 2017

Festival des Lumières (Diwali)

Pendant 5 jours (du 17 au 21 Octobre 2017) un peu partout en Inde, on célèbre la Fête des Lumières, communément nommée Diwali ou Deepavali. Les dates varient d'une année à l'autre selon les régions en fonction du calendrier lunaire. Les hindous mais aussi les boudhistes, les jaïns et les Sikhs observent cette tradition. Les établissements publics et les banques arrêtent toute activité, les commerces n'ouvrent qu'à certains moments de la journée. Seuls les transports poursuivent leur activité facilitant les déplacements des uns et des autres pour des célébrations religieuses.

    Shashikumar's family in Pothnal
Diwali symbolise la victoire  de la vertu sur l'obscurité. On commémore le retour du dieu Rama dans son royaume après quatorze ans d'exil. La déesse Lakshmi, l'épouse de Vishnu, symbolise la richesse et la prospérité. Les boudhistes célèbrent l'anniversaire de la conversion l'empereur Ashoka, les Jaïns celui du dieu Mahavira ayant atteint le nirvana.

A cette occasion, les pratiquants font le grand ménage dans la maison et les lieux de travail qu'ils décorent avec des petites lumières électriques ou de simples lampes à huile. Des bols d'eau où flottent bougies et fleurs participent aussi de cette décoration. Ils font aussi une grand toilette, se parfument avec des huiles odorantes, portent souvent des vêtements neufs et offrent des douceurs (sweets) aux membres de la famille, aux amis et aux collaborateurs. Des feux d'artifice éclatent un peu partout en soirée. Des fêtes foraines ont lieu aussi dans les villes et les villages. Le troisième jour est celui où culmine les célébrations. Le cinquième jour est est dédié aux frères et soeurs qui se rassemblent pour partager nourriture et célébrer les liens qu'ils ont entre eux.

mardi 17 octobre 2017

Une nomination chaleureusement applaudie

Satish Fernandes a été nommé membre du Child Welfare Comittee du district de Raichur (Comité pour l'aide à l'enfance). Une juste récompense pour celui qui, depuis 2010, dirige avec autorité et compétence le Centre de Vimukti Pothnal avec lequel nous avons établi un partenariat solidaire.


"Il ne peut y avoir de révélation plus vive de l'âme d'une société que la façon dont elle traite ses enfants", disait Nelson Mandela. Notre ami Satish possède cet enthousiasme et cette énergie qui permet d'aller toujours de l'avant, de relever des défis, de représenter et de défendre les enfants pour qu'ils soient vus, entendus, crus et protégés. Au cours des trois dernières années, il s'est personnellement impliqué pour défendre la cause et les droits des enfants. Sa force de travail et son engagement ont été récompensés par le Gouvernement du Karnataka qui l'a nommé membre du Comité pour l'enfance du district de Raichur, un comité composé de 4 personnes et un Président. Le comité a les mêmes pouvoirs qu'un tribunal urbain ou qu'un tribunal judiciaire de première classe. Il mérite nos encouragements et notre chaleureux soutien. Nous lui souhaitons de réussir dans cette responsabilité qui lui a été confiée et dans laquelle il continuera d'oeuvrer pour un avenir meilleur de tous les enfants. 

mercredi 11 octobre 2017

En finir avec l'avortement sélectif et l'infanticide des filles

"La naissance d'une fille... l'un des plus beaux miracles de la vie, l'une des plus grandes joies que nous puissions connaître, et l'une des raisons qui font que nos journées sont enluminées et joyeuses."



Dans le village de Narbanda, Vimukti Pothnal a organisé un programme d'information sur le thème de la protection et de l'éducation des filles. Mrs Shoba a regretté que l'infanticide soit encore très répandu. L'avortement sélectif et la montée des infanticides féminins restent d'actualité un peu partout en Inde. La destruction des foetus filles ne cessent de croître en milieu urbain indépendamment des castes, des classes ou des communautés. Le facteur le plus inquiétant, c'est la volonté de tuer des bébés filles avant qu'ils aient atteint leur première année. Les foetus du sexe féminins sont abandonnés, jetés à la poubelle ou dans les égouts. Il arrive même parfois qu'ils soient enterrés vivants ou empoisonnés dans le ventre de la mère. Des bébés vendus, battus ou torturés jusqu'à la mort.

Ce comportement résulte du désir d'avoir un garçon à tout prix, niant ainsi le droit de naître fille. Cette discrimination sexuelle est à la source du manque d'éducation, du travail des enfants, des marriages arrangés précoces et forcés, de la violence et de l'oppression dont sont victimes les enfants de sexe féminin. Dans le cas de mariage d'enfants, contrairement aux garçons qui peuvent poursuivre leurs études, les filles se voient privées de tout droit à l'éducation et à l'emploi. Certains pensent même que le fait d'éduquer une fille les rabaisse dans l'échelle sociale.

La directrice de l'école, Mrs Sushila, a rappelé qu'il était de la responsabilité de chacun de prendre soin des filles et de leur accorder toutes les opportunités pour qu'elles réussissent dans la vie. "Save the Girl child, educate the Girl child" est l'une des slogans que chacun doit prendre à son compte pour promouvoir le bien-être des filles. "Pour nous tous qui sommes présents ici, notre but est de protéger, sauvegarder, encourager et faciliter l'éducation des filles". Un combat qui semble encore loin d'être gagné. 

jeudi 28 septembre 2017

Les femmes et les enfants ne sont pas des marchandises !!!



L'exploitation de la misère humaine et la maltraitance envers les enfants restent l'un des problèmes majeurs de notre époque. C'est une forme d'esclavage moderne dans lequel les trafiquants utilisent la force, la contrainte et la fraude pour broyer leurs victimes, les obliger à avoir des relations sexuelles non consenties ou effectuer des travaux domestiques contre leur volonté. L'industrie du sexe s'est répandue, prenant différentes formes qui vont du bordel à la prostitution de rue en passant par les services d'escort-girl, le commerce des faux salons de massages, les cabarets ou la prostitution via internet. D'autres formes d'exploitation plus insidieuses ont également vu le jour tel que l'esclavage domestique dans les entreprises, petites ou grandes.

Les enfants font aussi parfois l'objet de sévices sexuels et de violences physiques et psychologiques qu'ils ne veulent pas rapporter à leurs parents ou à la personne qui s'occupe d'eux. Car la plupart de ces enfants ne sont pas informés de leurs droits et ils ne bénéficient d'aucune protection. Consciente de ces problèmes, l'association Vimukti organise des réunions d'information dans les écoles, les pensionnats, les lieux publics et les villages avec un objectif : protéger les enfants et les femmes en préconisant des mesures préventives au sein des familles, des villages et de la communauté.

"Ensemble, agissons" pour mener, avec Vimukti, une action efficace auprès de celles et ceux dont les droits humains sont encore trop souvent bafoués et violés. C'est le sens de notre action et de notre engagement.


mardi 12 septembre 2017

Bien démarrer dans la vie

Les 3 ou 4 premières années de la vie d'un enfant sont déterminantes pour sa croissance et son développement. La santé, l'hygiène et le développement psychologique de l'enfant dépendent étroitement de son environnement familial. Le lait maternel fournit les éléments nutritifs essentiels, vitamines et minéraux, et pendant les 6 premiers mois, aucun autre aliment liquide ou solide n'est requis. De plus, à travers le lait maternel la maman va transmettre à l'enfant les anticorps qui vont lui permettre de mieux combattre et résister aux maladies. L'allaitement réduit aussi le risque d'obésité, de cholesterol, de diabète, de pression artérielle, d'asthme ou de leucémie etc. Le lien particulier entre l'enfant et sa mère a des effets positifs dans la vie de l'enfant: stimulation, comportement, apprentissage du language, sentiment de bien-être, sécurité et communication avec les autres. Toutes ces question ont été discutées, débattues et des conseils avisés ont été donnés aux jeunes mamans du village de Tadakal dans le but d'améliorer les conditions de vie de l'enfant et d'adopter le comportement approprié en fonction des circonstances. 49 jeunes mamans ont bénéficié de cette formation. Des informations complémentaires relatives à la déclaration des naissances et aux facilités offertes par le gouvernement ont été aussi prodiguées.


jeudi 7 septembre 2017

"Merci Nivas" s'agrandit

Grâce à la très grande générosité de l'un de nos donateurs, le premier étage de la maison "Merci Nivas" va devenir réalité très prochainement. Cet espace sera aménagé comme lieu d'hébergement pour des jeunes adolescentes qui habitent dans les villages éloignés et qui souhaitent étudier dans de bonnes conditions à Pothnal. Satish Fernandes, le directeur de Vimukti Pothnal, va mettre en oeuvre rapidement ce chantier qui devrait être achevé au printemps prochain. Voici une projection de la maison telle qu'elle apparaîtra lorsque les travaux seront achevés.

lundi 4 septembre 2017

L'assistance aux plus faibles

Grâce aux bonne relations entretenues avec les autorités locales, Vimukti a mis en oeuvre des programmes d'information et d'assistance aux personnes les plus défavorisées. Les animateurs font du porte à porte dans les villages afin de distribuer de la nourriture, des bonbonnes de gaz, des cartes de transport, des cartes d'identité, des cartes de travail, des pensions pour les veuves et les vieillards, des équipements pour les handicapés. Au total ce sont 1297 familles qui ont bénéficié d'une aide de Vimukti au travers de ces programmes.




lundi 28 août 2017

Conseil d'administration à Villié-Morgon


Le conseil d'administration de l'association s'est réuni les 26 et 27 Août à Villié-Morgon (69). Les membres du Bureau ont été élus ou réélus: Daniel Helbert, en qualité de Président, Véronique Fabart, en qualité de secrétaire, Marcel Helbert, en qualité de trésorier.

Ce 21è conseil d'administration a été l'occasion de rappeler les fondamentaux de l'association et de dresser un bilan des 8 premières années de notre existence. Notre rayonnement sur le territoire français, grâce à la toile que nous avons tissé avec tous les membres d'"ensemble, agissons", s'enrichit de nos différences mais aussi de vrais valeurs partagées. Nous approchons déjà le chiffre de 100 adhérents. Une association à taille humaine qui a pris le parti de miser sur le bénévolat intégral.

A Pothnal les enfants grandissent et s'épanouissent grâce à votre aide et votre soutien. Les parrainages santé ont enrichi le dispositif. Toutes les familles parrainées vivent désormais dans des habitations décentes moins sujettes aux caprices de la météo en période de mousson. La Maison "Merci Nivas" remplit totalement son rôle et elle s'avère utile à tous. L'aménagement du premier étage est à l'étude et devrait se concrétiser prochainement. Nous y reviendrons dans un prochain post.

Daniel s'est lancé dans la réalisation d'un deuxième documentaire sur la statut et la place des femmes en Inde. D'autres membres de l'association se rendront à Pothnal au cours des mois à venir. Et dans moins de deux ans maintenant, nous fêterons le dixième anniversaire de notre association et de notre engagement auprès des familles les plus pauvres de la région de Pothnal. De nombreux projets sont déjà dans les tuyaux et nous comptons sur votre mobilisation et votre soutien sans faille pour continuer à partager avec nous cette belle aventure.

mercredi 23 août 2017

Le Monde d'Apu - Extrait : Apu & Aparna



Satyajit Ray est connu pour avoir tourné un très grand nombre de films très personnels, empreints d'humanité et d'émotion. Doué d'une sensibilité rare, inspiré par la tradition néo-réaliste, son cinéma utilise une narration simple, un style lyrique très épuré dans lequel les interprètes peuvent donner toute la mesure de leur talent. Né à Calcutta, la ville est pour lui une source permanente d'inspiration et les dialogues écrits en Bengali, sa langue natale, infusent presque la totalité des sa filmographie.

Son premier film, Pather Pancali (1955), primé au festival de Cannes, lui ouvre les portes du succès en Europe. Mais c'est avec la trilogie d'Apu (La complainte du sentier, L'Invaincu et Le Monde d'Apu)  et surtout Le Maître de Musique (1958) qu'il assoit sa réputation d'auteur-réalisateur-compositeur, digne d'un Ingmar Bergman par exemple. Il tourne ensuite des films qui confirment sa réputation d'artiste humaniste: Devi (1961) Charulata (1964), Le Joueur d'échecs (1977), La maison et le Monde (1984) et son chant du cygne Agantuk (1991).

Satyajit Ray est une icône culturelle en Inde. Décoré de la Légion d'honneur par François Mitterrand en 1987, il reçoit, peu avant sa mort, un Oscar d'honneur en 1992 ainsi que la plus prestigieuse décoration civile remise par le gouvernement indien, le Bhârat Ratna. Le grand Akira Kurosawa ne tarissait pas d'éloge sur son homologue indien: " Ne pas avoir vu le cinéma de Ray revient à exister dans le monde sans avoir vu le soleil et la lune".

lundi 21 août 2017

Programme d'alphabétisation en faveur des femmes Dalits

"Si vous éduquez un homme, vous éduquer une personne, si vous vous éduquez une femme, vous éduquez toute une communauté " (Mahatma Gandhi). L'Inde possède le nombre plus élevé d'adultes analphabètes dans le monde, soit 287 millions de (37% de la population). Elle se situe au 123è rang sur 135 pays. Le taux d'alnaphabétisme chez les femmes Dalits du district de Raichur dépasse les 38%. 

Vimukti Charitable Trust Pothnal a mis en oeuvre un nouveau programme appelé "Computer Based Functional Literacy" (Les bases de l'alphabétisation à l'aide de l'ordinateur) dans 50 villages très isolés du Taluka de Manvi. L'application permet de communiquer dans 9 langues régionales. Grâce à ce programme, une personne analphabète peut apprendre à lire et à écrire en 45 jours, à raison de 2 heures par jour. Le but de cette opération est de combler le fossé considérable qui existe dans cette région et et de réduire le taux d'analphabétisation chez les femmes pour qu'elles puissent avoir confiance en elles et qu'elles s'engagent dans des activités économiques pour améliorer leur vie. C'est aussi pour elles l'occasion de faire valoir leurs droits au niveau d'une politique gouvernementale qui ne les prend pas suffisamment en considération.


50 animatrices ont ainsi été sélectionnées à raison d'une animatrice par village. Le rôle de l'animatrice est de former les apprenants à l'aide de l'application conçue spécialement pour ce programme. Comme c'est un programme de base, les animatrices qui ont terminé leurs études au niveau 10 et qui ont l'expérience de la lecture, de l'écriture et des bases en mathématiques peuvent être sélectionnées. Elles sont accompagnées par 2 coordinateurs. Chaque animatrice reçoit un ordinateur portable et un vidéo-projecteur pour qu'elle puisse enseigner dans de bonnes conditions. Les 12 et 13 Août dernier, Vimukti a organisé 2 journées de formation dans ses locaux. Toutes les animatrices ont donné leur accord afin que la communauté soit impliquée, participe à l'ensemble du processus et qu'il s'inscrive dans la durée.


mardi 15 août 2017

Un arbre pour chaque enfant


" Même si je savais que demain le monde allait disparaître, je planterai encore ce pommier" (Martin Luther King). Vimukti s'est allié aux tenants du Projet qui vise à réduire les empreintes de carbone dans l'atmosphère en plantant des arbustes connus pour leur propriétés de purification de l'air en s'inscrivant dans un environnement plus sain. "Maguvige onde Mara" est une nouvelle méthode pour attirer l'attention des enfants dès leur plus jeune âge et cultiver chez eux l'habitude de nourrir et de protéger les plantes. Un arbuste est confié à chaque enfant qui fait le serment d'en prendre soin et d'avoir un comportement responsable vis-à-vis de la protection de la nature. Ce programme s'étend sur un ou deux ans jusqu'à ce que l'arbuste ait atteint un certain stade de développement. L'idée est de créer un lien entre les élèves et les arbres dès leur enfance. Il se répartit en trois temps: la sensibilisation et l'éducation, la plantation, l'attention et le suivi dans le but d'encourager plus de gens à planter des arbres.
L'objectif poursuivi:
Apprendre à l'enfant à avoir une attitude responsable au sein de la communauté
Attirer l'attention des enfants sur la valeur des arbres et sur l'environnement
Contribuer à aménager des espaces verts autour des écoles
Créer des partenariats entre les écoles, les associations et l'administration locale
Le projet a déjà planté près de 5000 arbustes au cours des cinq dernières années et a concerné plus de 9000 enfants dans 32 écoles.


jeudi 10 août 2017

Défilé pour l'éradication de la tuberculose

Avec le concours et le soutien du Département de la santé, les enfants de l'école d'Udbal ont défilé dans les rues du village (qui regroupe plus de 310 familles) jusqu'au Panchayat local. Les enfants de Vimukti étaient en première ligne criant des slogans, portant des pancartes et des bannières. L'infirmière est allée à la rencontre des familles en prodiguant les conseils et les précautions à prendre en cas de tuberculose (une éradication totale est prévue à l'horizon 2030). Ce sont plus de 200 enfants et adultes représentants le secteur de la santé qui ont ainsi défilé pour sensibiliser l'ensemble de la communauté sur les risques et la prévention des maladies, et tout particulièrement la tuberculose qui touche encore beaucoup de familles en Inde.



mardi 8 août 2017

Pour de meilleures conditions d'accueil dans les écoles

Le 25 juillet dernier, les membres du Parlement d'enfants de Markumdini ont soumis un "memorandum" au Président du Panchayath pour réclamer de meilleurs équipements collectifs à l'école et dans le village. Tous les membres du Parlement ont listé les problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés. Ils ont sollicité l'aide des autorités au sujet de l'eau potable, de l'aire de jeux, des équipements et du mur d'enceinte de l'école. Les eaux usées s'écoulent près de l'école et la propreté reste un mirage. Les terrains vagues deviennent le territoire des moustiques. Les enfants sont victimes de maladies contagieuses. L'école est dans un état de délabrement et rien n'a été fait pas même la réparation du toit. Mr. Kurumaya, le Président du Panchayat a pris la parole pour dire qu'il transmettrait cette requête aux autorités et que d'autres actions seraient menées dans cette direction pour améliorer la situation. Les membres du Parlement ont exigé une réponse écrite. Le chef d'établissement, les enseignants ont encouragé les enfants à poursuivre leur combat.


lundi 31 juillet 2017

mercredi 26 juillet 2017

Distribution de fournitures scolaires aux enfants les plus défavorisés

"Ce que nous faisons pour nous-mêmes s'en va avec nous, ce que nous faisons pour les autres et pour le monde reste et s'immortalise" (Albert Pine). 132 enfants appartenant aux familles les plus défavorisées de Pothnal et des villages voisins ont reçu des fournitures scolaires (sacs à dos, crayons, et taille crayons, gommes, accessoires de géométrie, uniformes, des mains de Claire-Isabelle, une étudiante venue de France, en présence des parents et des représentants locaux. Comme l'a rappelé Satish Fernandes, le directeur de Vimukti, les enfants d'aujourd'hui seront peut-être les leaders de demain et c'est pourquoi Vimukti poursuit sa mission auprès de celles et ceux qui n'ont pas accès à l'éducation et aux droits les plus élémentaires. "Chaque enfant doit pouvoir accéder au savoir et grandir si on lui offre cette opportunité au bon moment. Ils sont le futur de l'Inde" a rappelé aussi Elvin Lopez, l'assistant du directeur.



vendredi 21 juillet 2017

Campagne de sensibilisation auprès des agriculteurs locaux

Avec le concours du district et du Département de la forêt, Vimukti a organisé un programme de sensibilisation et d'information des agriculteurs de la région afin qu'ils puissent prendre connaissance des différents mesures gouvernementales en leur faveur. Cette journée d'information portait principalement sur le développement agro-alimentaire et le développement forestier. Dans le cadre de ce plan, des jeunes pousses de variétés locales d'arbustes et de plantes telles que "honge" ou "pongamia pinnata" mais aussi des groseillers indiens, des manguiers, des tamariniers et des plantes médicinales ont été mis à la disposition des agriculteurs. Durant la première année, ils recevrons 10 roupies pour l'entretien de chaque pousse, puis les années suivantes 15 et 20 roupies. Une enquête préalable avait été conduite dans le courant du mois de juin par le Département pour déterminer la demande des fermiers. L'inscription et l'engagement des fermiers a été facilité par la visite des officiels et des "Grama Panchayats". 13 fermiers ont ainsi reçu 420 jeunes pousses dans le cadre ce plan. 


lundi 10 juillet 2017

L'indépendance de l'Inde et la partition des Indes

Mars 1947. Après 300 ans de domination anglaise, le Palais du Vice-Roi ouvre ses portes une dernière fois pour accueillir Lord Mountbatten et sa famille. Petit-fils de la reine d'Angleterre et nommé dernier Vice-Roi des Indes, Dickie Mountbatten doit préparer le pays à l'Indépendance. Mais la tâche s'avère plus ardue que prévue. Après d'âpres négociations avec Nehru, Gandhi et Jinnah, perturbées par de violents conflits religieux, il n'aura d'autre choix que d'entériner la partition des Indes et la création d'un nouvel Etat, le Pakistan. 
Dans le même temps, Jeet et Aalia, deux jeunes indiens au service du Palais et que la religion oppose, subiront ces évènements et auront à choisir entre leur amour et leur attachement à leurs communautés.
La décision de Lord Mountbatten va provoquer l'un des plus grands déplacements de population de l'Histoire et ses conséquences se font encore ressentir aujourd'hui.

Dans la lignée de "Gandhi" et de "La route des Indes", le dernier Vice-roi des Indes est une fresque fastueuse, spectaculaire et pédagogique au sens où elle participera à mieux faire connaître cet épisode de l'histoire souvent méconnu des occidentaux. Inspirée de son passé familial, la réalisatrice anglo-indienne Gurinder Chadha nous raconte avec force détails très réalistes cette période où s'entremêlent la petite et la Grande Histoire au travers d'une histoire d'amour entre un jeune hindou et une jeune musulmane.

Pensant construire la paix, le Vice-roi va conduire le pays vers l'indépendance et le chaos. Son corollaire tragique: la partition entre la Nouvelle République de l'Inde à dominante hindoue et le Pakistan, Etat musulman créé au prix d'un exode et de massacres d'une violence extrême. L'indépendance de l'Inde sera chèrement acquise le 15 Août 1947, il y a seulement 70 ans.

mardi 13 juin 2017

Créer du lien

J'ai eu le bonheur d'entendre Abdennour Bidar (philosophe nourri du Soufisme) le week-end dernier lors d'une conférence en Ardèche. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ses pistes de réflexions qui offre des perspectives encourageantes malgré la morosité ambiante.

Un tisserand est un artisan qui tisse divers types de fils pour en faire des étoffes  en tapisserie. 
Ces tisserands oeuvrent notamment dans trois directions complémentaires et convergentes:
1. le lien retrouvé avec notre moi le plus profond, source de vitalité et d'inspiration créatrice
2. le lien retrouvé avec autrui, dans le partage équitable, la tolérance et la coexistence pacifique
3. le lien retrouvé avec la nature, fait d'émerveillement, d'éveil à la puissance de la Vie, et de symbiose
L'ensemble forme ce que j'appelle le Triple lien (à soi, à autrui, à la nature). Il y donc trois grandes familles de tisserands: celle du lien intérieur, celle du lien social, celle du lien écologique. Leur engagement complémentaire est fondamental parce que la "mère" de toutes les crises que connaît actuellement notre civilisation humaine est la menace d'une Déchirure du monde...

De toute urgence, nous avons besoin que les Tisserands se multiplient indéfiniment, qu'ils partagent et propagent le plus possible la conscience du sens de leur lutte. Nous avons besoin de réaliser l'union d'une grand conscience tisserande, d'une grande cause tisserande puissante et rayonnante, grâce à laquelle l'évolution globale du monde humain va pouvoir basculer du coté d'une réparation générale de tous les liens de solidarité, de fraternité, de symbiose...

Cyril Dion, l'auteur de Demain, parle justement de ceux que j'appelle Tisserands: "Construire du sens, de l'enthousiasme, des histoires, qui parlent aussi bien à  nos intelligences qu'à nos coeurs"...

Comment agir? Avec qui? La réponse est simple. Partout où un lien s'est rompu, et avec tous ceux qui s'en indignent. Que chacun entreprenne donc de lutter là où il est, dans chaque quartier, chaque commune, chaque association ou milieu professionnel, chaque pays, chaque culture...

Tout ce qui nous relie nous rend plus forts. Alors soyons, chacun à notre manière, les artisans d'un monde plus juste, plus humain, plus fraternel, plus soucieux du monde qui nous abrite. Soyons, nous aussi, des Tisserands et des relieurs.

lundi 5 juin 2017

Un livre de notre amie Lily


Dès que deux ou plusieurs personnes se rencontrent et communiquent, la question du pouvoir se présente. Du plus petit au plus grand groupe, les phénomènes de pouvoir entrent en jeu et conditionnent la relation. Le Pouvoir, qu’est ce que c’est, d’où vient-il, à quoi sert-il ? Cette difficile question est au coeur de toutes nos activités et de notre vie affective. Ce sujet universel est très vaste : Lily Jattiot propose ici une manière de le décrire et d’interroger les pratiques du pouvoir. Dans ce but elle traite le thème du pouvoir non pas à l’échelle grandiose des nations mais de manière plus pratique au niveau de la personne, c’est-à-dire de chacun d’entre nous : dans notre vie ordinaire avec nos proches, dans notre vie sociale, dans notre profession, avec nos voisins, au bureau, à l’usine ou dans toutes les communautés... Que nous le voulions ou non, où que nous soyons, nous rencontrons la question du pouvoir. Le comprendre pour mieux le vivre nous est incontournable parce que nul ne devient humain sans les autres humains, nul ne converse avec le divin sans rencontrer ses frères humains. À l’intérieur de nous-même, nous rencontrons aussi des luttes de pouvoir parce que notre unité n’est pas construite et que les différents personnages qui nous composent ne jouent pas forcément le même jeu : nous sommes si souvent en guerre avec nous-même. Dans les relations de pouvoir (au sens le plus commun de ce terme) c’est le plus faible qui s’adapte. Dans les relations d’amour, c’est le plus puissant qui s’adapte. L’apprentissage d’un exercice juste de l’autorité, ni autocratique, ni abandonnique, mais au plus près de ceux auxquels elle s’adresse, est une école de maturité. En ce sens, il nous met paradoxalement en chemin vers l’autonomie et la liberté d’être. Lily Jattiot, née à Nancy en 1946, est conseil en management (Méthode WChamming’s), psychanalyste jungienne, proche d’Arnaud Desjardins, écrivain et conférencière. 
Elle a publiée chez le même éditeur Dynamique du soi et Sagesse du féminin.

samedi 3 juin 2017

Le Premier ministre Indien Nodi rencontre le Président Macron


"Cet accord de Paris est notre patrimoine commun. Il peut protéger des générations à venir, donner lieu à un nouvel espoir", a déclaré Narendra Modi. 

lundi 22 mai 2017

Mon mari s'est suicidé


Je m'appelle Tayamma et j'habite le village de Jeenoor Camp dans le district de Raichur. J'ai perdu mon mari il y a deux ans. Il était paysan. Nous avions une petite exploitation de coton. Tout allait bien. C' était un mari attentif et un bon père. Nous avions 4 enfants: Lakshmi, Prakash, Rudhramani et Verupaksha. Une famille sans histoire, pas riche, mais ce que nous pouvions gagner était suffisant pour nous rendre heureux.

Et puis un jour le malheur s'est abattu sur notre village. Nous avions de quoi tenir encore une année mais pas assez pour les années suivantes. Le petit lopin de terre que nous avions n'a produit qu'un quintal de coton. Trop insuffisant pour faire face aux investissements. Mon mari a alors décidé de travailler comme journalier dans une autre ferme pour nourrir la famille. J'ai fait de même pour l'aider. Il faisait tout ce qu'il pouvait pour nous rendre heureux, moi et les enfants. Je ne sais pas comment il se débrouillait. Notre dette ne cessait d'augmenter mais il était toujours souriant et nous disait de ne pas s'inquiéter, qu'il s'occupait de tout.

Deux ans plus tard, sans prévenir, il a décidé d'arrêter de se battre et il s'est pendu. Quand j'étais jeune, je ne suis allé que très peu l'école et je ne ne savais pas comment nourrir une famille de 4 enfants. En travaillant comme journaliers, nous gagnions environ 200 roupies par jour (3€). Aujourd'hui je ne gagne plus que 190 roupies (2,50€). Mes deux fils ainés sont handicapés et ils ne peuvent pas marcher normalement. Le plus jeune va à l'école primaire de Jeenoor.

J'en veux parfois à mon mari. Comment en est-il arrivé là?. Pourquoi a-t-il fait cela? Comment a-t-il pu nous abandonner ainsi? J'ai parfois en tête d'en finir à mon tour. Mais je suis une Mère. je ne peux pas faire la même chose et laisser mes enfants seuls dans ce monde si cruel. C'est dans ce moment de détresse intense que Vimukti est venu à notre secours pour nous aider.


samedi 13 mai 2017

Avec les enfants du pensionnat


Une trentaine d'enfants, garçons et filles de 8 à 14 ans, bénéficient d'un accueil en pensionnat. En prenant cette initiative, Vimukti Pothnal offre la possibilité aux familles les plus défavorisées de prendre en charge l'enfant le temps de sa scolarité en contrepartie d'une participation financière symbolique qui marque l'attachement de la famille au suivi scolaire de l'enfant. Selon le choix de la famille et de sa religion, l'enfant sera scolarisé à Sneha Jothi School (l'établissement chrétien de la Communauté des Capucins) ou dans l'une ou l'autre des écoles gouvernementales de Pothnal qui accueillent en majorité des enfants de religion hindoue.

Les conditions d'accueil restent très rudimentaires. Une pièce pour les garçons, une autre pour les filles dans un bâtiment vieillot au fond de la cour. Les enfants dorment à même le sol sur une petite carpette qu'ils roulent au petit matin. Ils prennent leur repas dehors assis sur les marches de la modeste cabane qui tient lieu de cuisine. Au menu une grande assiette de riz blanc garnie parfois de quelques légumes recouverts d'une sauce indienne très épicée. Ils se lavent grossièrement au robinet et le seau d'eau froide versé sur la tête et le corps savonné tient lieu de douche. Qu'importe! Car ici l'eau est un bien précieux et beaucoup de familles dans les villages n'ont pour se laver que l'eau de la rivière.


C'est un régal de les voir, le matin ou le soir à la sortie de l'école, participer aux tâches quotidiennes (nettoyage de la cour, lavage du linge, vaisselle), faire leur devoir en silence sous le regard attentif de Shivu et avec l'assistance bienveillante d'Elvin, assister Pushpa dans la préparation des repas ou tout simplement s'adonner à quelques activités ludiques (chants, danses, jeux, dessins, etc.) Il y a une vraie solidarité entre eux et les ainés se sentent responsables des plus jeunes. Une autre famille se reconstitue. Et quand ils remarquent ma présence sur les marches de la maison, ils viennent par grappes regarder des photos sur l'ordinateur ou s'enquiert de mon état de forme. Leur curiosité est sans limite et comme tous les enfants du monde, ils aiment être ensemble et se sentir aimés.

mardi 2 mai 2017

Une Assemblée Générale joyeuse et constructive

L'association "ensemble, agissons" a tenu son Assemblée Générale annuelle à la salle des Fêtes de Villié-Morgon-Morgon les 29 et 30 Avril 2017. Vingt six personnes venues des quatre coins de l'hexagone ont répondu présents à cette invitation, le temps d'un week-end de partage et de convivialité autour du Projet humanitaire qui nous réunit maintenant depuis huit ans. Les 66 adhérents présents ou représentés ont donné quitus aux membres du conseil d'administration et à son Président afin de poursuivre le travail engagé auprès des populations les plus défavorisées.


Sept membres de l'association avaient fait le déplacement à Pothnal, au Nord du Karnataka, au cours des mois de novembre, janvier et février dernier. Ils ont ainsi pu témoigner du travail sur le terrain d'une équipe aujourd'hui élargie à 20 personnes (12 femmes et 8 hommes) et de l'évolution du programme d'éducation et de santé qui concerne les 16 villages de cette région du centre de l'Inde. Au cours de l'année 2017, l'accent a été mis tout particulièrement sur le volet santé et le recrutement d'une infirmière qui a en charge le suivi santé des 64 enfants parrainés et de leurs familles. 

En 2016, l'association "ensemble, agissons" aura versé la somme de 49 500€ à Vimukti (30 000€ au titre du fonctionnement, 13 000€ au titre de la "guest house", 5 500€ au titre de l'habitat des familles les plus nécessiteuses et 1 000€ pour l'achat d'un nouveau scooter). Pour l'heure, l'association compte une centaine d'adhérents. La vente d'objets manufacturés, achetés sur fonds personnels par les membres bénévoles, a rapporté la somme de 550€ lors de cette Assemblée Générale à Villié-Morgon. De nouveaux projets de sensibilisation sont à l'étude dans différentes régions de France. Daniel Helbert, le Président, a aussi commencé un film documentaire, qui verra le jour en 2018, sur le statut et la place des femmes dans la société indienne.

lundi 1 mai 2017

Camp d'été pour les enfants parrainés

Vimukti et Ensemble agissons sont à l'origine du camp d'été organisé à Pothnal du 18 au 28 Avril 2017. Trente cinq enfants parrainés ont participé à ce rassemblement qui alternait moments éducatifs (apprentissage de l'anglais, ateliers informatiques, atelier dessin, réunions d'information) et moments de détente (yoga, jeux d'intérieur ou de plein air, projections de films, chants) dans le but de valoriser les talents et les compétences de chacun. Les quatre groupes d'enfants de 6 à 16 ans, venus des villages voisins, se sont faits de nouveaux amis. Ils sont retournés chez eux plus confiants et la tête remplie de bons souvenirs à raconter à leur famille. Une sortie pique-nique au Kish-kinda Resort a clôturé joyeusement ce beau rassemblement.


jeudi 27 avril 2017

Leadership et développement personnel


Vimukti souhaite s'appuyer sur une nouvelle génération de leaders. Au travers de modules d'apprentissage et de formation pratique basés sur l'expérience, il propose à des personnes qui partagent les mêmes valeurs (en particulier des jeunes) de se rassembler pour être plus fort et construire le monde de demain. C'était l'esprit du Séminaire de formation organisé les 23 et 24 mars dernier dans l'enceinte de Vimukti.

"Un leader, c'est quelqu'un qui s'engage dans un processus de facilitation, qui aide un groupe de gens à comprendre quels sont leurs intérêt communs, qui les accompagne sur le terrain pour atteindre leurs objectifs. Pour faire cela le leader doit garder une certaine neutralité et ne pas prendre de positions trop tranchées. Si vous voulez devenir un bon leader, vous devez développer des qualités de confiance, d'acceptation, de communication, d'inspiration, d'écoute, d'imitation, d'enseignement, de conseil, de technicien, d'observateur et de rapporteur", a notamment déclaré Satish Fernandes, le directeur de Vimukti Pothnal.

Mr Lawrence, une personne ressource venue de Sindhanur, a mené les séances d'entrainement en mettant l'accent sur les caractéristiques que doit développer toute personne qui veut occuper une position de leader, au travers de mises en situations, d'exercices interactifs, de discussions et de jeux de rôles qui mettent en avant les qualités intrinsèques de chacun et dont parfois il n'a pas réellement conscience. Il s'agit d'améliorer les qualités d'observation, de réflexe circonstancié, de diagnostic, d'analyse, afin d'accéder à une plus grande autonomie. Les participants venus des villages voisins ont trouvé ce séminaire très enrichissant car il leur a donné plus de confiance pour d'interagir avec les autorités locales. Ils ont aussi beaucoup apprécié les différentes façons d'aborder les problèmes et les qualités qu'il leur fallait encore développer dans l'avenir pour être encore plus efficient. 52 personnes ont participé à ce séminaire.

lundi 24 avril 2017

De Pothnal à Mangalore



Février 2017. La scène se passe dans la gare routière de Mangalore. Je viens de passer deux jours extraordinaires avec Vishalakshi (ma première filleule) et Mamatha (l'assistante de Satish à Pothnal).  Elles sont toutes les deux originaires des villages voisins de Belthangadhi et Ujire dans le Sud du Karnataka, à environ 50 kilomètres de Mangalore. Nous sommes sur le point de quitter Vishalakshi qui va retourner à la pension où elle séjourne depuis qu'elle a commencé ses études d'infirmière et nous allons rejoindre Pothnal. 15 heures de voyage en bus nous attendent. Mamatha est allée acheter quelques "en-cas" pour tenir le coup durant ce long périple.
Avril 2017. Mamatha est envoyée à Mangalore pour suivre une formation en informatique pendant 3 semaines. Elle retrouve Vishalakshi et partage la même chambre dans la même pension gratuite proposée par l'Etat aux jeunes issus de milieux défavorisés... La vie est parfois bien faite.

jeudi 13 avril 2017

Elle a montré la voie


La boucle est bouclée. Vishalakshi, 21 ans, vient d'obtenir son diplôme d'infirmière délivré par l'Université de Mangalore. La petite fille, qui n'avait que 8 ans lorsque j'ai décidé de la parrainer grâce à l'association "Un enfant par la main", est devenue une jeune fille qui a pris en main son destin. Grâce au parrainage et au soutien sans faille de l'association Vimukti Ujire, elle va avoir un vrai travail et envisager un avenir plus serein. Bien sûr, elle va devoir rembourser d'abord l'emprunt qu'elle a contracté pour aller au bout de ses études, mais la jeune fille épanouie et rieuse veut aller encore plus loin. Elle aimerait devenir formatrice pour les jeunes qui, comme elle, se sont lancés dans ce métier de la santé. Elle a ouvert la voie et le parrain que je suis a toutes les raisons d'être fier de son beau parcours. J'espère que beaucoup d'autres enfants parrainés avec le soutien de Vimukti Pothnal auront la même détermination pour aller au bout de leurs rêves.

vendredi 7 avril 2017

Bilans de santé gratuits


Sur le plan de la santé, nous avons pu constater de visu, lors de nos récents séjours à Pothnal (novembre et janvier/février), le véritable engagement de l'équipe de Vimukti. Des check-ups santé sont régulièrement organisés. A Pothnal, ils ont lieu à l'intérieur de la guest house transformée pour la circonstance en infirmerie et en salle de soins (une chambre est affectée aux contrôles effectués par l'infirmière et une seconde chambre tient lieu de cabinet pour les visites individualisées avec un médecin de Manvi. Shanta (la plus expérimenté mais seulement présente une ou deux fois par semaine) assure parfaitement son rôle de manager. Lalitha, jeune infirmière recrutée récemment, effectue des visites régulières dans les familles et Anamma (infirmière à l'hôpital de Pothnal) vient leur prêter main forte pour les check-ups organisés dans les villages (le plus souvent à l'ombre d'un arbre sur la place publique). Mamatha (l'assistante de Satish) tient le registre des consultations et un carnet de santé permet le suivi de chacun des patients. Ces bilans sont réalisés à titre de soins préventifs mais lorsque des situations plus alarmantes sont détectées, les individus sont envoyés à l'hôpital (Pothnal, Manvi, ou Raichur pour les cas les plus graves).