dimanche 10 décembre 2017

Un film jugé blasphématoire par le parti au pouvoir


Le film Padmavati, qui vient juste de sortir en Inde, suscite de nombreuses polémiques alimentées par le parti au pouvoir (BJP) dirigé par le Président Narenda Modi. Réalisé dans la plus pure tradition de Bollywood par Sanjay Leela Bhansali, ce film est inspiré du destin d'une reine indienne du Rajasthan ayant vécu à la fin du 13ème siècle, d'après un poème écrit en 1540 par un auteur soufi. Cette jeune reine, appelée Padmavati, refuse de se donner à un sultan musulman qui a envahi sa ville et se jette dans les flammes du bûcher de son époux afin de le rejoindre dans la mort.

Cette évocation de l'Inde médiévale n'est pas du goût de la frange extrémiste du BJP qui considère ce film comme un sacrilège au regard de l'histoire. A tel point que l'actrice Deepika Padukone et le réalisateur ont reçu des menaces de mort. Dans une Inde fracturée où la violence grandit depuis l'élection de Modi, il y a lieu de s'inquiéter de voir ressurgir les vieux démons qui ont fait tant de victimes dans les combats fratricides entre hindous et musulmans.


mardi 5 décembre 2017

Des sanitaires partout, pour tous et tout le temps


Plus de 700 millions d'Indiens qui ne possèdent pas de toilettes sont obligés d'aller déféquer à l'extérieur. Au cours de 8 dernières années, seules 5 % des familles ont arrêté de faire leur besoins en plein air. Comme l'explique Satish Fernandes, le directeur de Vimukti Pothnal, on se heurte à des habitudes tellement ancrées culturellement que les arguments sanitaires ne suffisent pas toujours à convaincre. Les femmes craignent d'être davantage recluses à l'intérieur de la maison et considèrent ce choix comme une atteinte à la liberté de se retrouver entre elles pour échanger à la tombée de la nuit.

"Les efforts pour accéder l'eau propre, l'hygiène sanitaire contribuent aussi à réduire la mortalité infantile et la malnutrition. Cela évite que des jeunes filles quittent l'école prématurément en raison de l'absence de toilettes". Satish Fernandes, le directeur de Vimukti Pothnal poursuit: "notre moteur, c'est de voir un village propre, équipé de toilettes pour tous, partout et tout le temps". Vimukti collabore ainsi avec les associations, les organisations non gouvernementales, les écoles pour montrer toute l'importance de l'usage des sanitaires dans les villages, en multipliant les réunions d'informations et les requêtes auprès des autorités locales et gouvernementales. 152 familles ont ainsi rempli un dossier qu'ils ont remis en mains propres aux autorités pour recevoir l'argent nécessaire à la construction de toilettes. Si tout va bien, elles pourraient bénéficier de cette aide en Janvier prochain.


samedi 2 décembre 2017

Eduquer les filles... et les garçons!


"Quand on me racontait l'histoire de Gautama Buddha, à chaque fois je m'interrogeais sur sa femme et son fils qu'il avait abandonnés", écrit Vikram Bhattacharya.

Il est parti au milieu de la nuit le jour où son fil est né. Quand elle a appris la nouvelle, sa femme a été naturellement anéantie. Cependant, elle n'a pas porté plainte mais sa vie a perdu tout son sens. Sa seule raison de vivre, c'était son fils. Elle souhaitait qu'il devienne un homme aux yeux du monde. Ses amis et sa famille vinrent la voir et lui demandèrent d'oublier l'homme qui les avait quittés et de repartir à zéro. Ils lui demandèrent de se remarier mais elle refusa. Elle était jeune et belle, les prétendants ne manquaient pas, mais elle disait toujours non.

Alors un jour il revint et se tint en face d'elle. Elle se rappelait à peine qu'il l'avait quittée. 
- Il t'appellent Buddha maintenant, lui dit-elle avec douceur. 
- J'ai entendu cela lui répondit-il d'un ton calme et mesuré. 
- Qu'est ce que ce mot veut dire? poursuivit-elle. 
- Je pense que cela veut dire celui qui est éclairé, celui qui possède la vérité, répliqua-t-il. 
Elle sourit en silence. 
- J'imagine que nous avons appris tous les deux quelque chose. Votre enseignement, Ô Buddha, va enrichir la spiritualité dans le monde, mais ma leçon à moi, malheureusement, restera moins connue, soupira-t-elle. 
- Et quel est cette leçon? interrogea le Buddha. 
Ses yeux se remplirent de larmes. 
- Q'une femme courageuse n'a besoin de personne pour être complète. Elle a tout en elle.

L'autre jour je parlais avec une personne et la conversation portait sur le changement qu'une femme voudrait voir. Cela semblait tout simple. Chaque mère désire que sa fille ait une vie meilleure que la sienne. Elle lui apprend à être audacieuse et indépendante. Elle souhaite voir le changement qu'elle a désiré pour sa fille. Mais qu'une mère n'essaie jamais de changer son fils, c'est cela qui est triste.

Merci Arun de m'avoir rapporté cette histoire. Et si c'était cela le changement à venir...



lundi 27 novembre 2017

Academy of Bharatanatyam in Bangalore

Dimanche 26 Novembre à Bangalore. Nous avons rendez-vous avec Gayathri Keshavan, fille et disciple de Sri T. K. Narayan, un danseur de Bharatanatyam connu internationalement dans les années 50 du siècle dernier et fondateur de l'Academy. Gayathri s'est produite dans de nombreux festivals en Inde, aux Etats-Unis et en Europe. Elle a également deux filles (l'une vit à Singapour, l'autre à Londres). Toutes les trois poursuivent et maintiennent vivante la tradition familiale d'un enseignement authentique du Bharatanatyam, bien connu pour la précision et la pureté du geste. Son expérience de plus de 40 années en tant qu'artiste, enseignante et maître de chant carnatique, elle le transmet à des centaines élèves du monde entier qui viennent s'initier à cet art pendant de longues années.

Pendant plus de 2 heures, Gayathri et neuf élèves avancés (8 filles et 1 garçon), nous font découvrir l'essence même du Bharatanatyam. Gayathri nous explique dans le détail et démonstrations à l'appui, toutes les facettes de cet art exigeant profondément enraciné dans la tradition culturelle de ce pays. Caméra à l'épaule, j'enregistre les nombreuses danses qui composent ce programme mené tambour battant par une pédagogue généreuse qui excelle aussi dans le registre du chant et des petites percussions. Pour notre plus grand bonheur, les étudiants se donnent à fond dans cet exercice pour lequel il consacrent une grande partie de leur temps, car certaines sont étudiantes, d'autres ont un métier ou sont femmes au foyer. A l'issue de la présentation, ils nous expliquent pourquoi ils ont fait le choix du Bharatanatyam et la place que cette forme de danse tient dans leur vie. Cette magnifique rencontre est clôturée par un repas finement épicé partagé avec les autres membres de la famille. Merci, chère Gayathri, pour votre accueil simple, chaleureux et authentique, à l'image de votre art.


dimanche 26 novembre 2017

Dix ans... déjà !

C'était en Avril 2007. Nous venions en Inde pour la première fois. But de notre voyage: rencontrer Vishalakshi, 12 ans, que je parrainai depuis 2004 grâce à l'association "Un enfant par la main". Deux ans plus tard, l'association "ensemble, agissons" était créée... A chacun de mes périples au Karnataka (c'est mon dixième séjour), je rends visite à Vishalakshi à Ujire  ou à Mangalore où elle exerce depuis quelques mois le métier d'infirmière.


Il faut pas moins de 13 h de bus pour se rendre de Pothnal à Mangalore. Taxis, autocars ou rickshaws sont les moyens de locomotion les plus utilisés car peu onéreux dans un pays où les distances, mêmes courtes, prennent beaucoup de temps. Le réseau routier laisse vraiment à désirer car le bitume ne résiste guère aux très fortes pluies en période de mousson. Par bonheur (mais la vie ne fait jamais les choses à moitié), Vishalakshi a réussi à prendre deux jours de congés pour être avec nous et fêter le dixième anniversaire de notre rencontre. 

Nous sommes retournés à Ujire, son village natal. Nous avons fait une halte au Projet Vimukti qui l'a accompagné durant toutes ces années. Nous avons rendu visite à sa famille dans la petite maison isolée au milieu d'une végétation abondante (rien à voir avec l'aridité et la sécheresse qui sévit à Pothnal). Nous lui avons offert son premier ordinateur, en guise de remerciement pour le chemin parcouru et devenir une jeune femme autonome, fière de sa réussite et consciente de la chance qu'elle a eu de nous rencontrer. "C'est en donnant que l'on reçoit", c'est le premier message que j'ai reçu en arrivant ici en Inde, il y a dix ans déjà.

mercredi 15 novembre 2017

Des écoles sans toilettes... c'est aussi l'Inde d'aujourd'hui


Une quarantaine d'enfants et quelques parents sont arrivés tôt dans la matinée à Vimukti, en provenance des villages de Markumdini, Karabdini, Udbal et Pothnal. A la journée nationale des enfants (children's day), ils ont préféré se mobiliser pour venir défendre leurs droits auprès des autorités régionales. Pushpa, la cuisinière du pensionnat, s'était levée aux aurores afin de préparer une grande marmite de riz palan qui allait combler tous les appétits. Après avoir chargé pancartes et bannières sous les banquettes, petits et grands se sont agglutinés comme des sardines dans les deux voitures louées pour la circonstance, les plus hardis s'installant sur le toit, jambes repliées entre les tiges de la galerie. Destination: Raichur. Objectif: déposer un mémorandum auprès des représentants du gouvernement afin d'obtenir des commodités dans les écoles. Dans les villages les plus reculés du Karnataka, comme c'est le cas ici, il n'y a pas encore de toilettes....


Il faut plus de 2 heures pour se rendre à Raichur. Nous avons dû nous arrêter à plusieurs reprises car certains enfants vomissaient le repas du matin. Sous une grande bâche installée en bordure de la route face au jardin où siège les autorités du district, les animateurs ont déployé les bannières et les enfants ont décrit (dessins à l'appui) la situation dans chacun des villages qu'ils représentaient. Relayés par quelques adultes, ils ont crié des slogans pour réclamer des commodités dans les écoles et plus de justice. Un mémorandum déposé six mois plus tôt était resté lettre morte. De nombreux médias locaux et régionaux étaient présents. Kaveri, Pavithra, (deux enfants parrainés) et quelques autres ont pris la parole face aux caméras, exigeant des toilettes pour tous. Satish, le directeur de Vimukti Pothnal, a fait part aux autorités de sa détermination. "Tant que nous n'obtiendrons pas gain de cause, nous reviendrons et nous continuerons la lutte. Si beaucoup d'enfants ne viennent pas à l'école (notamment beaucoup de filles) c'est parce qu'il n'y pas de toilettes. Les enfants défèquent à proximité de l'école et les mouches pullulent au moment des repas. Cela ne peut plus durer". 


Quand les représentants du gouvernement régional sont arrivés (après plus de 3 heures d'attente), ils ont écouté passivement les rapports circonstanciés remis par les officiers d'éducation, ne prêtant pas attention aux enfants et renvoyant à plus tard des décisions dont ils n'étaient pas maîtres, ont-ils dit. Depuis que le BJP a pris le pouvoir sous la Présidence de Moodi, bien peu a été fait en matière d'éducation. Nous avons aussi observé dans les villages que l'environnement n'était pas une priorité. Il est indispensable que des associations telles que Vimukti se mobilisent pour le développement de l'éducation et de la santé. Nous sommes à leurs cotés.

jeudi 9 novembre 2017

Un premier groupe de femmes à Vimukti Pothnal

Elles sont venues de plusieurs villages en fin de matinée. Certaines sont arrivées à pied accompagnées par un un fils ou un cousin, d'autres sont sorties d'une fourgonnette qui fait office de taxi pour les plus pauvres. Sous l'impulsion de Mariamma, une animatrice expérimentée récemment recrutée par Vimukti,  elles ont montré qu'elles pouvaient se mobiliser pour faire entendre leur voix. Jeunes et moins jeunes, elles étaient plus de 80, assises à même le sol sous le hall, fières de participer pour la première fois à cette rencontre que j'avais l'honneur d'inaugurer, après avoir écouté en silence l'hymne du Karnataka. "C'est une première étape et le début d'une nouvelle aventure pour les femmes de cette région. Soyez fières d'être femmes. Faites entendre votre voix pour plus de justice et d'équité et menez le combat contre les inégalités flagrantes dont vous êtes trop souvent victimes. Nous sommes à vos cotés. Merci d'être là, si nombreuses, pour ce premier rassemblement."


Un conteur a d'abord tenu en haleine un public conquis et hilare. Fortement encouragées par Satish et Yasheela, quelques femmes ont pris la parole pour témoigner de situations qu'elles déploraient dans leur village. Ensemble, elles seront plus fortes et elles pourront mieux défendre leurs droits face à une administration qui a une fâcheuse tendance à faire la sourde oreille. Devant la bannière, poings levés, elles ont repris en choeur quelques slogans et entonnées un chanson. Nagaratna, la nouvelle infirmière, les attendait ensuite pour une visite santé: vérification de la tension, assortie parfois d'une injection mais le plus souvent de quelques médicaments génériques susceptibles d'apaiser quelques douleurs ou insuffisances. C'était Jeudi, jour de marché à Pothnal.


lundi 6 novembre 2017

Journée avec les enfants parrainés


Ils étaient 50 (sur 65) à participer à la journée qui leur était dédiée. Certains parents avaient fait le choix de travailler aux champs car les pluies ont été abondantes cette année et les cultures (coton et riz) s'annoncent plus abondantes. Ils sont arrivés un à un, accompagnés leur grand frère, de leur cousin, de leur oncle ou de leur tante, parfois du papa et de la maman, car il faut dire que les familles ne sont pas toutes impliquées de la même manière et toutes n'ont pas la même compréhension de l'aide que nous leur apportons. Tout dépend de la situation familiale de chacun et du niveau de pauvreté (intellectuel, psychologique ou moral) de la famille.

Tous ceux qui ont répondu présents ont eu à coeur de participer joyeusement à cette rencontre placée sous le signe du partage et de la convivialité. Les jeux collectifs, animés avec beaucoup d'entrain par Elvin, l'assistant du directeur, ont créé l'ambiance. Chacun a donné libre cours aux rires et à la fantaisie. Les écuelles se sont ensuite remplies de pollenta de maïs abondamment sucrée et chacun y a puisé une énergie nouvelle pour l'après-midi. Et c'est devant un parterre attentif que Satish, le directeur de Vimukti Pothnal, et moi-même, avons rappelé l'exigence d'un partenariat basé sur la confiance et la réciprocité. Les membres de l'association "ensemble, agissons" sont tous bénévoles et la totalité des fonds collectés vont au Projet d'éducation et de santé de Vimukti Pothnal. Cela implique que l'enfant aille très régulièrement à l'école et que la famille bénéficie d'un suivi santé permanent.
Tour à tour, les enfants sont montés sur la scène où ils ont déployé tous leurs talents, alternant chants et danses, chaudement applaudis par un public tout acquis à la joie d'être ensemble. La photo de famille a clôturé cette belle journée.


vendredi 3 novembre 2017

Rencontre avec l'équipe de Vimukti Pothnal

Tout va très vite en Inde... En l'espace d'une année, 5 membres de l'équipe ont suivi d'autres chemins. Sidaryappa est parti travailler à Bangalore, Devamma et Jothi se sont mariées, Lalitha, l'infirmière, a du interrompre son travail pour cause de maternité, Gauramma  a disparu sans donner de nouvelles... De nouveaux visages ont fait leur apparition: Nagaratna occupe désormais le poste d'infirmière, Parvati, Shashikala, Mariamma, Eshamma ont intégré le nouveau groupe... Sous l'autorité de Satish, le directeur, ils sont 19 au total à se répartir les tâches en fonction de leurs compétences respectives et/ou selon le village où ils et elles habitent.


C'est une équipe motivée et pleine d'enthousiasme qui nous a accueilli aujourd'hui à Pothnal. Ils ont toute notre confiance car ce sont eux qui peuvent agir sur le terrain et trouver les solutions les mieux adaptées. Si beaucoup a été fait au cours des huit années passées, il reste encore à faire pour améliorer les conditions de vie et la santé des enfants et de leurs familles dans les 16 villages de cette région rurale du Nord du Karnataka. Les maladies (particulièrement la dengue) font encore des ravages. De très nombreux enfants et adultes sont victimes de malnutrition, de carences, d'anémie. Il convient alors de mener des campagnes d'information, d'aider les plus démunis en leur donnant de la nourriture ou en les accompagnant à l'hôpital pour faire des examens plus approfondis, de continuer sans relâche à faire valoir les droits des enfants, à constituer des groupes de femmes, à se battre pour obtenir des aides gouvernementales (dans un climat de suspicion et parfois aussi de corruption), à changer les habitudes et à vaincre les traditions ancestrales. Le défi est important mais grâce à la contribution de chacun des membres de l'équipe et à la bonne volonté des familles qui ont accepté ce partenariat avec "ensemble, agissons", la situation s'améliore lentement.

mercredi 1 novembre 2017

Loisirs créatifs pour les enfants parrainés

Il n'y a rien de plus enrichissant pour les enfants que d'avoir la possibilité de s'exprimer librement et sans jugement. Faire preuve de créativité, créer quelque chose pour donner libre cours à ses sentiments et expérimenter de nouvelles situations est signe de bonne santé émotionnelle. La créativité permet de grandir mentalement. C'est la possibilité d'essayer et de mettre en oeuvre de nouvelles idées et parfois aussi une nouvelle façon de penser ou d'aborder une difficulté. Vimukti met tout en oeuvre pour créer un environnement créatif en complément du système éducatif traditionnel proposé à l'école. A travers les arts et les loisirs créatifs, les enfants développent leur sens esthétique et ils peuvent s'exprimer très librement. "Notre but, c'est d'aider chaque enfant a développer son potentiel personnel en donnant le meilleur de lui-même." dit Satish Fernandes, le directeur de Vimukti Pothnal.


Les 21 et 22 Octobre dernier, avec la collaboration de "ensemble, agissons", Vimukti a organisé un atelier destiné aux enfants parrainés. Sous la houlette de Mr Anthony Module, la personne ressource invitée pour conduire ce workshop, ils ont beaucoup apprécié cet apprentissage. L'occasion pour 55 d'entre eux de déployer leurs talents à l'aide de matériels divers: papiers, ciseaux, colle, peinture, etc. Ils ont découvert tout l'intérêt de travailler ensemble avec un objectif commun. Patience et concentration ont été les maîtres-mots de ce week-end. L'occasion aussi pour les animateurs de découvrir d'autres facettes des enfants pour mieux les accompagner dans leur développement personnel.



vendredi 27 octobre 2017

Solidarités



A quelque 8 000 kilomètres de là, dans le paysage rural de Pothnal, les difficultés de la vie quotidienne et les enjeux du développement sont parfois bien loin de nos préoccupations du moment. Mais la vie continue aussi là-bas, apportant son lot de bonnes nouvelles.

En période de mousson, des pluies abondantes sont tombées sur Pothnal entraînant une forte montée des eaux de la rivière, sans conséquence fâcheuse pour l'environnement. On peut espérer que les récoltes à venir bénéficient de cette "embellie" après une année 2017 qui avait mis à mal les rizières et les champs de céréales. Le manque d'eau reste la pire des calamités dans cette région pauvre du nord du Karnataka.

Les parrains et marraines ont tous reçu des nouvelles de leurs filleuls (les) au cours de l'été. Je vous rappelle que Véronique Fabart est en charge du suivi des enfants parrainés et qu'il est fortement recommandé d'effectuer vos envois dans des enveloppes indéchirables. Celles et ceux d'entre vous qui ont opté pour un "parrainage santé" vont avoir également un interlocuteur privilégié en la personne de Bernadette qui en assure désormais le suivi. 65 enfants parrainés, mais seulement 10 parrainages santé. 
Encore un petit effort...

Grâce à la très grande générosité de l'un de nos donateurs, la Maison "Merci Nivas", va être agrandie.  En effet, la partie supérieure à l'étage va être construite et aménagée afin de pouvoir héberger des jeunes adolescentes habitant dans les villages éloignés de Pothnal, le temps de leur scolarité. Les jeunes filles parrainées en seront les premiers bénéficiaires.

Je me suis lancé un nouveau défi:  réaliser un film documentaire, intitulé "Destins de femmes indiennes", afin de disposer à terme d'un autre support pour organiser des conférences dans différentes régions de France. J'ai déjà réalisé une série de reportages en Février et Mars dernier et je repars en Inde tout le mois de Novembre pour finaliser ce projet. Cette réalisation va me mobiliser plus de six mois et j'espère vous la présenter à la prochaine Assemblée Générale en 2018. 

Novembre est traditionellement le mois des Solidarités. N'oubliez pas que vos dons peuvent être défiscalisés à hauteur de 66% conformément à la législation en vigueur. Grâce à votre engagement à nos cotés, nous pouvons agir et changer profondément la vie de celles et ceux qui vivent dans la pauvreté. Merci d'avance pour votre générosité.



samedi 21 octobre 2017

Festival des Lumières (Diwali)

Pendant 5 jours (du 17 au 21 Octobre 2017) un peu partout en Inde, on célèbre la Fête des Lumières, communément nommée Diwali ou Deepavali. Les dates varient d'une année à l'autre selon les régions en fonction du calendrier lunaire. Les hindous mais aussi les boudhistes, les jaïns et les Sikhs observent cette tradition. Les établissements publics et les banques arrêtent toute activité, les commerces n'ouvrent qu'à certains moments de la journée. Seuls les transports poursuivent leur activité facilitant les déplacements des uns et des autres pour des célébrations religieuses.

    Shashikumar's family in Pothnal
Diwali symbolise la victoire  de la vertu sur l'obscurité. On commémore le retour du dieu Rama dans son royaume après quatorze ans d'exil. La déesse Lakshmi, l'épouse de Vishnu, symbolise la richesse et la prospérité. Les boudhistes célèbrent l'anniversaire de la conversion l'empereur Ashoka, les Jaïns celui du dieu Mahavira ayant atteint le nirvana.

A cette occasion, les pratiquants font le grand ménage dans la maison et les lieux de travail qu'ils décorent avec des petites lumières électriques ou de simples lampes à huile. Des bols d'eau où flottent bougies et fleurs participent aussi de cette décoration. Ils font aussi une grand toilette, se parfument avec des huiles odorantes, portent souvent des vêtements neufs et offrent des douceurs (sweets) aux membres de la famille, aux amis et aux collaborateurs. Des feux d'artifice éclatent un peu partout en soirée. Des fêtes foraines ont lieu aussi dans les villes et les villages. Le troisième jour est celui où culmine les célébrations. Le cinquième jour est est dédié aux frères et soeurs qui se rassemblent pour partager nourriture et célébrer les liens qu'ils ont entre eux.

mardi 17 octobre 2017

Une nomination chaleureusement applaudie

Satish Fernandes a été nommé membre du Child Welfare Comittee du district de Raichur (Comité pour l'aide à l'enfance). Une juste récompense pour celui qui, depuis 2010, dirige avec autorité et compétence le Centre de Vimukti Pothnal avec lequel nous avons établi un partenariat solidaire.


"Il ne peut y avoir de révélation plus vive de l'âme d'une société que la façon dont elle traite ses enfants", disait Nelson Mandela. Notre ami Satish possède cet enthousiasme et cette énergie qui permet d'aller toujours de l'avant, de relever des défis, de représenter et de défendre les enfants pour qu'ils soient vus, entendus, crus et protégés. Au cours des trois dernières années, il s'est personnellement impliqué pour défendre la cause et les droits des enfants. Sa force de travail et son engagement ont été récompensés par le Gouvernement du Karnataka qui l'a nommé membre du Comité pour l'enfance du district de Raichur, un comité composé de 4 personnes et un Président. Le comité a les mêmes pouvoirs qu'un tribunal urbain ou qu'un tribunal judiciaire de première classe. Il mérite nos encouragements et notre chaleureux soutien. Nous lui souhaitons de réussir dans cette responsabilité qui lui a été confiée et dans laquelle il continuera d'oeuvrer pour un avenir meilleur de tous les enfants. 

mercredi 11 octobre 2017

En finir avec l'avortement sélectif et l'infanticide des filles

"La naissance d'une fille... l'un des plus beaux miracles de la vie, l'une des plus grandes joies que nous puissions connaître, et l'une des raisons qui font que nos journées sont enluminées et joyeuses."



Dans le village de Narbanda, Vimukti Pothnal a organisé un programme d'information sur le thème de la protection et de l'éducation des filles. Mrs Shoba a regretté que l'infanticide soit encore très répandu. L'avortement sélectif et la montée des infanticides féminins restent d'actualité un peu partout en Inde. La destruction des foetus filles ne cessent de croître en milieu urbain indépendamment des castes, des classes ou des communautés. Le facteur le plus inquiétant, c'est la volonté de tuer des bébés filles avant qu'ils aient atteint leur première année. Les foetus du sexe féminins sont abandonnés, jetés à la poubelle ou dans les égouts. Il arrive même parfois qu'ils soient enterrés vivants ou empoisonnés dans le ventre de la mère. Des bébés vendus, battus ou torturés jusqu'à la mort.

Ce comportement résulte du désir d'avoir un garçon à tout prix, niant ainsi le droit de naître fille. Cette discrimination sexuelle est à la source du manque d'éducation, du travail des enfants, des marriages arrangés précoces et forcés, de la violence et de l'oppression dont sont victimes les enfants de sexe féminin. Dans le cas de mariage d'enfants, contrairement aux garçons qui peuvent poursuivre leurs études, les filles se voient privées de tout droit à l'éducation et à l'emploi. Certains pensent même que le fait d'éduquer une fille les rabaisse dans l'échelle sociale.

La directrice de l'école, Mrs Sushila, a rappelé qu'il était de la responsabilité de chacun de prendre soin des filles et de leur accorder toutes les opportunités pour qu'elles réussissent dans la vie. "Save the Girl child, educate the Girl child" est l'une des slogans que chacun doit prendre à son compte pour promouvoir le bien-être des filles. "Pour nous tous qui sommes présents ici, notre but est de protéger, sauvegarder, encourager et faciliter l'éducation des filles". Un combat qui semble encore loin d'être gagné. 

jeudi 28 septembre 2017

Les femmes et les enfants ne sont pas des marchandises !!!



L'exploitation de la misère humaine et la maltraitance envers les enfants restent l'un des problèmes majeurs de notre époque. C'est une forme d'esclavage moderne dans lequel les trafiquants utilisent la force, la contrainte et la fraude pour broyer leurs victimes, les obliger à avoir des relations sexuelles non consenties ou effectuer des travaux domestiques contre leur volonté. L'industrie du sexe s'est répandue, prenant différentes formes qui vont du bordel à la prostitution de rue en passant par les services d'escort-girl, le commerce des faux salons de massages, les cabarets ou la prostitution via internet. D'autres formes d'exploitation plus insidieuses ont également vu le jour tel que l'esclavage domestique dans les entreprises, petites ou grandes.

Les enfants font aussi parfois l'objet de sévices sexuels et de violences physiques et psychologiques qu'ils ne veulent pas rapporter à leurs parents ou à la personne qui s'occupe d'eux. Car la plupart de ces enfants ne sont pas informés de leurs droits et ils ne bénéficient d'aucune protection. Consciente de ces problèmes, l'association Vimukti organise des réunions d'information dans les écoles, les pensionnats, les lieux publics et les villages avec un objectif : protéger les enfants et les femmes en préconisant des mesures préventives au sein des familles, des villages et de la communauté.

"Ensemble, agissons" pour mener, avec Vimukti, une action efficace auprès de celles et ceux dont les droits humains sont encore trop souvent bafoués et violés. C'est le sens de notre action et de notre engagement.


mardi 12 septembre 2017

Bien démarrer dans la vie

Les 3 ou 4 premières années de la vie d'un enfant sont déterminantes pour sa croissance et son développement. La santé, l'hygiène et le développement psychologique de l'enfant dépendent étroitement de son environnement familial. Le lait maternel fournit les éléments nutritifs essentiels, vitamines et minéraux, et pendant les 6 premiers mois, aucun autre aliment liquide ou solide n'est requis. De plus, à travers le lait maternel la maman va transmettre à l'enfant les anticorps qui vont lui permettre de mieux combattre et résister aux maladies. L'allaitement réduit aussi le risque d'obésité, de cholesterol, de diabète, de pression artérielle, d'asthme ou de leucémie etc. Le lien particulier entre l'enfant et sa mère a des effets positifs dans la vie de l'enfant: stimulation, comportement, apprentissage du language, sentiment de bien-être, sécurité et communication avec les autres. Toutes ces question ont été discutées, débattues et des conseils avisés ont été donnés aux jeunes mamans du village de Tadakal dans le but d'améliorer les conditions de vie de l'enfant et d'adopter le comportement approprié en fonction des circonstances. 49 jeunes mamans ont bénéficié de cette formation. Des informations complémentaires relatives à la déclaration des naissances et aux facilités offertes par le gouvernement ont été aussi prodiguées.


jeudi 7 septembre 2017

"Merci Nivas" s'agrandit

Grâce à la très grande générosité de l'un de nos donateurs, le premier étage de la maison "Merci Nivas" va devenir réalité très prochainement. Cet espace sera aménagé comme lieu d'hébergement pour des jeunes adolescentes qui habitent dans les villages éloignés et qui souhaitent étudier dans de bonnes conditions à Pothnal. Satish Fernandes, le directeur de Vimukti Pothnal, va mettre en oeuvre rapidement ce chantier qui devrait être achevé au printemps prochain. Voici une projection de la maison telle qu'elle apparaîtra lorsque les travaux seront achevés.

lundi 4 septembre 2017

L'assistance aux plus faibles

Grâce aux bonne relations entretenues avec les autorités locales, Vimukti a mis en oeuvre des programmes d'information et d'assistance aux personnes les plus défavorisées. Les animateurs font du porte à porte dans les villages afin de distribuer de la nourriture, des bonbonnes de gaz, des cartes de transport, des cartes d'identité, des cartes de travail, des pensions pour les veuves et les vieillards, des équipements pour les handicapés. Au total ce sont 1297 familles qui ont bénéficié d'une aide de Vimukti au travers de ces programmes.




lundi 28 août 2017

Conseil d'administration à Villié-Morgon


Le conseil d'administration de l'association s'est réuni les 26 et 27 Août à Villié-Morgon (69). Les membres du Bureau ont été élus ou réélus: Daniel Helbert, en qualité de Président, Véronique Fabart, en qualité de secrétaire, Marcel Helbert, en qualité de trésorier.

Ce 21è conseil d'administration a été l'occasion de rappeler les fondamentaux de l'association et de dresser un bilan des 8 premières années de notre existence. Notre rayonnement sur le territoire français, grâce à la toile que nous avons tissé avec tous les membres d'"ensemble, agissons", s'enrichit de nos différences mais aussi de vrais valeurs partagées. Nous approchons déjà le chiffre de 100 adhérents. Une association à taille humaine qui a pris le parti de miser sur le bénévolat intégral.

A Pothnal les enfants grandissent et s'épanouissent grâce à votre aide et votre soutien. Les parrainages santé ont enrichi le dispositif. Toutes les familles parrainées vivent désormais dans des habitations décentes moins sujettes aux caprices de la météo en période de mousson. La Maison "Merci Nivas" remplit totalement son rôle et elle s'avère utile à tous. L'aménagement du premier étage est à l'étude et devrait se concrétiser prochainement. Nous y reviendrons dans un prochain post.

Daniel s'est lancé dans la réalisation d'un deuxième documentaire sur la statut et la place des femmes en Inde. D'autres membres de l'association se rendront à Pothnal au cours des mois à venir. Et dans moins de deux ans maintenant, nous fêterons le dixième anniversaire de notre association et de notre engagement auprès des familles les plus pauvres de la région de Pothnal. De nombreux projets sont déjà dans les tuyaux et nous comptons sur votre mobilisation et votre soutien sans faille pour continuer à partager avec nous cette belle aventure.

mercredi 23 août 2017

Le Monde d'Apu - Extrait : Apu & Aparna



Satyajit Ray est connu pour avoir tourné un très grand nombre de films très personnels, empreints d'humanité et d'émotion. Doué d'une sensibilité rare, inspiré par la tradition néo-réaliste, son cinéma utilise une narration simple, un style lyrique très épuré dans lequel les interprètes peuvent donner toute la mesure de leur talent. Né à Calcutta, la ville est pour lui une source permanente d'inspiration et les dialogues écrits en Bengali, sa langue natale, infusent presque la totalité des sa filmographie.

Son premier film, Pather Pancali (1955), primé au festival de Cannes, lui ouvre les portes du succès en Europe. Mais c'est avec la trilogie d'Apu (La complainte du sentier, L'Invaincu et Le Monde d'Apu)  et surtout Le Maître de Musique (1958) qu'il assoit sa réputation d'auteur-réalisateur-compositeur, digne d'un Ingmar Bergman par exemple. Il tourne ensuite des films qui confirment sa réputation d'artiste humaniste: Devi (1961) Charulata (1964), Le Joueur d'échecs (1977), La maison et le Monde (1984) et son chant du cygne Agantuk (1991).

Satyajit Ray est une icône culturelle en Inde. Décoré de la Légion d'honneur par François Mitterrand en 1987, il reçoit, peu avant sa mort, un Oscar d'honneur en 1992 ainsi que la plus prestigieuse décoration civile remise par le gouvernement indien, le Bhârat Ratna. Le grand Akira Kurosawa ne tarissait pas d'éloge sur son homologue indien: " Ne pas avoir vu le cinéma de Ray revient à exister dans le monde sans avoir vu le soleil et la lune".

lundi 21 août 2017

Programme d'alphabétisation en faveur des femmes Dalits

"Si vous éduquez un homme, vous éduquer une personne, si vous vous éduquez une femme, vous éduquez toute une communauté " (Mahatma Gandhi). L'Inde possède le nombre plus élevé d'adultes analphabètes dans le monde, soit 287 millions de (37% de la population). Elle se situe au 123è rang sur 135 pays. Le taux d'alnaphabétisme chez les femmes Dalits du district de Raichur dépasse les 38%. 

Vimukti Charitable Trust Pothnal a mis en oeuvre un nouveau programme appelé "Computer Based Functional Literacy" (Les bases de l'alphabétisation à l'aide de l'ordinateur) dans 50 villages très isolés du Taluka de Manvi. L'application permet de communiquer dans 9 langues régionales. Grâce à ce programme, une personne analphabète peut apprendre à lire et à écrire en 45 jours, à raison de 2 heures par jour. Le but de cette opération est de combler le fossé considérable qui existe dans cette région et et de réduire le taux d'analphabétisation chez les femmes pour qu'elles puissent avoir confiance en elles et qu'elles s'engagent dans des activités économiques pour améliorer leur vie. C'est aussi pour elles l'occasion de faire valoir leurs droits au niveau d'une politique gouvernementale qui ne les prend pas suffisamment en considération.


50 animatrices ont ainsi été sélectionnées à raison d'une animatrice par village. Le rôle de l'animatrice est de former les apprenants à l'aide de l'application conçue spécialement pour ce programme. Comme c'est un programme de base, les animatrices qui ont terminé leurs études au niveau 10 et qui ont l'expérience de la lecture, de l'écriture et des bases en mathématiques peuvent être sélectionnées. Elles sont accompagnées par 2 coordinateurs. Chaque animatrice reçoit un ordinateur portable et un vidéo-projecteur pour qu'elle puisse enseigner dans de bonnes conditions. Les 12 et 13 Août dernier, Vimukti a organisé 2 journées de formation dans ses locaux. Toutes les animatrices ont donné leur accord afin que la communauté soit impliquée, participe à l'ensemble du processus et qu'il s'inscrive dans la durée.


mardi 15 août 2017

Un arbre pour chaque enfant


" Même si je savais que demain le monde allait disparaître, je planterai encore ce pommier" (Martin Luther King). Vimukti s'est allié aux tenants du Projet qui vise à réduire les empreintes de carbone dans l'atmosphère en plantant des arbustes connus pour leur propriétés de purification de l'air en s'inscrivant dans un environnement plus sain. "Maguvige onde Mara" est une nouvelle méthode pour attirer l'attention des enfants dès leur plus jeune âge et cultiver chez eux l'habitude de nourrir et de protéger les plantes. Un arbuste est confié à chaque enfant qui fait le serment d'en prendre soin et d'avoir un comportement responsable vis-à-vis de la protection de la nature. Ce programme s'étend sur un ou deux ans jusqu'à ce que l'arbuste ait atteint un certain stade de développement. L'idée est de créer un lien entre les élèves et les arbres dès leur enfance. Il se répartit en trois temps: la sensibilisation et l'éducation, la plantation, l'attention et le suivi dans le but d'encourager plus de gens à planter des arbres.
L'objectif poursuivi:
Apprendre à l'enfant à avoir une attitude responsable au sein de la communauté
Attirer l'attention des enfants sur la valeur des arbres et sur l'environnement
Contribuer à aménager des espaces verts autour des écoles
Créer des partenariats entre les écoles, les associations et l'administration locale
Le projet a déjà planté près de 5000 arbustes au cours des cinq dernières années et a concerné plus de 9000 enfants dans 32 écoles.


jeudi 10 août 2017

Défilé pour l'éradication de la tuberculose

Avec le concours et le soutien du Département de la santé, les enfants de l'école d'Udbal ont défilé dans les rues du village (qui regroupe plus de 310 familles) jusqu'au Panchayat local. Les enfants de Vimukti étaient en première ligne criant des slogans, portant des pancartes et des bannières. L'infirmière est allée à la rencontre des familles en prodiguant les conseils et les précautions à prendre en cas de tuberculose (une éradication totale est prévue à l'horizon 2030). Ce sont plus de 200 enfants et adultes représentants le secteur de la santé qui ont ainsi défilé pour sensibiliser l'ensemble de la communauté sur les risques et la prévention des maladies, et tout particulièrement la tuberculose qui touche encore beaucoup de familles en Inde.



mardi 8 août 2017

Pour de meilleures conditions d'accueil dans les écoles

Le 25 juillet dernier, les membres du Parlement d'enfants de Markumdini ont soumis un "memorandum" au Président du Panchayath pour réclamer de meilleurs équipements collectifs à l'école et dans le village. Tous les membres du Parlement ont listé les problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés. Ils ont sollicité l'aide des autorités au sujet de l'eau potable, de l'aire de jeux, des équipements et du mur d'enceinte de l'école. Les eaux usées s'écoulent près de l'école et la propreté reste un mirage. Les terrains vagues deviennent le territoire des moustiques. Les enfants sont victimes de maladies contagieuses. L'école est dans un état de délabrement et rien n'a été fait pas même la réparation du toit. Mr. Kurumaya, le Président du Panchayat a pris la parole pour dire qu'il transmettrait cette requête aux autorités et que d'autres actions seraient menées dans cette direction pour améliorer la situation. Les membres du Parlement ont exigé une réponse écrite. Le chef d'établissement, les enseignants ont encouragé les enfants à poursuivre leur combat.


lundi 31 juillet 2017

mercredi 26 juillet 2017

Distribution de fournitures scolaires aux enfants les plus défavorisés

"Ce que nous faisons pour nous-mêmes s'en va avec nous, ce que nous faisons pour les autres et pour le monde reste et s'immortalise" (Albert Pine). 132 enfants appartenant aux familles les plus défavorisées de Pothnal et des villages voisins ont reçu des fournitures scolaires (sacs à dos, crayons, et taille crayons, gommes, accessoires de géométrie, uniformes, des mains de Claire-Isabelle, une étudiante venue de France, en présence des parents et des représentants locaux. Comme l'a rappelé Satish Fernandes, le directeur de Vimukti, les enfants d'aujourd'hui seront peut-être les leaders de demain et c'est pourquoi Vimukti poursuit sa mission auprès de celles et ceux qui n'ont pas accès à l'éducation et aux droits les plus élémentaires. "Chaque enfant doit pouvoir accéder au savoir et grandir si on lui offre cette opportunité au bon moment. Ils sont le futur de l'Inde" a rappelé aussi Elvin Lopez, l'assistant du directeur.