mardi 17 novembre 2009

merci infiniment!


Message reçu hier de Arun Lobo, directeur du projet:

Today I received message from my banker that Vimukti has received rupees two lakh four thousand four hundred and fifteen only (Rs.2,04,415.00), from France. Thanks a lot for the same. I consider myself privilage to serve the people and the children here and much more the children are lucky to be cared by you all good hearted people.
Presently we are all into the flood relief work, of course concentrating on the children. A lot of work and programs ahead and we are all enthusiastic about it.
Give my love to all our friends at "ensemble, agissons".
Arun Lobo, Vimukti Pothnal

Un message de la banque, reçu aujourd'hui, m'informe que Vimukti était destinataire de 204 415.00 roupies * en provenance de France et je vous en remercie. Je considère comme un privilège d'aider les gens ici et particulièrement les enfants qui ont la chance d'être secourus par tous vos généreux amis.
Actuellement, nous consacrons toute notre énergie sur les inondations et nous sommes particulièrement attentifs aux enfants. Beaucoup de travail en perspective mais notre enthousiasme reste intact.
Mes amitiés à tous vos amis d' "ensemble, agissons"
Arun Lobo, Vimukti Pothnal

( 3 000 €) *



vendredi 30 octobre 2009

Un programme d'éducation et de santé


Se mobiliser pour l’éducation des enfants et l’information des familles

L’Inde offre un visage à deux vitesses: derrière les clichés high-tech, les multinationales et Bollywood, l'Inde reste un pays où vivent 600 millions de pauvres.

En soutenant un programme d'éducation et de santé à destination des familles, dans une région très isolée de l’Inde, l’association assurera un meilleur avenir aux enfants pauvres et marginalisés appartenant à une communauté de 14 villages du secteur de Pothnal, District de Raichur, au Nord de l'Etat du Karnataka.


Soutenir un projet local

« ensemble, agissons » apporte une contribution financière, matérielle et humaine à la réalisation de programmes initiés par l’association Vimukti qui pilote l’action sur le terrain. Gérée par des Frères Franciscains Capucins depuis 1999, Vimukti réalise un travail remarquable dont nous pouvons témoigner.

Une équipe d’animateurs et d’éducateurs, réunis autour d’un directeur de projet, met en œuvre un programme d’éducation et de santé. La première phase a débuté à l’automne 2009. Un budget de 15 000 euros annuel sur 3 ans permettra de construire les fondations d’un soutien durable. Des bilans réguliers établis avec le Comité de village et les familles seront réalisés et remis aux responsables des deux associations.


Créer des partenariats et recueillir des fonds

Au travers d’un programme d’activités très ouvert, nous mutualiserons les moyens financiers et les ressources humaines. Des partenariats culturels et sportifs sont mis en œuvre: randonnées cyclosportives, expositions de peintures, photos, spectacles, conférences, etc. Toutes les initiatives sont étudiées avec intérêt et la totalité des fonds reçus sera reversée au projet de Pothnal.


Partager l’avancement du projet

Nous irons sur place chaque année, sur fonds personnels, pour rencontrer les acteurs locaux. Des bilans seront communiqués à tous les donateurs et nous rendrons compte du développement du projet sur le blog qui lui est dédié.


mardi 20 octobre 2009

A propos d'humanitaire

La presse a largement fait écho des pratiques peu scrupuleuses de certaines associations humanitaires qui n'hésitent pas à détourner l'argent des donateurs au bénéfice d'intérêts particuliers.

Si ces agissements doivent être dénoncés et sont condamnables, l'élan de générosité de toutes celles et ceux qui accordent leur confiance aux associations caritatives doit rester intact. Ce qui n'empêche en rien la vigilance et la prudence.

Il faut rappeler ici que les détournements de fonds ne concernent que quelques grosses associations internationales qui agissent dans l'opacité la plus totale. Pas d'adresse vérifiable, pas de personnes pouvant être physiquement contactées, pas de rapport d'activités et de compte-rendus financiers.

Nous avons créé l'association "ensemble, agissons" pour établir un lien direct avec nos amis indiens et avoir une très grande lisibilité de notre action. Les fonds perçus sont intégralement consacrés au projet de Pothnal. Pas de frais de personnel, pas de frais de gestion. Les rares dépenses effectuées, notamment en matière de communication, sont entièrement réalisées sur fonds personnels. Il en sera de même, bien évidemment, lorsque nous irons sur place rencontrer l'équipe d'animateurs locaux et prendre la mesure de l'avancement du projet. La clarté et la transparence sont au coeur de notre action qui repose sur le bénévolat intégral.

Pour toutes questions que vous jugerez utiles, n'hésitez pas à nous contacter en utilisant l'adresse mail qui figure dans le profil "qui êtes-vous?"

samedi 10 octobre 2009

APPEL D'URGENCE


Je viens de recevoir ce matin un message d'urgence de Arun Lobo, le directeur du projet de Pothnal, suite aux inondations qui ont dévasté le région. Je vous le livre, tel quel, en anglais, (et sa traduction en français).

POTHNAL IN FLOODS

Dear Mr Helbert,

You may be aware of the tragedy that struck the Pothnal region and Raichur District last week. After four days of contineous rains the water level in the canals and rivers raised and caused a lot of damages to the villages. The people have lost their houses and the fields are filled with sands, the crops are damaged and the vessels and school books are washed away in the floods. I am sending few photos to you. Presently the emergency assistance has come from the Government but we are thinking of addressing the child issues by providing them nutrition and schools books and also arranging few informal classes on trauma and disaster management. I have consulted few friends for this who I think will be happy to help us.

Thanks and Regards
Arun Lobo Vimukti Pothnal

POTHNAL VICTIME DES INONDATIONS

(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Cher Monsieur Helbert,

Vous êtes peut-être informés de la tragédie qui vient de frapper la région de Pothnal et du district de Raichur le week-end dernier. Après 4 jours de pluie ininterrompue, le niveau de l'eau dans les canaux d'irrigation et les rivières a considérablement monté provoquant de nombreux dommages dans les villages. Les gens ont perdu leur maison et les champs sont remplis de sable, les récoltes sont détruites, la vaisselle et les livres d'école ont été emportés par les crues. Je vous envoie quelques photos. Actuellement, le premiers secours sont venus du gouvernement mais nous avons l'intention de solutionner le problème des enfants en leur fournissant de la nourriture et de livres d'école et aménager aussi quelques classes improvisées dans l'urgence. J'ai fait appel à quelques amis qui, je pense, seraient heureux de nous aider.
Avec mes remerciements. Bien à vous.
Arun Lobo Vimukti Pothnal

Nous sommes évidemment profondément touchés et attristés par ce qui arrive au moment même où le projet vient à peine de démarrer. Plus que jamais, nous avons besoin de mobiliser toutes celles et ceux qui souhaitent soutenir notre action. Nous lançons un appel à votre généreuse solidarité afin que nous soyons tous des acteurs de la reconstruction et du partage.

jeudi 1 octobre 2009

Vimukti Pothnal, c'est parti!


Nous venons de recevoir un message de Arun Lobo, le directeur du projet.

A partir d'aujourd'hui, il sera à Pothnal avec une équipe de 4 éducateurs pour mettre en oeuvre et conduire le projet. Des bénévoles locaux les aideront dans leur tâche. Nous leur souhaitons d'accomplir cette mission avec enthousiasme, patience et rigueur. Nous pouvons leur faire confiance.

Nous savons aussi combien ils sont attachés au travail que nous menons ici pour bâtir un projet solidaire et convivial. Nous espérons vivement que vous serez nombreux à nous rejoindre.

mercredi 23 septembre 2009

Pour l'amour de l'Inde

1983. Catherine Clément, agrégée de philosophie, est en poste au Quai d'Orsay. A la tête de l'AFAA, elle est chargée des échanges artistiques entre la France et le Monde. Jusqu'au jour où lui tombe sur les épaules la responsabilité d'une "Année de l'Inde en France". Celle qui avait tout fait pour contourner ce pays là, au prétexte que L'Inde lui apparaissait comme l'autre monde inconnu où se mêlaient confusément misère, mystique, maharajahs et tant de clichés auxquels il est difficile d'échapper tant que l'on n'a pas mis un pied sur cette terre, se rend régulièrement en Inde pendant deux ans. Petit à petit ce pays lui devient plus familier. L'année de l'Inde terminée, c'est aux cotés de son mari, nommé ambassadeur en Inde en 1987, qu'elle va à nouveau vivre une relation faite d'amour et de tendresse pour ce pays qui l'avait si bien accueillie deux ans plus tôt. Pendant 4 années , elle va essayer de tout voir, de tout comprendre...

Elle écrit:
"La découverte de l'Inde est collective, permanente, indéfinie. Sept grandes religions occupent le terreau de l'Inde, quatorze langues officielles y sont reconnues par la constitution, au milieu d'un pays fédéral qui comprend vingt cinq Etats autonomes et tout cela forme un continent vaste comme dix fois la France, une nation, mieux une démocratie. la plus grande démocratie du monde où naissent vingt cinq millions de petits citoyens nouveaux chaque année...Vertige."

1948. Malgré la lutte obstinée du mahatma Gandhi dans un combat non-violent avec pour seules armes la désobéissance civile et la tolérance, Lord Mounbatten, dernier vice-roi de l'Empire, et le Premier ministre Nehru s'accordent sur la partition des Indes britanniques en deux pays: l'Inde, république laïque, et le Pakistan, république islamique, avec son lot de massacres et ses deux ou 3 millions de morts de part et d'autres en quelques semaines.


"Pour l'amour de l'Inde" raconte la relation passionnée de ce couple improbable, Nehru, le brahmane indépendantiste et la belle lady libertine Edwina Mountbatten, sur fond de lutte pour l'Indépendance.

"C'est au coeur de ce mélange incroyable de sang et de liberté que naquit cet amour fou, l'amour entre ennemis, entre le rebelle indien et l'Anglaise, unis dans une même lutte contre la mort. Ils n'étaient plus jeunes; Nehru avait cinquante sept ans, Edwina, quarante sept. Il avait passer toute sa vie à lutter, dont neuf ans en prison, il n'avait pas vu grandir sa fille Indira, sa femme était morte depuis longtemps, il ne l'avait presque pas connue. Elle de son coté avait mené la vie très libre de ces aristocrates anglaises des années trente, courant le monde avec ses amants jusqu'au jour où pendant le guerre elle s'était transformée en une sorte de Bernard Kourchner en jupons. Humanitaire jusqu'aux dents. Et les voici, ces deux vieux jeunes gens, face à Singapour, où le destin les affronte avant de les unir, contre vents et marées, jusqu'à la mort d'Edwina. L'indépendance, les massacres, l'Inde les transforment: métamorphose qui les dépasse, et fait d'eux des héros de légende.
Nehru lui fit promettre que l'Inde passerait toujours avant eux. Pour l'amour de l'Inde, Edwina accepta. Pour l'amour de l'Inde, il la fit venir chaque année sous sont toit, car il ne pouvait se passer d'elle, qui paradoxalement était devenue son Inde à lui.
Mais ceux qui connaissent cette histoire savent qu'elle agit d'abord à la façon d'un révélateur. Inde est le nom du rêve que chacun porte en soi: pays, nation, femme, homme ou livre, Inde est souvent le nom de l'autre." (Catherine Clément)

Cette oeuvre romanesque, écrite avec sensibilité et sans concessions à la grande Histoire, "où l'éclosion le mûrissement d'une passion partagée et la naissance d'une nation se répondent et s'éclairent" (Jean David, VSD) est à la hauteur de ce continent qui reste à découvrir et qui a tant à nous apprendre.

PS: "Pour l'amour de l'Inde" (Editions Flammarion 1993). Catherine Clément est aussi l'auteur de nombreux romans dont "Le voyage de Théo" (Editions du seuil 1998). Elle vient de publier sous le titre "Mémoire" une somme autobiographique remarquable. ( Editions Stock 2009)

mardi 22 septembre 2009

A warrior of light

A warrior of light studies the position that he intends ton conquer.
Un guerrier de lumière étudie avec beaucoup de soin la position qu'il prétend conquérir.

However difficult the objective, there is always a way of overcoming obstacles. He seeks out alternative paths, he sharpens his sword, he tries to fill his heart with the necessary determination to face the challenge.
Aussi diffcile que soit son objectif, il y a toujours un moyen de surmonter les obstacles. Il vérifie les chemins alternatifs, aiguise son épée et s'efforce d'emplir son coeur de la persévérance indispensable pour faire face au défi.

But as he advances, the warrior realises that there are difficulties he had not reckoned with.
Mais à mesure qu'il avance, le guerrier se rend compte qu'il existe des difficultés qu'il n'avait pas envisagées.

If he waits for the ideal moment, he will never set off; he requires a touch of madness to take the next step.
S'il lui faut attendre le moment idéal, il ne bougera jamais; un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus.

The warrior uses that touch of madness. For -in both love and war- it is impossible to foresee everything.
Le guerrier use d'un peu de folie. Parce que - à la guerre comme en amour - il n'est pas possible de tout prévoir.

He tries to establish what he can truly rely on. And he always checks that he carries three things with him: faith, hope and love.
If these things are there, he does not hesitate to go forward.
Il essaie de savoir sur quoi il peut compter. Il vérifie toujours son bagage, qui se compose de trois éléments ; foi, espérance et amour. Si les trois sont présents, il n'hésite pas à poursuivre.

(Extrait de "Manual of the warrior of light" de Paulo Coelho, also renowed for "The Alchemist")

lundi 24 août 2009

Grâce à votre participation

Dans un souci de totale transparence, voici le budget prévisionnel des dépenses établi, pour les 3 premières années, en concertation avec nos partenaires de l'association Vimuki. La totalité des montants perçus (adhésions, donations, produits d'activités, partenariats, parrainages ) seront versés directement à Vimukti Charitable Trust qui nous communiquera un suivi budgétaire et un bilan financier annuel. Une contribution modeste, demandée aux familles soutenues par le projet, viendra abonder le budget recettes. Nous nous rendrons sur place au mois de février 2010 (sur fonds personnels) et nous apporterons toutes précisions complémentaires lors de l'assemblée générale annuelle prévue le 2 mai 2010.

(Cliquez sur le tableau pour agrandir l'image)

jeudi 30 juillet 2009

A message from Bahrain


Thank you. this is how I would sum up my emotions for your work and if I say more, my eyes will be wet. I read your blogspot, daniel-karnataka, and was thrilled by your concern for the needy.

Most importanly, to introduce, I am Agnel Pereira and my wife, Wilma Pereira is the first cousin of Fr Alwyn. We have 3 children - Dean (16), Alma (15) and Anna (5 months). Alwyn relented to our desire and we made him to stop over in Bahrain on his way to Mangalore. I have closely associated myself with the Capuchins - at Dayalbagh Ashram which you have cited in your blogspot, and also in the non-religiously started/managed Seon Psychiatric Hospital and orphanage. Therefore, your work thrilled me to no end.

I hope we get an opportunity to meet. Would love to be part of your project at Raichur for Vimukti - I have already made my first contribution to Fr Alwyn as we reached him to airport this morning on his way home. Please let me know when you will be Mangalore again, I would love to come down from Bahrain and accompany you in your travels n trip.

Thanks once again, our best wishes,
Agnel Pereira
Bahrain

Merci. Voilà comment je pourrai résumer mes sentiments pour votre action et à vrai dire, j'en ai les larmes aux yeux. J'ai lu votre blog and j'ai été ému par votre attention pour les plus pauvres.

Permettez-moi, de me présenter. Je suis Agnel Pereira et mon épouse, Wilma Pereira est la cousine d'Alwyn. Nous avons trois enfants - Dean (16 ans), Alma (15 ans) et Anna (5 mois). Alwyn a répondu à notre désir en faisant une halte au Bahrain avant de se rendre à Mangalore. Je suis moi-même étroitement associé avec les Capucins - à Dayalbagh Ashram que vous citez dans votre blog mais aussi depuis le début auprès de l'Hopital Psychiatrique non confessionnel de Seon et son orphelinat. Par conséquent, votre action me transporte de joie.

J'espère que nous aurons l'occasion de nous rencontrer. Souhaiteriez-vous vous que je participe à votre projet pour Vimukti à Raichur - j'ai déjà apporté ma première contribution à Alwyn lorsque nous l'avons raccompagné à l'aéroport ce matin. Faites-moi savoir quand vous serez à Mangalore, j'aimerai venir du Bahrain et vous accompagner durant votre séjour.
Encore merci, bien amicalement.
Agnel Pereira
Bahrain

dimanche 19 juillet 2009

Vimukti's dreams

VIMUKTI is a social action unit of the Capucin Franciscans of Karnataka Province.

Vimukti objectives are…
To undertake integral human development by way of education, training and creating awareness, capacity building and sensitizing people on human rights.
To build and strengthen community based organization (CBO), people’s organizations (PO) and people’s institutions (PI) and thus facilitate local leadership, participatory development and people’s control over resources.
To organize and empower the marginalized the Tribals, Dalits, Women, Children, mentally/physically challenged so as to enable them to live a life of fuller human dignity.
To evolve and undertake ventures in alternative education, so as to empower those who are deprived of the mainstream education, and thus to make education a liberative tool for the Disadvantage.
To promote and support collective social change by voluntary or collaborative efforts by networking with others and by working at policy level change in favour of the poor and the marginalized.
To document and disseminate information by promoting field based research and publish literature on social issues through the resource unit of Media and Communication of empowerment.


VIMUKTI représente la partie sociale de l'ordre des Franciscains (Capucins) de la Province du Karnataka.

Les objectifs poursuivis par Vimukti sont...

Le développement de la personne par l'éducation, la formation et la prise de conscience, la capacité à construire et à sensibiliser la population aux droits de l'homme.
Construire et organiser une vie communautaire, celle des gens et celle des institutions en rapprochant les responsables locaux et les personnes ressources dans un développement participatif.
Organiser et redonner leur vrai place aux Tribus, aux Dalits, aux femmes, aux enfants, aux handicapés physiques et mentaux
en leur donnant la possibilité d'avoir une vie plus humaine et plus digne.
Développer et entreprendre des actions éducatives nouvelles en venant en aide à ceux qui n'ont pas eu la chance de recevoir une éducation normale et en faisant de l'éducation un outil de libération pour les plus défavorisés.
Promouvoir et apporter un soutien au changement social collectif par un travail de collaboration volontaire en suscitant l'entraide mutuelle et le changement de politique en direction des pauvres et des marginaux.
Mettre à disposition et diffuser l'information par la documentation et la publication des questions sociales grâce au centre de ressources et de communication.

mercredi 8 juillet 2009

Une marraine de coeur


Je l'ai rencontré pour la première fois il y a 7 ans.
Lily Jattiot est psychanalyste et écrivain.
"Dynamique du Soi, la fine pointe de l'âme" est paru en 2009.

Parce que le monde dans lequel vivons a besoin de sens,
Parce que l'action humanitaire va de pair avec le regard sur soi,
Parce que la recherche de soi-même et l'action harmonieuse
impliquent de retrouver la vérité qui est au fond du coeur
ouvert vers l'infini du Soi,

Merci Lily d'être l'aiguillon qui montre le chemin.
Ton soutien et ta présence à nos cotés
sont un gage de confiance, de fidélité et d'amitié.

vendredi 26 juin 2009

The children of Devadasis

What is the truth about the Devadasis?
In the past the Devadasis were women dedicated to the goddess as young girls. They remained unmarried and were honoured members of the temple establishments across India. The Devadasis were considered auspicious. Devadasis were invited to people's homes for auspicious occasions to sing devotional songs and dance. Traditional dance and musical arts were conserved by the Devadasis.
When did the situation of the Devadasis change?
It is assumed that as the temples became less powerful and royal patronage ended the position of Devadasis also declined. What is on record is that in the early eighteenth century the Hindu reformists sought legal appeals against the Devadasis. The reformists of the day thought of Devadasis as prostitutes because they did not fit into their idea of a well-ordered and modern Indian society.
In Karnataka today the Devadasis are dedicated to a goddess whose most popular name is Yellamma. Most Devadasis are from what is now known as the Dalit or untouchable communities. And among the Dalits in Karnataka, most Devadasis come from the Madiga community. Today the dedications are prompted by various motives the ritual is often used to white-wash the sex trade. Young girls are carried away to brothels in cities within hours of the dedication.
Today this is seen only in the remote villages in the district of Raichur Families sell the girls for various reasons. Poverty is certainly an important one but not the only one. Most devadasis have neither land nor house and are forced to work as wage labourers at abysmally low wages (Rs. 15-20/- per day). The children of Devadasis are now stigmatized. With mothers in prostitution children are at high risk of STIs and HIV-AIDS. Malnourishment and poor health is fairly common.
The girl children of Devadasis are particularly vulnerable through their childhood. A recent study shows that almost 94% of Devadasis were dedicated or promised for dedication when less than 15 years old. They have no control over their own lives; they are more like commodities over which others can transact. As adults their lives are insecure with no access to life skills or the acquisition of cultural capital.


Quelle est la vérité à propos des Devadasis?
Dans le passé, les Devadasis étaient des jeunes filles consacrées aux divinités. Elles restaient célibataires et étaient considérées, dans les temples partout en Inde, comme des épouses divines. Elles étaient porteuses d'heureux présages. Elles étaient invitées chez les particuliers en diverses occasions pour chanter des chants religieux et danser. Elles perpétuaient la danse traditionnelle et la musique.
Quand leur situation a-t-elle changée?
On pense généralement que, quand les temples devinrent moins puissants et qu'on mis fin au patronage royal, la place des Devadasis déclina aussi. Dès le début du 18ème siècle, les réformiste hindous cherchèrent à opposer aux Devadasis des moyens légaux. Ils les considérèrent comme des prostituées parce que leur existence ne cadrait pas avec leur vision d'une société indienne moderne.
Aujourd'hui au Karnataka, les Devadasis sont consacrées à Yellama, une déesse populaire. La plupart des Devadasis sont considérées comme appartenant à la communauté des Dalits ou Intouchables. Et parmi les Dalits au Karnataka, la plupart sont issus de la communauté Madiga.
Aujourd'hui les consécrations se font pour des raison diverses mais le rituel est souvent utilisé pour maquiller le commerce du sexe. Les jeunes filles sont directement conduites en ville dans les maisons de prostitution sans avoir été consacrées.
Aujourd'hui on voit encore, mais seulement dans les villages les plus reculés du district de Raichur, des familles vendre les enfants pour des raisons multiples. L'extrême pauvreté n'est pas la seule raison. La plupart des Devadasis n'ont ni terre ni maison et sont obligées de travailler comme travailleurs saisonniers pour un salaire dérisoire (15 à 20 roupies par jour = 30 centimes d'euros). Les enfants de Devadasis sont stigmatisés. Les enfants de mères prostituées courent le risque d'être touchés principalement par le virus du Sida. La malnutrition et les insuffisances en matière de santé sont un lieu commun.
Les enfants des Devadasis de sexe féminin sont particulièrement vulnérables durant leur petite enfance. Une étude récente montre que plus de 94% des Devadasis de moins de 15 ans sont consacrés ou promis à la consécration. Pareilles à des marchandises qu'on échange, eles sont à la merci du premier venu. Quand elles arrivent à l'âge adulte, elles ne peuvent faire valoir aucune compétence et sont laissées pour compte.

lundi 22 juin 2009

Journal Officiel de la République

No d'annonce : 989
Paru le : 30/05/2009
Association : ENSEMBLE, AGISSONS.
Identification WALDEC : W691073913

No de parution : 20090022
Département (Région) : Rhône (Rhône-Alpes)
Lieu parution : Déclaration à la préfecture du Rhône.
Type d'annonce : ASSOCIATION/CREATION

Déclaration à la préfecture du Rhône. ENSEMBLE, AGISSONS. Objet : participer au projet de développement dans la Province du Karnataka en Inde, elle apportera sa contribution financière, matérielle et humaine à la réalisation de programmes d’éducation, de santé, de développement rural, de protection de l’environnement, etc.) initiés par des partenaires associatifs locaux de l’Etat du Karnataka et notamment par l’association Vimukti qui réalise déjà sur place un travail remarquable en faveur des populations les plus démunies. Siège social : Mairie, 133, boulevard de la Croix-Rousse, 69004 Lyon 4. Date de la déclaration : 13 mai 2009.

mardi 16 juin 2009

Where is Pothnal?


“To promote better future to the children by assisting for health and education in 14 villages of Pothnal, Manvi Taluk, Raichur District, Karnataka State, India”.
Pothnal is a steadily growing village situated on the State Highway, and is located between Sindhanoor (21Kms) in the South and Manvi (21kms) at the North.

vendredi 12 juin 2009

Un enfant grandit, un village avance

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

mercredi 10 juin 2009

Regards from Arun Lobo

Voici le message que m'a adressé Arun Lobo qui, comme nous l'a fait savoir Alwyn, a été nommé, par le ministre provincial, responsable du projet de développement Pothnal Vimukti.


Dear Mr. Helbert,

Thanks for the mail. I am glad to hear about the formation of "Ensemble, agissons". I heard about it through Santa and Alwyn. They were very happy about the interaction. I am really proud about you all. I also went through your daniel-karnataka.blogspot.com and realised the hard work you are putting in, to make the Project successful. I assure my whole-hearted cooperation and promise that the confidence you have on the Capuchins of Karnataka will be proved true.
Last week I met Vishalakshi at Ujire and showed her the blogspot photos, she told me you are coming in 2010. Its nice that you visit both Projects i.e. Ujire and Pothnal. Ujire because Vishalakshi will be more than happy to see you, and Pothnal because it is the venture of "Ensemble Agissons". Since Pothnal will be very hot in April - May (above 40 degree celsius), I suggest you to visit India in February 12 - 28th. I will personally make the arrangements and also I can accompany you to the Projects.
Give my regards to all the members of "Ensemble, agissons".

Merci pour votre mail. Je suis content d'avoir des nouvelles de "Ensemble, agissons". Alwyn et Santa m'ont tenu informé. Ils étaient ravis de cette interaction. Je suis vraiment fier de vous tous. En consultant le blog daniel-Karnataka blogspot.com, j'ai vraiment pris la mesure de l'investissement que vous mettez pour la réussite du projet. Soyez assurés de mon entière coopération et de ma promesse que la confiance que vous accordez aux frères capucins du Karnataka ne sera pas décue.
J'ai vu Vishalalashi la semaine dernière à Ujire et je lui ai montré les photos du blog; elle m'a dit que vous viendriez en 2010. C'est formidable que vous visitiez les deux projets, Ujire et Pothnal. Ujire parce que Vishalakshi sera évidemment ravie de vous voir, et Pothnal parce que c'est l'engagement de "Ensemble, agissons". Comme il fera très chaud en Avril-Mai à Pothnal (au-dessus de 40°), je vous invite à venir en Inde plutôt du 12 au 28 février . Personellement, Je m'arrangerai pour vous accompagner sur place.
Sincères amitiés à tous les membres de "Ensemble, agissons".

jeudi 4 juin 2009

L'Inde au coeur

Amandine et Eric. Deux jeunes rennais s'offrent un voyage de noces peu ordinaire: la traversée à pied de l'Inde, du Sud vers le Nord. Huit mois de marche et 4 400 kilomètres à parcourir à travers les rizières du Tamil Nadu, les jungles du Kerala, les plantations de thé du Karnataka, Goa la Portuguaise, Bombay et le Maharashtra, les temples modernes du Gujarat, le désert du Rajasthan, les plaines du Penjab jusqu'aux contreforts de l'Hymalaya. Un engagement et une détermination, voire une abnégation, qui forcent l'admiration.

Avec, en exergue, une profession de foi, empruntée à Krishnamurti:
"Ce que nous allons entreprendre ensemble, c'est une expédition, un voyage de découverte dans les recoins les plus secrets de notre conscience. Et pour une telle aventure, nous devons partirs légers, nous ne pouvons pas nous encombrer d'opinions, de conclusions: de tout ce vieux mobilier que nous avons amassé pendant deux mille ans et plus. Oubliez tout ce que vous savez à votre propre sujet; oubliez tout ce que vous avez pensé de vous-mêmes; nous allons partir comme si nous ne savions rien." (Se libérer du connu, 1969).

Partir à la rencontre des hommes, braver les peurs et l'inconnu, affronter la misère, l'insalubrité, la pollution, se sentir exister à travers le regard de l'autre, être soi-même ici et maintenant, échanger des sourires, ouvrir son coeur à l'étranger qui ouvre sa porte, accueillir l'autre dans sa différence, donner et recevoir sans rien attendre en retour, accepter ses forces et ses faiblesses, relier des mondes que tout sépare, tendre vers l'au-delà, c'est une attitude qui témoigne d'une profonde humanité et d'une confiance totale dans la vie. Une authentique quête spirituelle qui ne s'encombre pas de propos verbeux ou ostentatoires. "A foot walked is worth a mile talked" (Un pas vaut bien plus qu'un kilomètre de paroles).

Avec simplicité, Amandine, la journaliste géographe, et Eric l'ingénieur, réussissent le formidable pari de nous faire partager leur itinéraire personnel en distillant, au fil des pages et des kilomètres, quantité d'informations qui donnent à voir, à sentir, à goûter et à comprendre, au quotidien, bien des aspects de la culture et des traditions d'un pays débordant de générosité. Parce que leurs yeux et leur coeur sont remplis d'amour, ils nous invitent à porter notre regard sur la bonté humaine plus que sur ses inéluctables défaillances.

Avec beaucoup d'humilité aussi, lorsqu'ils rappellent cette apparente évidence:
"Le voyage commence sur le seuil de sa porte sans forcément mener au bout du monde; il est un état d'esprit, indépendant de la destination, transportable avec soi comme un baluchon; il se satisfait donc de peu et se nourrit davantage de partage que de chapatî" (pain indien).

Pour ce précieux partage que je vous invite à découvrir au plus vite, Amandine et Eric, Shukriya! (Editions Transboréal 2009)

mercredi 3 juin 2009

Toutes les choses sont reliées


Détchèn avait absorbé les paroles de son maître comme des gouttes de nectar.
A un moment donné, Jamyang se tourna vers lui : « Ce métier à tisser est un enseignement à lui tout seul. La chaîne, vois-tu, montre qu’en ce monde toutes les choses sont reliées les unes aux autres. Si tu tends ou relâches l’un des fils, ton action se répercute sur tous les autres fils. La navette, elle, représente ton esprit et la motivation de tes actes. C’est elle qui crée la beauté ou la laideur de la trame de ton existence. Selon que ton esprit est bien ou mal intentionné, selon qu’il fait passer dans la chaîne de tes actes les fils de soie de l’altruisme ou le crin de l’égoïsme, il fera de ta vie une magnifique étoffe aux couleurs resplendissantes ou une toile rêche tout juste bonne à faire une camisole. »
- Oui, mais je ne suis pas seul au monde, réagit Dètchèn. Les autres interviennent dans mon tissage, ils m’aident ou ils m’entravent. »
Ce à quoi Jamyang répondit : « C’est à toi, le maître d’œuvre, d’intégrer dans ton travail leurs actions, leurs espoirs et leurs craintes, afin de fabriquer un tissu suffisamment grand pour tous les vêtir. »

Matthieu Ricard, La Citadelle des neiges

jeudi 28 mai 2009

Ravi Shankar and friends


"Ce fut le challenge le plus difficile de ma vie, comme compositeur et arrangeur. Les chants sanskrit des Vedas, Upanishads et autres écritures ont été beaucoup repris en Inde et ailleurs, soit conservés dans leur forme originale par de vrais érudits pendant des siècles par leurs descendants et leurs disciples; soit chantés sous forme de raga par d'éminents musiciens. Certains ont même essayé de les rendre plus populaires en utilisant une forme semi-classique et une approche plus commerciale. Je désirais faire une version différente qui conserve l'immense force spirituelle et la pureté des Suktas, Shlokas et Mantras et qui soit en même temps plus universelle. Je voulais de plus composer la musique des mantras traditionnels les plus connus et des couplets qui étaient principalement des prières pour le bien-être universel, physique, mental et spirituel de chacun et pour la paix de tous. J'en ai aussi créé et adapté de nouveaux dans le même esprit. J'ai créé la plupart des chants avec les instruments à cordes, d'autres avec une simple flûte, une harpe et un carillon et j'ai aussi utilisé le solo et les groupes vocaux. La répétition des mantras constitue un rappel à soi-même et j'ai essayé de m'imprégner de cette sagesse dans cet enregistrement. Dans tous les mantras traditionnels, j'ai utilisé les trois notes magiques utilisées dans les chants védiques depuis les temps les plus anciens. La même combinaison est répétée même si le ton and la base du raga changent. Le son sacré primordial (Aum or Om) est le mantra le plus court et il est utilisé avant et après chaque prière.
Je serais très heureux si les auditeurs Occidentaux et Indiens, et spécialement les jeunes générations, ressentaient l'étincelle de spiritualité à l'écoute de ces chants dans lesquels j'ai mis tout mon coeur et mon âme". (Ravi Shankar)

Cette ode à Brahma le créateur, Vishnou le conservateur, Shankara le destructeur, Ganesh, Bhagavati, Saraswati, autres dieux de l'hindouisme, est magnifiée par la musique de Ravi shankar et des ses compagnons d'aventure artistique et spirituelle.

Vedic Chanting (part 1):

May there be peace on earth, peace in the ether,
peace in the heaven, peace in all directions,
peace in fire, peace in the air,
peace in the sun, peace in the moon,
peace in the constellations, peace in the waters,
peace in the plants and herbs, peace in trees,
peace towards cattle, peace towards goats,
peace towards horses, peace towards mankind,
peace in the absolute Brahman,
peace in those who have attained Brahman,
may there be peace in me, peace alone.
Through that peace may I confirm peace in myself,
and all bipeds ansd quadrupeds.
may the be peace in me, peace alone.

(CD produit par George Harrison en 1998)

mercredi 20 mai 2009

Derrière les clichés

Les nombreux articles parus ces derniers jours dans la presse internationale soulignent les atouts de ce grand pays émergent en pleine expansion. Le décollage indien, l'Inde high-tech, Bollywood, la présence des quelques privilégiés comme l'actionnaire Mittal parmi les grandes fortunes de ce monde ne doivent pas nous faire oublier que l'Inde reste un pays où vivent 600 millions de pauvres.

Comme le rappelle Aravind Adiga, l'auteur du "Tigre blanc" (Buchet-Castel 2008) dans un entretien accordé au Journal "Le Monde" (supplément du 16 mai):

"En fait les mariages sont arrangés et forcés, les dots âprement discutées, les enfants doivent la pleine obéissance à leurs parents, la famille reste le pilier du conservatisme, paralyse l'énergie des jeunes générations, écrase les femmes... La corruption détruit la démocratie...


La population indienne continue de croître de façon effrénée, les denrées alimentaires de base ne cessent de grimper, la pression sur les pauvres s'accroît chaque jour, des ressources fondamentales comme l'eau commence à manquer, la pollution devient grave.. Le citoyen de la classe moyenne que je suis est à la fois choqué par les conditions de vie faites aux pauvres et envieux de leur énergie..."

Les Indiens attendent qu'on leur parle d'éducation, construction d'écoles, aide aux petites entreprises, tracé de nouvelles routes, campagnes désenclavées, alphabétisation, mise en place d'un Etat efficace, tout cela le plus vite possible.

A l'heure où le pays aborde une période de grande mutation, il devient plus que nécessaire d'être présent auprès des plus déshérités d'entre eux, ceux qui, quels que soient les progrès espérés, resteront en marge d'une société qui les ignorent.

lundi 18 mai 2009

Le Parti du Congrès sort grand vainqueur


18 mai
Après plus d’un mois de vote, c’est le Parti du Congrès et Manmohan Singh qui sortent vainqueur des élections en Inde, la plus grande démocratie du monde. En obtenant 206 sièges sur 543 à l’Assemblée nationale (Lok Sabha), le parti qui a fondé l’Inde indépendante sous l’égide de Gandhi et Nehru réalise son meilleur score depuis 1991. Grâce à quelques alliances, le Parti du Congrès de Sonia Gandhi aura la majorité absolue, arborant désormais une posture de domination, en décalage par rapport à la situation de 2004, où il avait dû gouverner avec les membres du Parti communiste indien.

L’adversaire majeur de Madame Gandhi, le BJP ou Bharatiya Janata party, parti de la droite nationaliste hindoue, paie ainsi pour sa dangereuse politique qui avait consisté à attiser les tensions entre les membres de différentes confessions. Mais surtout, ces élections montrent un changement dans la façon de penser des électeurs : l’essor des formations locales exprimant une revendication régionale est aujourd’hui arrêté au profit des grandes formations nationales, comme le Parti du Congrès, jugées plus à même de résoudre les grandes crises (économique et interconfessionnelle entre autres...).

Un nom entre tous ne doit pas être oublié : Rahul Gandhi, le fils de Sonia Gandhi, qui a réussi l’exploit de doubler la représentation du Parti du Congrès en Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé de la fédération. On parle déjà de lui pour remplacer le premier ministre Singh, tant il incarne le rajeunissement et l’avenir de la politique indienne.

Sources : La Croix, Le Monde, Les Echos

vendredi 15 mai 2009

Le défi Indien

Le nouvel Observateur consacre cette semaine un dossier spécial "INDE". Politique, Economie, Culture, Tourisme sont passés au crible d'une actualité marquée par les tensions interreligieuses (82% hindouistes, 12% musulmans, 2% chrétiens, 2% sikhs) qui secouent la plus grande démocratie du monde au moment où son avenir se décide dans les urnes.

Le vrai défi de l'Inde, notent Sara Daniel et Ursula Gauthier, est culturel. "Pour tenir le rang qu'elle ambitionne dans le nouveau siècle,, il lui faudra d'abord vaincre ses propres démons. extirper l'esprit de caste, la mysoginie, un certain fatalisme inscrit dans la mentalité collective, qui confortent un des systèmes les plus inégalitaires au monde". Les 150 millions de riches ne peuvent faire oublier le demi-milliard d'indiens au bord de la survie.

Au pays de Nehru, on n'a pas fini d'écrire la saga des Gandhi (Indira, Sonia, Rahul et les autres). Qu'en sera-t-il après les élections? Mais pendant que les uns se disputent le leadership, des milliers d'indiennes exploitées et illettrées prennent leur existence en main pour retrouver leur dignité grâce notamment au microcrédit. En investissant chacune 10 roupies (0,80 euro), elles ont réussi à créé de petites entreprises pour garder la tête hors de l'eau et réaliser "la révolution des fourmis".


Au cours de l'assemblée constitutive de l'association "Ensemble, agissons" notre ami Alwyn nous a conté cette histoire:
l y a plusieurs années, quelque chose d'extraordinaire est arrivé dans la savane africaine. Une fourmi, pas plus grosse qu'une gouttelette d'eau, a trouvé l'énergie, la force et la détermination qui lui ont permis de manger un énorme éléphant. Impossible, dites-vous ? Il n'y a aucun moyen par lequel une fourmi puisse réussir à manger un éléphant.
Eh bien si! petit à petit.


Un peu partout, des initiatives ( émanant le plus souvent d'organisations boudhistes ou chrétiennes) viennent suppléer au mesures gouvernementales jugées trop indigentes ou négociées sur fond de corruption. "Le plus grand danger actuel, selon Vikram Chandra, l'auteur du "Seigneur de Bombay", réside dans l'énorme disparité entre ceux qui profitent de la croissance économique et ceux qui continuent d'être privés d'eau potable, de sanitaires, de soins médicaux, d'éducation, d'une alimentation correcte". Un défi colossal, à l'échelle d'un pays en pleine mutation.

PS. Un DVD comportant 3 documentaires de 52 minutes "L'INDE, Des jours et des hommes" vous est offert, en sus.

lundi 11 mai 2009

Le pari de l'éducation

L'association "Ensemble, agissons" (France) et Vimukti Pothnal (Inde) ont décidé de conjuguer leurs moyens pour mettre en oeuvre un projet de développement en faveur des populations les plus démunies.


Il s'agit, en premier lieu, d'assurer un meilleur avenir aux enfants pauvres et marginalisés appartenant à une communauté de 14 villages du secteur de Pothnal, District de Raichur, au Nord de l'Etat du Karnataka. En soutenant un programme d'éducation et de santé, le projet vise à donner aux enfants une éducation de qualité et l'opportunité d'exprimer leurs talents dans le cadre de loisirs éducatifs. Les jeunes peuvent se familiariser avec l'ordinateur ou développer une aptitude pour la couture.

Faire prendre conscience aux parents de l'importance de l'éducation des enfants entraîne une diminution du travail des enfants. La stratégie adoptée par les animateurs avec les familles repose sur la confiance, la conscientisation et la formation. Un travail de longue haleine. Le parrainage d'un enfant dure tout le temps de sa scolarité, soit de l'âge de 6 ans à l'âge de 14 ans. Il inclut scolarité, nourriture et pension (pour que l'enfant ne soit plus exposé au travail dans les champs) et coûte environ 200€ par an et par enfant. Une contribution locale est exigée en contrepartie car elle est le meilleur garant de l'engagement des familles et de la réussite du projet. Tout se fait dans la transparence avec des évaluations régulières qui portent sur la gestion et les résultats qualitatifs et quantitatifs.

Le Nord du Karnataka est un territoire où les disparités entre les riches et ceux qui n'ont rien sont très criantes. Les Dalits (Intouchables) gagnent moins de 50 Rupees par jour (moins de 1€). Les femmes et les enfants sont les premières victimes de cette pauvreté. Si le district de Raichur est le second plus grand producteur de coton en Asie, 30% de la force de travail dans les champs est fournie par les enfants qui travaillent jusqu'à 45 heures par semaine. Le taux d'analphabétisme dépasse les 35%. Il n'est pas rare que les petites filles doivent travailler aux champs à partir de 7 ans et soient mariées dès l'âge de 13 ans. Les équipements sont peu nombreux et les enseignants pas toujours compétents. Dans les campagnes, les barrières entre les castes sont encore très fortes. L'alcoolisme, la misère, le manque de soins, de nourriture, de communication font qu'un grand nombre d'enfants deviennent des vagabonds, des hors-la-loi ou des malades mentaux. Agir auprès des représentants légaux pour apporter les changements nécessaires exige une action sociale forte qui fasse valoir les droits des enfants.


Notre principal but dans cette région est de travailler avec la l'ensemble de la communauté pour que la population s'inscrive dans les plans gouvernementaux avec l'aide d'un Comité de village.

Le Plan de financement prévoit un budget global de 44.000€ pour les trois premières années (2.835.553 rupees)
1ère année: 14.000€
2ème année: 14.000€
3ème année: 16.000€

Le programme sera conduit par un Directeur/coordinateur de projet, titulaire d'un master en travail social, choisi par Vimukti Charitable Trust dans le secteur de Pothnal. Il sera assisté d'un coordinateur chargé de l'organisation et de la réalisation des programmes dans les 14 villages, de 4 animateurs responsables de trois ou quatre villages et d'un aide-comptable. La réussite du programme repose sur une équipe efficace.
Le porteur du projet est le Directeur de Vimukti Charitable Trust qui a une très grande connaissance du travail social qu'il conduit depuis plus de 8 ans dans les zones rurales de l'Etat du Karnataka. Il a un rôle de surveillance, de contrôle et d'évaluation au travers des comptes-rendus mensuels et des bilan annuels.

Nous partageons avec Vimukti des valeurs basées sur l'amour universel, indépendamment des castes, des croyances, de la couleur de la peau, de la culture, de la race, du sexe, de l'âge et et des aptitudes de chacun. Nous respectons le droit à la différence. Nous oeuvrons pour un peu plus de justice, d'équité dans un monde où les disparités les plus grandes résultent de la pauvreté.

Nous faisons le pari de l'éducation et nous savons que nous pourrons compter sur votre générosité et votre engagement à nos cotés. Les fonds recueillis par l'association "Ensemble, agissons" seront remis directement à Vimukti Charitable Trust (créée en 1999) à Bengalore et versés directement sur un compte bancaire prévu à cet effet.

Si vous prévoyez un an à l’avance, plantez une graine,
Si c’est dix ans à l’avance, plantez un arbre.
Si vous prévoyez cent ans à l’avance, éduquez le peuple.
Kuan Tzu, poète chinois, v. ~ 500

vendredi 8 mai 2009

Avançons au large



Fr Alwyn Dias est un homme étonnant... Il parle six ou sept langues (télougou, kannada, hindi, anglais, français, allemand..). Il fait partie de l'ordre des Capucins. Il est actuellement inscrit en doctorat de théologie à Paris. Dans deux ans, ses études terminées, il rejoindra ses frères Indiens de Vimukti au Karnataka pour répondre à une autre mission.

En choisissant d'être prêtre en 1976, Il a décidé de consacrer sa vie à Dieu et de se mettre au service de ses semblables. Après avoir efectué un premier apostolat auprès des plus pauvres, il a dirigé le Dayalbagh Ashram qui accueille des jeunes préparant le noviciat. C'est lui aussi qui a créé le Centre social d'Ugire qu'il a dirigé pendant 5 ans avant de venir en France.

Il me rappelle une autre figure bien connue, celle du Père Henri Le Saux. D'origine Bretonne (il est né à St Briac, petit village d'Ille-et -Vilaine)), il fut un pionnier en matière de rapprochement des communautés, favorisant la rencontre entre l'Occident et l'Extrême-Orient, étudiant la Bible et les Upanishads dans une perspective d'unité.

Au cours de ces deux journées que nous avons passé en sa compagnie, Fr Alwyn a manifesté un grand enthousiasme pour le projet "Ensemble agissons". Il a salué la création de l'association comme une nouvelle naissance au sein d'une famille. Son credo: la simplicité, l'accueil, l'ouverture aux autres. Il a rappelé cette parole de Mère Teresa: "La grandeur, la profondeur ou la hauteur de vie, ce n'est pas le nombre de jours que nous vivons, mais comment nous vivons". Plus largement Il a partagé avec tous nos hôtes ses connaissances et son expérience de l'Inde dans un langage où se mêlaient harmonieusement humour et érudition.

Lorsque, en réponse au questionnement d'un membre présent, je prends le soin de préciser que l'association "Ensemble agissons" est une association française laïque ouverte à tous sans considération de croyance ou de religion, il n'hésite pas à déclarer: "Nous devons travailler avec tous ceux qui ont besoin de nous, qu'ils soient hindous, bouddhistes, jaïns, musulmans, chrétiens ou athés car la pauvreté n'a pas de frontière. Vous avez vu, vous pouvez témoigner que cela est possible".

Avec nos amis de Vimukti, mettons -nous en route et avançons au large. Ensemble, agissons.

jeudi 7 mai 2009

Assemblée constitutive du 2 mai 2009

C'est sous un soleil radieux, au coeur du vignoble Beaujolais, que s'est déroulée cette première assemblée.

Daniel Helbert, Bernadette Le Guil, Alwyn Dias, Santa Lopez, Isabelle Valdenaire, Guy Valdenaire, Marcel Helbert, Lucie Helbert, Bruno Altmayer, Nathalie Marquis, Maryann Perrone, Diana Burnet-Smith, s'étaient donnés rendez-vous à la Grosse Pierre, dans le petit village de Chiroubles, le 1er mai 2009.
Promenades sur coteaux, dégustation au caveau, repas en commun, présentation de diaporamas, les membres présents ont fait connaissance dans une ambiance chaleureuse et conviviale.



L'Assemblée constitutive proprement dite a débuté le Samedi 2 mai 2009 à 9h30.

Daniel Helbert, initiateur de la rencontre, a remercié les membres présents. Il a ensuite exposé les différentes étapes qui ont conduit au projet de création de l'association.

Alwyn Dias, le représentant Indien du Karnataka, a fait part de son enthousiasme pour cette belle aventure placée sous le signe de l'amitié et du partage. Il a présenté les grandes lignes du projet proposé par l’association Vimukti Charitable Trust.

Les membres présents ont témoigné de leur engagement dans ce projet en faisant part de leur propre cheminement.

Au terme de ces premiers échanges portant sur le sens et les fondements de l’association, Bernadette Le Guil a procédé à la lecture des statuts de l'association "Ensemble, agissons" . Chacun des articles a été commenté, discuté, avant d'être adopté à l'unanimité.

« L’association a pour but de participer au projet de développement dans l’Etat du Karnataka en Inde.
L’association apportera sa contribution financière, matérielle et humaine à la réalisation de programmes d’éducation, de santé, de développement rural, de protection de l’environnement etc., initiés par des partenaires associatifs locaux de l’Etat du Karnataka et notamment par l’Association Vimukti Charitable Trust qui réalise déjà sur place un travail remarquable en faveur des populations les plus démunies. » (article 2)

Le siège social de l'association est fixé à la Mairie du 4ème arrondissement de Lyon. L’association y disposera également d’une boîte postale. Cette décision a fait l'objet d'un accord préalable auprès de l'adjointe au maire, chargée de la Solidarité Internationale.

Les membres présents ont ensuite procédé à l'élection du conseil d'administration.
9 personnes se sont portées candidates. Ont été élus, à l'unanimité des présents: Daniel Helbert, Maryann Perronne, Guy Valdenaire, Diana Burnet-Smith, Marcel Helbert, Bruno Almayer, Nathalie Marquis, Isabelle Valdenaire, Bernadette Le Guil.

Le conseil d'administration a procédé ensuite à l'élection de son Comité directeur. Ont été élus à l'unanimité des présents:
- Daniel Helbert, en qualité de président
- Maryann Perrone, en qualité de secrétaire,
- Guy Valdenaire, en qualité de trésorier.

Le montant de l'adhésion annuelle a été fixé, à l'unanimité des présents, à 50 €. Les personnes qui souhaiteraient apporter leur contribution sous la forme de dons pourront le faire selon leur moyens, sans limitation de montant. Cependant seules les personnes à jour de leur cotisation pourront être invitées à l'assemblée générale annuelle. Un compte bancaire sera ouvert dès que l'association aura un existence légale, c'est-à-dire à partir de la parution au Journal Officiel de la République.

Le président a souligné la nécessité de disposer rapidement d’outils de communication. Création d'un logo, réalisation d'un roll'up, présentation 4 pages, présence dans la presse locale, participation aux forums associatifs…etc. ; toutes les suggestions permettant à l'association d'être présente sur le terrain de la vie sociale seront étudiées par le conseil d'administration. La présence au Forum des associations organisé chaque année au mois de Septembre par le Comité des Fêtes de La Croix-Rousse constituera une première étape. L'association s’inscrira dans une dynamique locale et pourra élargir ensuite ses contacts au niveau national, voire international par l'intermédiaire des membres présents dans les différentes régions (Bretagne, Vosges, Alsace, Rhône-Alpes, Karnataka,...). Il conviendra également, à plus long terme, d'envisager des partenariats avec des entreprises, des associations à caractère culturel ou sportif dans le but de mutualiser les moyens et les compétences.

Alwyn Dias, est revenu longuement sur les particularités du projet de développement dans la région de Pothnal, dans le nord du Karnataka. Il a rappelé que cette population était l'une des plus pauvres de l'Inde. Le manque d'eau, le travail des enfants, la scolarisation extrêmement faible, l’absence d’information, les problèmes de santé et le Sida sont à l’origine de cette extrême pauvreté et de la violence dont sont victimes en particulier les femmes et les enfants.
Pour venir en aide à ces populations, il convient de rompre avec l'isolement géographique, de créer un comité de village, de donner la priorité à l'éducation des jeunes enfants et de reconnaître leurs droits dans le respect des cultures, des religions et de la législation du pays.

Pour réaliser ce programme, des moyens humains et financiers sont nécessaires. L'assocation "Ensemble, agissons" et "Vimukti Charitable Trust" conjugueront leurs efforts pour mettre en œuvre un plan de développement réparti sur 6 années (2009/2015). Un plan très détaillé présentant les différentes actions et activités envisagées sur le secteur de Pothnal et la répartition des coûts afférents a été présenté et commenté par Alwyn Dias qui a répondu aux questions des membres présents.

Daniel et Bernadette ont fait part de leur intention de se rendre à Pothnal au début de l’année 2010 et à l’automne 2011. D’autres personnes pourraient se joindre à eux le moment venu.

La réunion du prochain conseil d’administration est envisagée au cours du dernier week-end du mois de Juillet, en Alsace. La date définitive sera confirmée très prochainement.

Le président clôt l’assemblée constitutive de l’association à 13h15.
Les échanges se sont poursuivis autour d'un repas frugal.

lundi 4 mai 2009

Etre des passeurs


(Message d'introduction de Daniel Helbert lors de l’assemblée constitutive du 2 mai 2009)

Chers amis,

Je suis à la fois très ému et profondément heureux de vous voir réunis pour cette première assemblée et je vous remercie du fond du coeur d’avoir répondu à notre invitation.

Nous sommes douze réunis autour de cette table… Le chiffre 12 est connu pour symboliser la perfection, la plénitude et l’unité. Restons modestes mais votre présence ici aujourd’hui est un encouragement et laisse présager de belles choses.

Nous avons également reçu, à cette occasion, de nombreux témoignages d’amitié. Lily Jattiot, psychanalyste et écrivain, a accepté d’être la marraine de l’association. Des personnes appartenant à notre réseau familial, amical et professionnel ainsi que des personnes avec lesquelles j’ai entretenu des liens amicaux par l’intermédiaire du blog ont exprimé un grand intérêt pour ce projet. Il appartiendra à chacun, là où il se trouve et quand ce sera le bon moment, d’apporter sa petite contribution à un ensemble plus vaste dont nous dessinons aujourd’hui les contours.

Lorsque, en Juin 2004, je suis entré dans l’enceinte du Forum des associations place Bellecour à Lyon, j’étais loin d’imaginer que je me retrouverais cinq ans plus tard ici à La Grosse Pierre avec vous pour nous lancer dans cette nouvelle aventure….

Permettez-moi de rappeler brièvement quelques étapes qui ont jalonné ce parcours.

Il y a eu d’abord le parrainage de Vishalakshi, cette fillette de 8 ans (elle a aujourd’hui 13 ans) qui vit dans le petit village d’Ugire, à une trentaine de Kilomètres de Mangalore, petite vile portuaire de l’Ouest du Karnataka. Pendant près de 3 ans, nous avons entretenu des échanges par courrier dans un anglais souvent approximatif mais indispensable pour communiquer avec les coordinateurs du projet de développement dans ce secteur géographique rassemblant une vingtaine de villages.

Puis un jour, nous avons décidé de franchir le pas, de lui rendre visite dans son lointain village. Malgré tout le soin apporté à la préparation de ce voyage (cours d’anglais intensifs, discussions avec des personnes ayant longuement voyagé dans cette partie du monde) j’appréhendais quelque peu cette rencontre avec un peuple, une culture, tellement aux antipodes de notre monde occidental.

Avril 2007, Pendant une semaine, nous avons découvert les paysages, l’architecture, la nourriture, les religions et tout un mode de vie auquel nous étions étrangers. Les mille cinq cent kilomètres que nous avons parcouru à travers le Karnataka, le Tamil Nadu et le Nord du Kerala ont constitué une bonne mise en pratique de ce que nous avions appris dans les livres. Curieusement tout paraissait facile, évident. Nous nous sentions vraiment bien au milieu de ce peuple si accueillant.

A notre arrivée à Mangalore, nous avons été pris en charge par Fr. Arun, le responsable du projet local. Pendant 3 jours consécutifs, nous avons partagé la vie de l'équipe du Capucin Krishik Seva Kendra. Nous avons pris la mesure du travail réalisé par ces animateurs, éducateurs secondés dans leur tâche par un noyau de bénévoles (hindous, musulmans, chrétiens) qui nous ont accueilli comme faisant partie de la famille. C’est d’ailleurs là-bas, à Ugire, que j’ai eu l’occasion de m’entretenir pour la première fois avec Fr. Alwyn, au téléphone. C’était incroyable. Moi j’étais au fin fond de ce petit village et lui était à Paris.

A notre retour, je me suis lancé dans l’aventure du blog "Listen to your heart". Ce blog, dont les premiers articles furent consacrés au récit de notre séjour en Inde, a représenté la continuité d’un voyage intérieur et une étape indispensable pour moi avant de me lancer dans l’action.
Quelques mois plus tard nous avons repris contact avec Fr. Alwyn. Nous l'avons d’abord rencontré à Paris en février 2008. C’est à l’issue de cette première rencontre qu’il nous a dit d’un ton bienveillant :
- Et pourquoi ne pas créer vous-mêmes une association ? Vous savez, c’est en commençant par des petites choses que l’on parvient à réaliser de grandes choses.

Sur le moment nous avons été interloqués et nous nous sommes quittés sans savoir ce qu’il adviendrait de cette suggestion. Et puis l’idée a germé. Nous nous sommes dits : Pourquoi pas ? Voilà un vrai défi que la vie nous propose. Nous avons revu Fr. Alwyn quelque temps plus tard à Lyon, avec Fr. Santa (c’était à l’occasion de la Fête des Lumières), et nous avons commencé à imaginer ce qui pourrait naître de cette association.

Entre temps Fr. Arun, qui dirigeait le Projet à Ugire lors de notre séjour en 2005, a été promu responsable de l'ensemble des projets de développement de la Province du Karnataka. Dès que nous l’avons contacté, il a manifesté un grand enthousiasme et il a mis tout mis en oeuvre pour nous faciliter la tâche.

ENSEMBLE ! C’est l'idée forte que nous voulons mettre en avant en lançant cette initiative. « Can do !» (Allons-y !)

L’association va prendre aujourd’hui son envol aujourd’hui: statuts, vie de l'association, constitution du comité directeur, objectifs, projets à court et moyen terme, c’est l’objet de cette rencontre et la première étape.

Dans un deuxième temps, il nous faudra communiquer autour de ce projet, rassembler le plus grand nombre de soutiens possibles et réunir les moyens financiers pour lancer les premières opérations sur le terrain. Programmes d’éducation pour les enfants et les adolescents, bibliothèque de village, orientation et formation professionnelle, défense des plus démunis, notre ambition est de contribuer, dans la mesure de nos moyens et de nos compétences, à la mise en oeuvre d’un projet global de développement initié par les partenaires locaux: Vimukti Charitable Trust. Pour cela il nous faudra faire preuve d’imagination et d’audace.

Troisième étape: nous rendre sur place (pour celles et ceux qui le souhaiteraient et qui en ont les moyens) pour rencontrer l'équipe locale. L'apport financier sera indispensable mais on peut imaginer que certains d'entre nous puissent apporter leur compétences diverses sur le terrain, pendant un temps plus ou moins long. Pour notre part, nous envisageons d'y retourner au printemps 2010 pour suivre l'opération avec Fr. Arun.

Tout cela doit s'inscrire dans la durée (de 5 à 10 ans). Ainsi que le disait Romain Rolland, écrivain français qui a beaucoup fait pour le rapprochement entre l’Inde et l’Occident, nous devons devenir des « passeurs » entre deux mondes qui ont encore beaucoup à s’enrichir mutuellement.
"La voie ne consiste pas à accomplir des actions extraordinaires, mais à accomplir parfaitement des actions ordinaires."
(Swâmiji Prajnânpad)

Encore une fois, merci d’être là.

jeudi 19 mars 2009

Greetings from Arun

Message reçu hier de notre ami Arun Lobo, coordinateur des projets de la Province du Karnataka.


"I am all thrilled by your mail. I just can't imagine a team from France could think of the welfare of the poor at this part of the World. God bless your goodwill in hunderedfolds. We have all plans ready and the details of the Project Area. I am away from the Project of a week on Retreat and Project work. Once I go back to the Project I will be in touc with you regarding whatever details you require."
Thanks and Regards


J'en frissonne encore. J'ai simplement un peu de mal à imaginer qu'une équipe française puisse se préoccuper du bien-être des plus démunis dans cette partie du monde. Dieu vous le rendra au centuple. Le projet est déjà prêt de manière détaillée. Je pars une semaine en retraite. Dès mon retour, je prends contact avec vous en ce qui concerne ce dont vous avez besoin.
Amitiés et remerciements.

mercredi 18 mars 2009

Let's get going together

Dear friends,
During our first trip to India in 2005, we were particularly touched by the work in rural development by the Indian association overseeing the project which looks after our godchild Vishalakashi from Ugire, Karnataka State. We were in contact with the educators responsible for a geographical area covering about twenty villages. Their work started in 1998 and we were the first sponsors to visit the area. After this unique experience and encouraged by the leaders of the Indian association, we wanted to become involved in this very special adventure of sharing.

We stayed in contact with Capuchin Krishik Seva Kendra who is delighted with this project. Nowadays, one of his leaders, Fr Alwyn Dias, is studying in Paris for a theological doctorate; we met him twice in Paris and in Lyon. Fr Arun Lobo, who hosted us in 2005, is now responsible for the social development projects of Karnataka State. In creating the association "Let’s get going together ", we would like to pool our respective resources, as they did ten years ago in Ugire, to launch and to support a new project in a very poor area in the Northern region of the State.


Sponsoring children; providing water installations, house renovations, family and educational support, sessions on healthcare and medical check ups; creating clubs for children and teenagers, cultural programs and libraries… our ambition is to contribute as much as we can and with our skills, to realise micro- projects initiated by the local partners.

Financial support will be necessary. A lot of us will also be able to bring our skills to the area for varying periods of time. We plan to go back to India to meet the local team in Spring 2010. This commitment will last for five to ten years. To bring together as many people as possible and to communicate this initiative will be essential.

Thank you for supporting us.
Daniel and Bernadette

PS: To follow our progress, refer to this address:
daniel-karnataka.blogspot.com

vendredi 13 mars 2009

This is India


June, 2004: meeting of the humanitarian associations, place Bellecour in Lyon. For some months I was wondering about a commitment in service of the most underprivileged. The association "Un enfant par la main " awakens my curiosity. Sponsoring a child somewhere in the world, is to give him the material and human means to become an autonomous and responsible adult. Some weeks later I decide to help Vishalakshi, an 8-year-old little girl who lives in a distant village in India. With the passing days, the idea germinates to go and see her. Where and how does she live ? What is her family environment? How is the money of the donors used ? A visit to India, disconcerting and sometimes feared, became for me an absolute necessity.

April, 2007: Paris-Bangalore by direct flight. India with the numerous faces resounds as a challenge. Ten hours later, we are plunged in the midst of this Indian megapole where rickshaws, motorbikes, buses, cars, cows and pedestrians mingle in a cheerful cacophony. Bangalore, capital of Karnataka, nicknamed « the Silicon Valley » of India, became in some decades an agglomeration of 7 million inhabitants. The "Garden City" of the colonial epoch left place to a tentacular city. In unfinished buildings populations in search of a better future huddle together. The advertising panels extol the commercial values of a civilization with eyes fixed on the American model, following the example of this prefabricated cinema « made in Bollywood ». First shock with India going to modernity.


Near Mahatma Gandhi Road, the main street of the city, we negotiate the renting of a car with driver for a reasonable price. Driving in India is recklessness as we shall have the opportunity to check on numerous occasions. On board of our Hindicab, we zigzag between trucks and overcrowded buses, confident in our destiny. Ganesh, the son of Shiva and Parvati, the God with the body of a chubby-cheeked infant and the head of an elephant, is our bulwark against dangers and curses. Under the leadership of Nataraja, our Indian driver, we go to explore the eternal India.

Nataraja is a typical Hindu. He is dark-skinned, approaching fifty, he is part of a middle class which learnt to manage with the means at it’s disposal. His car serves as a house. His kindness has only its obstinacy of equal when he decides to please us. « It’ s a nice spot, I'll show you » ceaselessly repeats our guide in a confusing Hindis accent.

From the majestic palace of the Maharaja de Mysore to the relics of Somnathpur, from the small city of Ooty, stuck in the middle of Western Ghats in Tamil Nadu to the plantations of tea of Coonoor, from the seaside station of Calicut in the north of Kérala to Kappad Beach where the intrepid Vasco de Gama accosted in times past, we go to the meeting of the history, culture, style of life and psyche of these people distant by a million years from our habits and our western traditions. We are under the spell of these men and women of any condition, of any caste, of any religion, for whom a smile often serves as language.

In Mangalore, a small far western located port city of Karnataka, we contact Fr. Arun Loro, responsible for the Capuchin Krishik Seva Kendra, governed since 1976 by the Franciscan Fathers of the Province of Karnataka. Paul, one of the animators of the Project, accompanies us towards the small city of Ugire, near Dharmastala. We didn’t plan anything for the next few days. " Everything comes when it comes ".

« A warm welcome to Daniel, Bernadette and Hugo ». Vishalakshi, 11 years old, and the members of the team receive us with garlands of flowers in a language which joyfully mixes English and Kannada. We are overwhelmed with emotion by the festive atmosphere when we arrive at the office. Hugo, our 13-year-old son, is not the least surprised.


Arun Loro presents the Project. The voluntary organization under the authority of CCF India, was created in 2000 to develop activities in a rural environment. School, education, hygiene, health, nutrition, accessing to micro credit, promotion of trade, helping in the creation of business enterprises, studying in agriculture, control of irrigation, protection of the environment, pregnancy assistance, hospital reception and general help to the poorest families mobilizes about twenty social workers. Long-term programs concern 785 members from 17 villages.

With thin stature, the satchel over one shoulder, Arun Loro looks like St François d' Assise in modern times. His computer and mobile phone are as familiar to him as the motorbike he rides every morning to go to work. When he is not in meeting with his Muslim, Hindi and Christian team, he is combing the area to meet families, discussing with a group of children or checking the progress of a plan.


At School, They are waiting for us. « Nasmastee, we are very happy to meet you », children start singing together. The teachers prepared some local dances interpreted by a group of lively and gracious little girls. Bernadette, my wife, makes a short improvisation in contemporary dance in front of astounded children. « Here children are short of notebooks and pencils for their homework », the headmistress tells us later.

A short break at Vishalakshi’s home, where her father, a coolie, and his two brothers are waiting for us. A simple hovel in the middle of luxuriant nature. A gaping hole for the well, source of life. Two plastic chairs and a bench by way of furniture. An old radio, linked up with a hanging wire, shows a precarious electrical installation. These modest material conditions make us very humble. Vishalakshi and her mother come in the car which brings us back to the office.

A meal with rice is set on the table in our honour. Vishalakshi, has some difficulty swallowing the first mouthfuls. A banana is enough to satisfy her appetite. We propose to her to choose a dress in the private market. Her eyes are lighting up and she is smiling again. She also chooses a very nice sari for Monamma, her mother, some clothes for her father, Krishnappa and her two brothers, Diwakar and Prasad. She shows herself at this moment a lively, cheerful, attentive and bright child. In the Wikipedia encyclopaedia, the meaning of Vishalakshi is "the vast-eyed". We return home with gifts.


Vishalakshi’s father hastens, with a machete, to open some coconuts picked in the closest tree. We savour this precious nectar, synonymous with health and prosperity. We learn from Shakir, our interpreter, that the roof of the home needs to be repaired. We decide to entrust necessary money to plan for the job to be undertaken before the next monsoon. The small fairy in a salmon dress takes us away after her. The dog barks and the nourishing cow feigns indifference. But it’s time to go back to Mangalore. On the way, young teenagers are playing cricket.

It is the last day of school before summer vacation. The team of the Project organize a big meeting. More than 800 pupils, dressed in a blue uniform, march behind flags on the streets of the small city. We are received with honours. Bernadette is invited to speak amongst other local representatives. She participates with generosity and talent. Presents are distributed to the most deserving pupils. The ceremony ends, the young teenagers hurry around us. We are bombarded with questions in a good-natured atmosphere.


Beside Arun Loro who drives the jeep with confidence, we drive along at full speed, windows down on narrow and rough roads. "Very bad road" would say Maharaja. In the back of the jeep, five women accompany us with their bewitching singing. Two hours later, we stop near a river drained by the first hot season. At the end of the road, a hanging bridge leads to a small temple. The thousands of gold-fishes which proliferate in a pond are reminiscent of the biblical episode of the miraculous fishing. Far from our habitual reference marks, in the middle of wild and luxuriant nature, we enjoy the happiness of the present instant. We come back at nightfall rocked by the sound of klaxons and the jolting of the road.

In the peaceful monastery where Arun Loro lives, a simple room, equipped with mosquito nets and fans, is put at our disposal. Nataraja is treated with the same consideration. We share the dinner with the Fathers and the 40 young residents who attend theological studies here. The oldest Father of the community, 96-year-old, is nicknamed the guru. His kindly look radiates serenity and shows the spiritual energy of the place.

At daybreak, we visit the farm. The animals live in the open-air and everything is meticulously recycled. Flowers have the colour of the summer and birds invite us in their retreat. « For it is in giving that we receive », we can read on one of the small green panels which marks out the lawn to the chapel. Bernadette is dressed in the traditional sari, a red rosebud in her hair. It is a real symbol for the young women of the team who accompany us.


A big house in the middle of the palm grove. On the pediment, the portraits of Gandhi and mother Teresa. While the head of the place is away, his wife welcomes us to the psychiatric hospital of Seon. We walk up and down in the middle of the rows of beds. We are being watched by men, women and children with wild eyes. We are deeply touched. Sitting a corner, an old woman stretches her emaciated arms to us. Her look, craving for love, abates our hesitations. We hold her hand for a long time. After, a child, the forehead covered with scars, struggles with the thin cord which keeps him as a prisoner. Created by Fr. Paulus in 1999, the ashram brings medical care, food and clothes to more than 300 residents, the elderly, raped women, widows, orphans and other victims of the street. Fr. Paulus has had numerous rewards in return for his exceptional devotion. Back from Bangalore, he clasps me in his arms. I already know that we will come back.

Fr. Alwins, the Superior of the community, calls me on the phone. He’s in Paris at the present time, following a master of 3rd cycle in French language. He suggests to meet us on a visit to Lyon soon. "Incredible India".

Vishalakshi comes running when we arrive at her home. Krishnappa climbs with an amazing agility to the top of the coconut tree. A neighbour comes to join us. We are filled with pictures, feelings, looks and mutual, shared smiles. Vishalakshi prostrates herself before us as her benefactors. Emotion is real. We leave our Indian family with wrung hearts but filled with great joy.


During the morning prayer in the middle of the young people who chant, singing to the glory of God, I feel a deep gratitude for this generous India which came to us. In Shingeri, we mingle with the pilgrims for the meal served free of charge at the ashram. Some of the faithful seem to make fun of our embarrassment to grab the rice with the right hand, according to custom. In the middle of this cheerful crowd, we feel a real communion.

We still visit the temples of Belur and Halebid before going back to Bangalore. Some purchases in emporiums before leaving, a last sign of friendship to Nataraja, and the plane brings us back to the country of our birth. Gorgia Manganelli, in 1995, in a brilliant tale " Indian Route " asked this question: « Do you like India? » While unfolding the story of my memories, I have the feeling that I have lived an incomparable human experience. « This is India and I love it ».

jeudi 5 mars 2009

Si vous voulez vous joindre à nous

Nous serons heureux de vous retrouver les 1er et 2 mai pour la création de l’association « Ensemble, agissons ». Nos amis, Alain et Véronique Passot, nous accueillerons au lieu dit « La Grosse Pierre » dans le petit village de Chiroubles au cœur des crus du Beaujolais. (www.chiroubles-passot.com)


Deux de nos amis Indiens, Fr Alwyn Dias et Fr Santa, seront présents. C’est une chance de les avoir à nos cotés. Lily Jattiot, psychanalyste et écrivain, nous fait l’amitié d’accepter d’être la marraine de l’association. Nous lui en sommes très reconnaissants.

L’assemblée constitutive se déroulera le Samedi 2 Mai entre 10h à 13h : adoption des statuts, formalités administratives diverses, présentation des projets d’action à court et moyen terme.

Un buffet froid sera ensuite proposé sur place.
Une ballade de printemps au milieu des vignobles et de la campagne clôturera cette journée.

lundi 2 mars 2009

Création de l'association

Lors de notre premier voyage en Inde en 2005, nous nous avions été particulièrement sensibles au travail de développement en milieu rural conduit par l'association Indienne qui pilote le projet de notre filleule Vishalakashi à Ugire, dans la Province du Karnataka. Nous avions partagé pendant quelques jours la vie de l'équipe d'éducateurs responsables d'un ssecteur géographique rassemblant une vingtaine de villages. Ce projet avait débuté en 1998 et nous étions les premiers parrains à nous rendre sur place. Forts de cette expérience unique et encouragés par les responsables de l'association Indienne, nous avons eu envie de nous engager et de nous investir dans l'aventure du partage.



Nous sommes restés en contact avec le Capucin Krishik Seva Kendra qui se réjouit de cette initiative. L'un de ses anciens responsables, Fr Alwyn Dias, termine actuellement un doctorat en théologie à Paris; nous l'avons rencontré à deux reprises à Paris et à Lyon. Fr. Arun Lobo, qui dirigeait le Projet lors de notre séjour en 2005, est aujourd'hui responsable de l'ensemble des projets de développement de la Province du Karnataka. En créant cette association "Ensemble, agissons", nous souhaitons mettre en commun nos moyens respectifs pour lancer et soutenir une nouvelle opération de développement dans un secteur très pauvre de la région Nord de la Province, à l'instar de ce qui a été fait depuis 10 ans à Ugire.

Parrainage d’un groupe d’enfants, installation de réservoirs d’eau, de puits, réhabilitation de logements, soutien familial et éducatif, clubs pour enfants et adolescents, programmes culturels, visites médicales, réunions d’information sur la santé, bibliothèque itinérante… notre ambition est de contribuer, dans la mesure de nos moyens et de nos compétences, à la mise en oeuvre de micro-projets initiés par les partenaires locaux.

L'apport financier sera indispensable. Un certain nombre d'entre nous pourront aussi apporter leurs compétences sur le terrain pendant un temps plus ou moins long. Pour notre part, nous envisageons de nous rendre en Inde au printemps 2010 pour rencontrer l’équipe locale.

Cette action s'inscrira dans la durée (5 à 10 ans). Rassembler le plus grand nombre d'énergies et communiquer autour de ce projet seront nécessaires. Merci de votre soutien.

samedi 3 janvier 2009

Ensemble!

A l'aube de cette année nouvelle, nous vous souhaitons d'avancer sur le chemin de la vie avec ardeur et enthousiasme. "Avançons au large", dit notre ami Indien Fr. Alwyn Dias, afin que nos projets puissent éclore et s'épanouir dans la Bonté infinie de Dieu.

"Découvrir l'autre, vivre avec l'autre, entendre l'autre, se laisser aussi façonner par l'autre, cela ne veut pas dire perdre son identité, rejeter ses valeurs, cela veut dire concevoir une humanité plurielle, non exclusive...
Nul ne possède la vérité, chacun la recherche, il y a certainement des vérités objectives mais qui nous dépassent tous et auxquelles on ne peut accéder que dans un long cheminement et en recomposant peu à peu cette vérité là, en glanant, dans les autres cultures, dans les autres types d'humanité, ce que les autres aussi ont acquis, ont cherché dans leur propre cheminement vers la vérité."
Mgr Pierre Claverie (Le Monde du 4-5 août 1996)

C'est dans ce monde là que nous agirons et trouverons notre place, notre juste place. De nouvelles aventures nous attendent, sur notre terre ou sur d'autres continents. Laissons-nous emporter au gré du courant pour participer au grand mouvement de la vie.

Ainsi ne s'agit-il que de vivre
ce qui nous rencontre.
Une force secrète coule en permanence. Rejoins-la.
Il n'y a plus rien qui ne soit pas
l'essentiel.
(Christiane Singer, Eloge du mariage, de l'engagement et autre folies)



Après le temps des retrouvailles, voici le temps de l'action. Si vous souhaitez, vous aussi, participer à cette aventure que nous sommes en train de bâtir avec nos amis Indiens de l'Etat du Karnataka, rejoignez-nous au sein de l'association "Ensemble, agissons" qui verra le jour officiellement le 2 mai 2009 au coeur du Beaujolais.

Fraternellement.
Daniel et Bernadette