mercredi 23 septembre 2009

Pour l'amour de l'Inde

1983. Catherine Clément, agrégée de philosophie, est en poste au Quai d'Orsay. A la tête de l'AFAA, elle est chargée des échanges artistiques entre la France et le Monde. Jusqu'au jour où lui tombe sur les épaules la responsabilité d'une "Année de l'Inde en France". Celle qui avait tout fait pour contourner ce pays là, au prétexte que L'Inde lui apparaissait comme l'autre monde inconnu où se mêlaient confusément misère, mystique, maharajahs et tant de clichés auxquels il est difficile d'échapper tant que l'on n'a pas mis un pied sur cette terre, se rend régulièrement en Inde pendant deux ans. Petit à petit ce pays lui devient plus familier. L'année de l'Inde terminée, c'est aux cotés de son mari, nommé ambassadeur en Inde en 1987, qu'elle va à nouveau vivre une relation faite d'amour et de tendresse pour ce pays qui l'avait si bien accueillie deux ans plus tôt. Pendant 4 années , elle va essayer de tout voir, de tout comprendre...

Elle écrit:
"La découverte de l'Inde est collective, permanente, indéfinie. Sept grandes religions occupent le terreau de l'Inde, quatorze langues officielles y sont reconnues par la constitution, au milieu d'un pays fédéral qui comprend vingt cinq Etats autonomes et tout cela forme un continent vaste comme dix fois la France, une nation, mieux une démocratie. la plus grande démocratie du monde où naissent vingt cinq millions de petits citoyens nouveaux chaque année...Vertige."

1948. Malgré la lutte obstinée du mahatma Gandhi dans un combat non-violent avec pour seules armes la désobéissance civile et la tolérance, Lord Mounbatten, dernier vice-roi de l'Empire, et le Premier ministre Nehru s'accordent sur la partition des Indes britanniques en deux pays: l'Inde, république laïque, et le Pakistan, république islamique, avec son lot de massacres et ses deux ou 3 millions de morts de part et d'autres en quelques semaines.


"Pour l'amour de l'Inde" raconte la relation passionnée de ce couple improbable, Nehru, le brahmane indépendantiste et la belle lady libertine Edwina Mountbatten, sur fond de lutte pour l'Indépendance.

"C'est au coeur de ce mélange incroyable de sang et de liberté que naquit cet amour fou, l'amour entre ennemis, entre le rebelle indien et l'Anglaise, unis dans une même lutte contre la mort. Ils n'étaient plus jeunes; Nehru avait cinquante sept ans, Edwina, quarante sept. Il avait passer toute sa vie à lutter, dont neuf ans en prison, il n'avait pas vu grandir sa fille Indira, sa femme était morte depuis longtemps, il ne l'avait presque pas connue. Elle de son coté avait mené la vie très libre de ces aristocrates anglaises des années trente, courant le monde avec ses amants jusqu'au jour où pendant le guerre elle s'était transformée en une sorte de Bernard Kourchner en jupons. Humanitaire jusqu'aux dents. Et les voici, ces deux vieux jeunes gens, face à Singapour, où le destin les affronte avant de les unir, contre vents et marées, jusqu'à la mort d'Edwina. L'indépendance, les massacres, l'Inde les transforment: métamorphose qui les dépasse, et fait d'eux des héros de légende.
Nehru lui fit promettre que l'Inde passerait toujours avant eux. Pour l'amour de l'Inde, Edwina accepta. Pour l'amour de l'Inde, il la fit venir chaque année sous sont toit, car il ne pouvait se passer d'elle, qui paradoxalement était devenue son Inde à lui.
Mais ceux qui connaissent cette histoire savent qu'elle agit d'abord à la façon d'un révélateur. Inde est le nom du rêve que chacun porte en soi: pays, nation, femme, homme ou livre, Inde est souvent le nom de l'autre." (Catherine Clément)

Cette oeuvre romanesque, écrite avec sensibilité et sans concessions à la grande Histoire, "où l'éclosion le mûrissement d'une passion partagée et la naissance d'une nation se répondent et s'éclairent" (Jean David, VSD) est à la hauteur de ce continent qui reste à découvrir et qui a tant à nous apprendre.

PS: "Pour l'amour de l'Inde" (Editions Flammarion 1993). Catherine Clément est aussi l'auteur de nombreux romans dont "Le voyage de Théo" (Editions du seuil 1998). Elle vient de publier sous le titre "Mémoire" une somme autobiographique remarquable. ( Editions Stock 2009)

mardi 22 septembre 2009

A warrior of light

A warrior of light studies the position that he intends ton conquer.
Un guerrier de lumière étudie avec beaucoup de soin la position qu'il prétend conquérir.

However difficult the objective, there is always a way of overcoming obstacles. He seeks out alternative paths, he sharpens his sword, he tries to fill his heart with the necessary determination to face the challenge.
Aussi diffcile que soit son objectif, il y a toujours un moyen de surmonter les obstacles. Il vérifie les chemins alternatifs, aiguise son épée et s'efforce d'emplir son coeur de la persévérance indispensable pour faire face au défi.

But as he advances, the warrior realises that there are difficulties he had not reckoned with.
Mais à mesure qu'il avance, le guerrier se rend compte qu'il existe des difficultés qu'il n'avait pas envisagées.

If he waits for the ideal moment, he will never set off; he requires a touch of madness to take the next step.
S'il lui faut attendre le moment idéal, il ne bougera jamais; un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus.

The warrior uses that touch of madness. For -in both love and war- it is impossible to foresee everything.
Le guerrier use d'un peu de folie. Parce que - à la guerre comme en amour - il n'est pas possible de tout prévoir.

He tries to establish what he can truly rely on. And he always checks that he carries three things with him: faith, hope and love.
If these things are there, he does not hesitate to go forward.
Il essaie de savoir sur quoi il peut compter. Il vérifie toujours son bagage, qui se compose de trois éléments ; foi, espérance et amour. Si les trois sont présents, il n'hésite pas à poursuivre.

(Extrait de "Manual of the warrior of light" de Paulo Coelho, also renowed for "The Alchemist")